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Devises étrangères : coChange, le GPS du change

La start-up e-tourisme de la semaine


le Vendredi 24 Mars 2017

La "Start-up de la semaine" braque chaque vendredi ses projecteurs sur une jeune pousse innovante, proposant un concept nouveau et/ou une nouvelle approche d'une thématique tourisme ou loisirs. Aujourd'hui, coChange, qui simplifie et rend transparent le change de devises. Il s'agit d'une application mobile qui permet aux voyageurs de comparer facilement les bureaux de change autour d'eux. Une offre B2B, le "concierge du change", permet aux acteurs du tourisme de répondre de manière fiable aux attentes de leurs clients en termes de change et de les accompagner dans leurs transactions.



Le concept initial ?

Le "concierge du change", permet aux acteurs du tourisme de répondre de manière fiable aux attentes de leurs clients en termes de change et de les accompagner dans leur transaction. (c) coChange
Le "concierge du change", permet aux acteurs du tourisme de répondre de manière fiable aux attentes de leurs clients en termes de change et de les accompagner dans leur transaction. (c) coChange
Aujourd'hui on compare le prix de son vol et de son séjour, mais par manque d'information, on néglige complètement les frais liés au change de devises au niveau de son budget.

Utiliser sa carte bancaire à l'étranger peut coûter jusqu'à 10% en frais, et trouver un bureau de change peut se révéler une véritable corvée.

"Le GPS du Change", l'application gratuite de coChange, rend le change de devises fluide et transparent, en localisant les bureaux de change dans le monde et en affichant les taux en temps réel.

La communauté peut également indiquer son degré de confiance pour chaque bureau.

Avec cette application, coChange veut répondre aux questions que se posent régulièrement tous les voyageurs : "Où changer ? A quel taux ? Vais-je me faire "arnaquer" ou pas ? Quand changer ? Faut-il changer dans mon pays d'origine ou une fois arrivé ? Est-il plus intéressant d'utiliser ma carte bancaire ?"

Quel est votre « plus » pour le tourisme ?

Quand un voyageur utilise notre application, il est très étonné de découvrir que sur une ville comme Paris ou Londres, il peut y avoir 10%, ou plus, de disparité entre les propositions des bureaux de change.

Pour une opération moyenne de 500 €, faire le bon choix, c'est une économie potentielle de 50€, c'est-à-dire un bon restaurant, voire une nuit d'hôtel. Un touriste qui fait des économies, c'est aussi un touriste qui consommera plus des produits locaux dans le lieu visité.

Et ceci, sans compter le gain de temps procuré par l'appli : en voyage, on a tous bien mieux à faire que de courir pour comparer les bureaux de change...

Mais nous sommes allés plus loin dans notre réflexion. Pour nous, changer ses devises est aussi le premier acte "responsable" du voyageur.

À l'étranger, comparons les deux options : un retrait en carte et un change en bureau. Dans le premier cas, les frais prélevés profitent aux grands intermédiaires bancaires, qui sont hors du pays visité. Les bureaux sont, quant à eux, des petits commerces, souvent gérés par une famille.

Dans le second cas, les frais prélevés vont circuler dans l'économie locale et bénéficier au pays visité.

Quel est le cœur de cible ?

Nous sommes tous un jour ou l'autre confronté à la corvée de changer des devises. Nous avons été très surpris de découvrir qu'en quelques semaines, notre application avait été utilisée partout dans le monde.

Quoi qu'on dise de la progression des moyens de paiements digitaux, 80% des transactions dans le monde se font encore en espèces.

Quant à la carte bancaire, même si elle est une alternative plus pratique dans certains cas (voyage d'affaire, longs séjours), on voit qu'elle reste chère dès qu'on prend le temps d'analyser les frais prélevés.

Notre cible d'utilisateurs est donc très large, du touriste américain à Paris pour une semaine, au blogueur tourdumondiste, en passant par l'étudiant qui part s'installer en Australie ou au Singapourien qui part en week-end en Malaisie.

Travaillez-vous en BtoB ?

Oui, nous proposons aux acteurs du tourisme (hôtels, plateformes de réservation, etc.) d'apporter une information et une réponse fiable à leurs clients pour les questions de change de devises, et ceci, tout en générant des revenus complémentaires. C'est notre service de "Conciergerie du Change".

Dans la pratique, nous proposons une plateforme d'affiliation qui permet au touriste de réserver ses devises à destination, tout en lui garantissant, grâce à nos données en temps réel, un taux préférentiel.

L'idée est de fluidifier le parcours du client, de l'accompagner dans son change et de ne le mettre en relation qu'avec des bureaux sélectionnés pour leur confiance.

Les données que nous possédons sur les bureaux de change intéressent également certains acteurs et nous les proposons via API afin de pouvoir les intégrer dans des applications touristiques tierces.

C'est ce que nous avons fait pour la Mairie de Paris et JCDecaux, en intégrant notre service dans les nouveaux abri-bus connectés.

Quel est le marché potentiel ?

En France, notre solution B2B s'adresse aux acteurs qui accueillent des touristes étrangers, provenant hors de la zone euro bien entendu.

Rien qu'en Île-de-France, on reçoit près de 15 millions de visiteurs non-originaires de la zone euro tous les ans, en particulier en provenance des USA, du Royaume-Uni, de Chine et du Japon.

Le change de devises est trop souvent laissé pour la dernière minute et notre idée est d'atteindre ces clients avant leur départ pour qu'ils pré-réservent leurs devises.

Quel est votre business model ?

Le modèle principal est celui de l'affiliation : les bureaux de change nous reversent un pourcentage sur les transactions effectuées et nous en reversons une partie à l'apporteur d'affaires affilié.

Les données que nous récoltons sont également monétisées.

Qui sont vos concurrents ? Votre élément différenciant ?

Il existe quelques concurrents, principalement en Asie, mais nous sommes aujourd'hui les seuls à proposer un service globalisé. Nous référençons 10 000 bureaux de change dans 100 pays.

Notre force, c'est également la connaissance du marché et notre relation avec les bureaux de change, en particulier français.

Nous avons passé tout un été à interroger des touristes pour connaitre leur relation au change, leurs questions et leurs attentes.

Quant au métier de changeur, il ne s'apprend qu'en le pratiquant ; 6 mois en tant que "stagiaire" dans un bureau ont permis de comprendre le fonctionnement et les difficultés du métier, ainsi que les demandes des clients au guichet.

Enfin, les données de taux que nous récoltons nous aident à déterminer le positionnement et la stratégie des bureaux, à nous adapter à leurs besoins, et à en tirer le meilleur pour nos utilisateurs.

De quel accompagnement bénéficiez-vous ?

Nous venons d'intégrer le Welcome City Lab, l'incubateur de Paris&Co. Cela va être pour nous l'occasion d'accéder à un réseau de partenaires de tout premier plan, ce qui va faciliter le déploiement de nos solutions en France et à l'étranger.

Nous sommes également membres de la "tribu" Officience, de Duc Ha Duong, sans laquelle nous n'aurions jamais pu nous développer.

Combien cherchez-vous de financement pour démarrer ?

Nous avons démarré l'activité sur fonds propres depuis bientôt 3 ans. Nous avons la chance d'avoir les compétences en interne qui nous ont permis de développer l'activité jusqu'à présent.

Mais il est vrai qu'on ne peut pas se passer indéfiniment du bénéfice du financement, surtout en phase d'accélération, et que nous allons débuter notre recherche, pour un montant d'environ 600 000 €.

Où en est le lancement ?

L'application poursuit sa lancée et nous augmentons progressivement le nombre de zones couvertes, principalement pour les taux.

Nous travaillons également actuellement sur notre service B2B de conciergerie du change, en particulier pour améliorer les temps de réponse.

Une actualité à annoncer ?

coChange sur leur stand au salon Mondial du Tourisme - DR
coChange sur leur stand au salon Mondial du Tourisme - DR
Nous rentrons tout juste du Salon du Tourisme de Paris où nous étions exposant pour la première fois.

Cela a été l'occasion de rencontrer pendant 4 jours nos utilisateurs et c'est toujours à la fois gratifiant, encourageant et enrichissant.

Bénéficier d'autant de retours simultanés, c'est aussi une bonne manière d'ordonner nos priorités, en termes de couverture et de fonctionnalités.

Le salon a également été l'occasion de concrétiser un certain nombre de rendez-vous avec des professionnels du secteur.

Et puis, participer à ce salon, c'était aussi notre récompense, après de longs mois de travail. On y a pris beaucoup de plaisir !

L'équipe

Trois voyageurs passionnés, attachés à faire des économies.

Raphaël
Ecole Centrale (Nantes). Il a passé 15 ans à la direction technique de start-up et dans des sociétés de conseil avant d'avoir l'idée de coChange. Il s'occupe de l'architecture technique, d'une partie des développements et de l'orientation de la société.

Diana
DEA en Communication à la Sorbonne. Elle a travaillé 10 ans en finances et a créé sa start-up de communication financière en 2010, revendue en 2014. Elle s'occupe de la stratégie, de la communication et du développement commercial.

Jérôme
INSA Rouen. Il a passé 15 ans en start-up et en sociétés de conseil. Il a pris en charge une partie des développements techniques, en particulier le back-office.

Le « + » de l’info

(c) coChange
(c) coChange
i-tourisme : Qu’est ce qui vous a donné l’envie d’être entrepreneur ?

Raphaël :
Fonder une entreprise c'est créatif, presque artistique. On façonne son produit, sa culture d'entreprise. On n'a comme limites que ses propres compétences. Reste à découvrir comment les repousser.

Avec coChange, j'ai aussi trouvé, pour la première fois, un domaine où donner libre cours à mes centres d'intérêts, à la fois pour le voyage, la finance et aussi la technologie. Ça ne m'était arrivé dans aucune autre expérience professionnelle. Le métier fait pour moi n'existait pas ; j'ai eu la chance de pouvoir l'inventer.

i-tourisme : Quelles qualités doit avoir un entrepreneur ?

Raphaël :
J'ai l'habitude de dire que créer une entreprise, c'est comme être un musicien du métro. Personne ne vous attend. On joue sa petite musique en espérant qu'à la fin on obtienne quelques pièces.

Il faut donner beaucoup de soi, sans être assuré du résultat. On doit donc être extrêmement patient, et avoir foi dans ce qu'on fait.

On est aussi toujours sur le fil du rasoir, un petit relâchement, et les effets négatifs sont immédiats. Personne n'est au-dessus de l'entrepreneur pour le rappeler à l'ordre... à part lui-même.

Il faut aussi anticiper et assurer ses arrières. Pour ceux qui se lancent : 2 ans de chômage, ça passe très vite !

i-tourisme : Quelle ambition ?

Raphaël :
L'envie de (co)changer le monde, tout simplement.

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