Ceci grâce aux six A 319 d’Air Dolomiti qui débuteront leurs opérations deux semaines après celles de la nouvelle Alitalia, dès le 2 février au départ de Milan Malpensa sur Paris et sur Barcelone. Puis sur Bruxelles, Budapest, Bucarest, Madrid, Londres et Lisbonne.
Milan Malpensa, c‘est justement là où Alitalia devra commencer la reconquête de la clientèle, fâchée par la suppression de nombreuses lignes. Mais l'effort ne s'arrêtera pas là. Sur l’ensemble de son réseau domestique Alitalia est en perte de vitesse.
Une situation financière précaire, les mouvements sociaux à répétition, les changements fréquents de management ont eu des conséquences néfastes sur le trafic passagers avec une perte de part de marché d’environ 20%.
Sur les grandes lignes intérieures, comme Rome-Milan, Milan-Naples, Milan-Catane, etc, Alitalia a désormais à faire face à la concurrence d' Easyjet et Ryanair. Les deux low cost les plus puissantes d’Europe ont pris solidement pied sur la botte italienne.
Ryanair a installé quatre bases opérationnelles à Milan, Bologne, Rome et Pise et dessert depuis l’international 25 destinations italiennes. Pour sa part, Easyjet compte une trentaine de destinations italiennes.
Et chez elles, peu de mouvements sociaux. Autant dire que la partie est loin d'être gagnée pou la nouvelle Alitalia, quelque soit le partenaire choisi.