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Assises du tourisme : le Welcome City Lab veut donner un coup de boost à l’innovation

8 propositions pour mieux intégrer l'innovation dans la politique nationale du tourisme


Le 10 févier dernier, lors d’un atelier des Assises nationales du tourisme, le Welcome City Lab a énuméré huit propositions concrètes pour mieux intégrer l’innovation dans la politique nationale du tourisme. C’est suite à la réalisation d’un sondage auprès de 400 start-up du tourisme en Ile-de-France du 1er au 10 février 2014, que le Welcome City Lab a pu dégager de telles actions. L’innovation qu’elle soit technologique, d’usage, de service, organisationnelle ou sociale doit faire partie intégrante de la politique nationale française. Voici donc la synthèse des propositions, souhaits et requêtes.



1. Créer un état d’esprit et une culture de l’innovation en France

Le 10 févier dernier, lors d’un atelier des Assises nationales du tourisme, le Welcome City Lab a énuméré huit propositions concrètes pour mieux intégrer l’innovation dans la politique nationale du tourisme.
Le 10 févier dernier, lors d’un atelier des Assises nationales du tourisme, le Welcome City Lab a énuméré huit propositions concrètes pour mieux intégrer l’innovation dans la politique nationale du tourisme.
Constat : l’innovation est traditionnellement peu soutenue en France, pays où la prise de risque dans le domaine économique est mal reconnue.

Propositions :

- Introduire une culture entrepreneuriale dès l’école et dans l’enseignement ; enseigner la culture du changement et sensibiliser à l’innovation.

- Promouvoir les bonnes pratiques en matière d’innovation ; valoriser les meilleures initiatives par l’organisation de prix ou de trophées de l’innovation.

- Faire une place réelle aux start-up dans tous les évènements touristiques nationaux, régionaux ou locaux, à l’image de l’espace « start-up » réalisé aux dernières Rencontres Nationales du Tourisme.

- Conforter le statut d’auto-entrepreneur pour permettre aux gens de tester une idée ou un projet, avant de se lancer pleinement dans une nouvelle activité professionnelle.


2. Ouvrir l’administration française et les organisations institutionnelles du tourisme au monde de l’innovation

Constat : le millefeuille administratif et touristique français, où la culture consiste à ne pas prendre de risque et à valoriser les entreprises connues de longue date, est très frileux à l’égard des start-up, à tous points de vue comme les catégories d’adhérents, les montants des côtisations, les procédures publiques, etc.

Propositions :

- Dans une logique de Small Business Act, ouvrir les marchés publics aux start-up, en permettant aux jeunes entreprises innovantes de pouvoir répondre aux appels d’offres en valorisant leurs innovations plutôt que leur expérience ou leurs références passées.

- Dans une logique d’Open Data, libérer l’accès aux données publiques et aux données touristiques ; mettre à disposition gratuitement les données gérées par les offices de tourisme, CDT, CRT, Atout France aux entreprises privées ; idem pour les photos et les vidéos ayant un rapport avec la promotion touristique des territoires.

- Dans une logique de multi-usage des espaces et locaux publics, ouvrir les salons de réception et salles de réunion des Mairies, Conseils Généraux ou Régionaux, des offices de tourisme, des CDT et CRT aux évènements qui mettent en valeur les innovations et les start-up du tourisme.

- Dans une logique de diversification de leurs adhérents, élargir aux start-up la possibilité d’adhérer aux offices de tourisme, CDT, CRT et Atout France, en leur proposant la première année une adhésion à moindre coût, compte tenu des faibles moyens financiers de ces entreprises ;

valoriser les projets, services et produits innovants dans les actions de promotion touristique (accueils de presse, salons, publicité, documents de promotion, etc) des offices de tourisme, CDT, CRT et Atout France à l’étranger, afin de compléter l’image traditionnelle parfois statique de la France par une image plus moderne, innovante et tournée vers l’avenir.

3. Améliorer l’accès de l’innovation non technologique aux financements

Constat :seule l’innovation technologique qui s’appuie sur un brevet, certifiant du caractère innovant, peut avoir accès à certains financements, ce qui pénalise l’innovation non technologique.

Propositions :

- En raison de la frilosité regrettable des banques françaises à l’égard de l’innovation, élargir le financement de BPI France aux start-up présentant une innovation non technologique, notamment une innovation de service ou d’usage.

- Améliorer le régime fiscal réservé aux Business Angels, afin d’encourager la prise de risque dans le financement privé de l’innovation.

4. Faciliter l’internationalisation des start-up françaises du tourisme

Constat : une des faiblesses traditionnelle des start-up françaises est leur difficulté à s’internationaliser, ce qui explique en partie le faible nombre de PME françaises qui réussissent à l’international.

Propositions :

- Mieux intégrer les besoins spécifiques des start-up dans les programmes de soutien à l’export mis en place par Ubifrance et les programmes de promotion touristique internationale proposés par Atout France.

- Renforcer l’enseignement des langues étrangères dans l’enseignement, et faire de la pratique de l’anglais une condition à l’obtention de certains diplômes ou examens en lien avec le tourisme (ex : examen pour devenir chauffeur de taxis).

- Mutualiser les coûts en traduction en langues étrangères des start-up.

5. Généraliser la pratique de l’intelligence économique, de la veille stratégique et de la prospective dans le tourisme

Constat : l’intelligence économique, la veille et la prospective sont des pratiques de plus en plus stratégiques à l’heure de la mondialisation.

Or, ces sujets sont très peu enseignés ou promus en France, et restent limités à quelques initiés dans les entreprises du CAC 40.

Propositions :

- Sensibiliser à l’importance de l’intelligence économique, de la veille stratégique et de la prospective dès l’école et dans l’enseignement.

- Mettre en place à l’échelle nationale et régionale des réseaux de veilleurs, animés par des responsables de veille dans des organismes comme Atout France et dans le CRT.

- Proposer aux professionnels du tourisme des formations à moindre coût à l’intelligence économique, à la veille stratégique et à la prospective.

6. Faciliter l’expérimentation de produits et services innovants en France

Constat : un des problèmes majeurs des start-up du tourisme est de ne pas pouvoir tester leurs produits ou services auprès de leurs futurs clients, en situation réelle, sur des espaces fréquentés par les touristes, en raison du manque de sensibilisation des pouvoirs publics et des grandes entreprises.

Rappel : l’expérimentation peut se réaliser hors des procédures de marchés publics à 4 conditions, qu’elle soit limitée dans le temps, réversible à tout moment, non dangereuse pour le public, et sans échange financier entre la start-up et l’entité responsable du territoire d’expérimentation.

Propositions :

- Sensibiliser les administrations françaises, et en priorité les communes, à l’intérêt d’ouvrir leurs territoires à l’expérimentation de produits et services innovants. Idem pour les entreprises qui gèrent des flux touristiques importants : aéroports, gares, ports, parcs d’expositions, grands magasins, parcs de loisirs, hôtels, musées, salles de spectacles, etc.

7. Promouvoir la culture de l’innovation ouverte et susciter la création de clubs d’Open Innovation dans le tourisme

Constat : l’innovation est encore trop souvent pratiquée par quelques initiés au sein de services innovation ou R&D, ce qui limite considérablement son développement, dans un société mondialisée où l’innovation vient beaucoup de l’échange et de la confrontation entre plusieurs entreprises.

Propositions :

- Susciter la création de clubs d’Open Innovation dans le tourisme, permettant aux entreprises touristiques françaises de partager leurs bonnes pratiques, de confronter leurs problématiques, de mettre en commun certains process, de mutualiser les procédures d’expérimentation.

8. Faire de la France un modèle d’innovation touristique à l’échelle internationale

Constat : l’image touristique de la France n’est traditionnellement pas liée à l’innovation, alors que certaines initiatives françaises dans ce domaine mériteraient d’être promues à l’international.

Propositions :

- Organiser chaque année une conférence internationale « Innovation & tourisme ».

- Créer les Journées de l’Innovation, sur le modèle des Journées du Patrimoine.

- Créer un réseau international des incubateurs touristiques.

Rédigé par Mathilde Khlat le Jeudi 13 Mars 2014
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