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Exclusif : restructuration et licenciements au Benelux chez Lastminute-Travelprice

début de crise internationale pour l'agence en ligne ?


Rédigé par Michel Ghesquière - michel.ghesquiere@skynet.be le Mardi 10 Octobre 2006

Une restructuration en profondeur a été décidée par les actionnaires de Lastminute-Travelprice et de Holiday Autos. Et tout donne à penser qu’elle sera internationale. Première concernée, la filiale Benelux du groupe avec, à la clé, le licenciement de la quasi-moitié des effectifs, soit 16 personnes sur un total de 38.



Lorsqu’une entreprise fait partie d’un groupe multinational, les relations entre employés et employeurs ne sont plus décidées dans le pays du personnel, mais à des centaines voire des milliers de kilomètres.

Le cas de Travelprice est symptomatique à ce sujet.
Pour les gestionnaires d’outre-Atlantique, l’élément humaine semble une donnée tout à fait secondaire.
Logique, puisque le siège social du groupe se situe loin des entités européennes et que pour les responsables le marché et le personnel ne sont en fait que des chiffres dans des colonnes.

Pour les actionnaires ce qui compte avant tout c’est que leurs investissements obtiennent rentabilité maximalisée.
Ce qui signifie que si l’une des filiales n’atteint pas le minimum des objectifs de profit, on ferme. Ce même si l’entreprise n’obtient qu’une rentabilité très faible car opérant dans un marché très difficile.

Au Benelux, la moitié du personnel perd son boulot

L’entité Benelux se divise en deux groupes : d’un côté l’agence de voyages en ligne Travelprice et de l’autre le broker en location de voiture Holiday Autos. Deux structures qui opéraient, en BtoB comme en BtoC, principalement via internet. Ce qui fait que malgré un chiffre d’affaires se comptant en centaines de milliers d’euros, le personnel occupé est resté assez réduit : 38 personnes.

Nadine Milleville, CEO de l’ensemble : « Si Travelprice est l’agence eTourisme de référence en Belgique, Holiday Auto est le leader en Belgique et le second du marché aux Pays-Bas. Devant la faiblesse de la rentabilité de la branche tourisme, nos actionnaires ont décidé de revoir leur politique vis-à-vis de la filiale couvrant le Benelux. Ils ont décidé que ce sera la partie broker location de voiture qui devient prioritaire ».

Conséquence, seize membres du personnel viennent d’être licenciés. Nadine Milleville : « Non seulement ce licenciement collectif a été fait dans le plus strict respect de la législation belge, mais en plus les actionnaires ont offert des compensations non prévues par la loi. »

Les licenciements concernent tous les employés, cadres y compris

Les pertes d’emplois ont touché le personnel « auto » comme « voyages » puisque les personnes concernées appartenaient aussi bien à l’une des lignes comme à l’autre et travaillaient souvent pour les deux départements.

Plus précisément, les licenciements concernent tous les employés, cadres y compris. Ainsi Nadine Milleville va perdre son statut de salariée pour prendre celui de consultante indépendante.

Au niveau opérationnel, à l’heure actuelle, les responsables belges ne savent toujours pas ce que la division tourisme va devenir. Nadine Milleville : « Comme je vous l’ai dit, ce sera le département Holiday Autos qui aura la priorité pour le Benelux. »

Ce qui signifie, en d’autres mots, que la division Travelprice pour le Benelux risque de passer à la trappe. Sauf naturellement si une autre entreprise reprenne son activité. Et notre petit doigt, nous dit que CWT Belgique pourrait être intéressée. Logique, puisque les deux sociétés collaborent déjà ensemble depuis longtemps.

Avec cette restructuration et sans doute la fermeture de Travelprice pour le Benelux, certaines conclusions peuvent être tirées. La première, c’est que les AGV 100 % Internet ne sont pas, malgré les annonces de certains gourous, une voie infaillible d’avenir.

Tout donne à penser qu’en dehors des ventes pour des produits simplifiés, il est indispensable, pour commercialiser les produits touristiques via le net, de s’appuyer sur des structures classiques.

Exclusif : restructuration et licenciements au Benelux chez Lastminute-Travelprice
Le BtoB, via le réseau des réseaux, reste profitable

La raison ? A la fin des années 90, nous avions rencontré le responsable parisien d’une AGV précurseur dans le domaine. Lors de l’interview, il avait reconnu que ce que son agence épargnait en terme de locations de surfaces commerciales et d’emploi, il était obligé de le dépenser en frais de marketing et de publicité.

En d’autres mots, en BtoC, si les clients connaissent bien l’adresse physique de leur agence, plus précisément la rue où elle se situe, ils n’assimilent sûrement pas le numéro de cette rue. Or pour une AGV Internet, non seulement, il faut la mémoriser son existence mais en plus il faut retenir l’adresse et l’orthographe exacte de son site pour entrer en relation avec elle.

Par contre en BtoB, comme les relations commerciales sont plus fréquentes, la mémorisation des services et de l’adresse du service se fait plus facilement, puisque les relations sont plus régulières. L’expérience montre que l’on place dans les favoris de son navigateur les adresses dont a besoin fréquemment, pas les adresses dont on ne se sert qu’une ou deux fois par an.

L’exemple belge montre que si Travelprice est obligée quasiment de se retirer du marché, par contre, Holiday Autos maintient une rentabilité positive. En d’autres mots, si le BtoC web sans une structure terrain flanche, par contre, le BtoB, via le réseau des réseaux, reste profitable.

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Tags : amadeus
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1.Posté par François Calvino Agis Voyages le 10/10/2006 09:04 | Alerter
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Cette restructuration si elle se confirme, va assainir le marché. Il est normal pour un actionnaire de ne pas "sponsoriser" une activité non rentable pendant des années. Je suis certain que les salariés se recaseront. Le marriage Internet - Tourisme n'est pas prêt de se terminer, et leurs compétences seront certainement apprécié encore pendant longtemps.

Bonne chance à eux.

2.Posté par Bernard Personnaz le 10/10/2006 14:09 | Alerter
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La question que je me pose: est-ce que Patrick Dehaen est encore là ?
C'était mon contact ! et comment le savoir ?


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