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Croisières : les armateurs se détournent des ports azuréens au profit de Gênes et Marseille

une tendance flagrante pour les têtes de lignes


Rédigé par Louis Salvaret le Jeudi 27 Mars 2008

Sur la Côte d’Azur, le trafic croisière stagne en 2007 et 2008 à cause d’infrastructures portuaires inadaptées. Un paradoxe alors que la plupart des grandes compagnies de croisières souhaitent s’ancrer dans les ports de Cannes, Nice ou Monaco. Faute d'infrastructures, les armateurs se détournent des ports azuréens au profit de Gênes et Marseille.



Croisières : les armateurs se détournent des ports azuréens au profit de Gênes et Marseille
La délégation composée de la Cci de Nice, gestionnaire des ports de Nice-Villefranche et Cannes, du CRT Riviera Côte d’Azur et du club croisière Côte d’Azur qui a participé au Seatrade Miami 2008, a tenté de séduire les compagnies de croisières.

Mais ces dernières sont plus réticentes qu’autrefois à faire escale en rade. Et faute de ports adaptés, les navires de croisières se détournent progressivement des ports azuréens au profit de Gênes et Marseille. C’est flagrant pour les têtes de lignes.

Doté d’un aéroport parfaitement relié à l’ensemble des grandes villes européennes, et proposant une région touristique attractive toute l’année grâce à ces nombreux atouts naturels, patrimoniaux, culturels ou ludiques, la Côte d’azur est en train de rater les flux de la croisière qui enrichissent les ports et villes de Gênes, Marseille ou Barcelone.

Un constat général : la croisière dans le monde a la « vente en poupe ». Les chiffres publiés au Seatrade de Miami parlent d’eux-mêmes avec 12,6 millions de croisiéristes en 2007 (+5 % cette année) et une croissance annuelle de 8 % par an jusqu'en 2010.

Près de 42 navires sortiront des chantiers navals d’ici 2012 (11 d’ici la fin 2008) pour une valeur 18 milliards d'euros) « C’est un navire de croisière souvent de grande taille qui est mis à l’eau tous les 32 jours, constate Dominique Estève, Président de la Cci de Nice. Les Français sont 290 000 à embarquer (+20 % en 2007), l'objectif étant de porter ce nombre à 500 000 en 2010.

Nice n'occupe que la 15e place en Méditerranée

La Méditerranée est la deuxième destination après les Caraïbes. Malgré des installations portuaires inadaptées, la Côte d’Azur conserve sa place avec 650.000 croisiéristes et 538 escales à Cannes et Nice-Villefranche.

Chiffre qui cache la diminution des têtes de lignes au port de Nice qui n’est qu’à la 15e place en Méditerranée avec 15.000 passagers en tête de lignes loin derrière Barcelone (1er avec 680.000 passagers) voire Marseille (11e avec 45.000 passagers). Et les prévisions en la matière confirment la baisse.

Sur les ports de Cannes et Nice Villefranche on enregistre en 2008 un recul de 19 % des départs de tête de ligne avec seulement 110 départs contre 136 en 2007. Or c’est le trafic le plus rentable avec 150 euros par passagers soit le double que celui qui est en escale.

[i« Un passager en tête de ligne passe souvent une à deux nuits en hôtels »]i, complète Laurent Monsaingeon, directeurs des ports de la Côte d’Azur .

Plus largement les prévisions d’escales pour 2008 font état de 680 000 passagers dont 520 000 pour le port de Nice-Villefranche et 160 000 pour celui de Cannes.

Cela représente 527 escales accomplies par 65 navires (sur les 159 croisant en Méditerranée), appartenant à 36 compagnies battant 6 pavillons différents, ayant à leur bord une majorité d'Américains et de Britanniques et, pour le port de Nice-Villefranche, 20 % d'Espagnols.

Le trafic a tendance à plafonner. Seule nouveauté, Antibes entre dans la danse des escales en 2009 avec une quinzaine programmée. Il y aura possibilité de mouillage en baie de Golfe-Juan avec éventuel accueil des passagers au port de Golfe-Juan.

Le projet d’un nouveau port à Nice

Le rapport concernant la faisabilité d’un projet du transfert du port de commerce de Nice au sud de l’aéroport serait sur le point d’être diffusé. Il préconiserait trois sites possibles pour l’accueil des activités ciment, croisières et trafic avec la Corse à l’Est au centre et à l’Ouest de la plate-forme aéroportuaire. Le coût du nouvel équipement portuaire s’établirait entre 250 et 400 ME. Un investissement jugé comme raisonnable d’autant que l’équipement peut intéresser des investisseurs privés voire des compagnies maritimes en raison de sa situation à l’entrée de l’opération d’intérêt national et de la proximité du nœud de communication (aérien, rail, route…).

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