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Rédigé par Bertrand Figuier le Vendredi 16 Septembre 2011
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Avis truqués : les professionnels ne croient guère à la certification AFNOR...Les bons vont encore payer pour les méchants...Après l’annonce de l’AFNOR, à propos de ses travaux sur la normalisation des avis clients, les professionnels que nous avons sollicités restent plutôt sur leur faim.
Avec sa proposition de normalisation, l’AFNOR a sûrement mis du baume au cœur des vendeurs honnêtes du commerce on line.
Pour Jean Pol Leclerq, chef des ventes chez Go Voyages, « Même si ça ne règle pas tout, c’est une bonne initiative qui va remettre de l’ordre dans le bazar et ramener la confiance ». Pour Jean-Pierre Mas, président d'AS Voyages, également, « C’est bien, car avec ce scandale, les avis clients sont discrédités et tous ceux qui les relaient en subissent les conséquences. » Président de l’Association pour le Commerce et les Services En Ligne (ACSEL), Pierre Alzon estime encore que « C’est une excellente base de travail qui va permettre de séparer les bons des mauvais et, si cela débouche, d’établir un processus opérationnel dont on a vraiment besoin. » Un enthousiasme qui s’éteint vite
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Pourtant, le discours enthousiaste s’arrête assez vite.
« Ce sera très compliqué à mettre en œuvre, » explique Jean-Pierre Mas, en rappelant que chez AS Voyages, ce sont les vendeurs eux-mêmes qui donnent ses avis et que ceux-ci sont ensuite distillés par le réseau : « C’est plus simple à maîtriser, et ça change tout.» « De plus, un label ne garantit pas la qualité et la rigueur des contrôles, » renchérit Pierre Alzon en doutant que cela effraie les petits malins qui continueront probablement leur manège. Autre problème, très opérationnel celui-ci, le nombre de références dans les bases hôtelières notamment : « Avec parfois 15 à 20 000 références, et parfois quelques centaines rien que dans une seule ville, » s’interroge Jean Pol Leclerq, « Comment établir un contrôle sérieux et crédible des avis ? » Un label a besoin d’être fort
Pierre Alzon ne désespère pas pour autant.
« On y arrivera sûrement, » confie-t-il en évoquant l’hypothèse de la pénalisation suggéré récemment dans le commentaire récent de l’un nos lecteurs, « Ce sera par un mixe de technologies et de réglementations ». Pour lui, cependant, le véritable problème est ailleurs. « Un label a besoin d’être fort, connu et généralisé pour devenir efficace. Cela veut dire beaucoup de communication en direction du consommateur et donc un surcoût au moment où l’on cherche d’abord à maîtriser les budgets. » Moral de l’histoire : dans le meilleur des cas, les bons vont encore payer pour les méchants... Bertrand Figuier
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