« Avec cette politique, Easyjet qui a un taux de remplissage plus élevé qu’Air France va payer davantage de taxes », constate-t-il.
« Il faut que cela cesse car c’est un combat d’arrière-garde suggéré par Air France pour freiner le développement de la concurrence. »
Les coûts aéroportuaires élevés pourraient même entraîner Easyjet à cesser l’exploitation de lignes. « On enlève les avions et on les envoie ailleurs », conclut François Bachetta.
Mais, pour l’instant, Easyjet n’en est pas là. La compagnie a transporté l’année dernière 9 millions de passagers en France (soit un million de plus qu’en 2008) et estime détenir une part de marché sur le court courrier point à point de 10%.
Elle est présente sur 14 aéroports français dont trois bases - Orly (avec bientôt 7 appareils), CDG (avec 9 appareils) et Lyon (avec 3 appareils).
Quinze nouvelles lignes y sont programmées pour 2010, et l’objectif est d’atteindre la barre des 10 millions de passagers pour préserver son rang de deuxième compagnie opérant en France, derrière Air France.