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G. Colson : « Nous devons accepter de perdre certaines prérogatives... »

interview du président du SNAV


Rédigé par Propos recueillis par Michèle Sani - redaction@tourmag.com le Dimanche 29 Janvier 2006

Elu président du SNAV le 20 avril 2005, Georges Colson ouvrira mercredi prochain à Biarritz la Convention Nationale des Agents de Voyages. Première du genre, cette convention organisée à son initiative réunira près de 330 agents de voyages dans un programme strictement professionnel. Dix mois après son élection, le président du Syndicat national fait le point sur son action et sur les grands dossiers du moment.



Georges Colson : ''Je fais campagne pour développer le nombre de nos adhérents''
Georges Colson : ''Je fais campagne pour développer le nombre de nos adhérents''
TourMaG.com - La Convention de Biarritz siffle-t-elle la fin des congrès et des grand' messes du SNAV ?

Georges Colson : "Les congrès du SNAV réunissaient beaucoup de monde et, au vu du nombre de licences représentées, peu d’agences de voyages. Il s’agissait d’opérations de prestige où tous nos partenaires se retrouvaient.

Les programmes des pays qui nous invitaient et finançaient en grande partie ces congrès nous réservaient des moments uniques et inoubliables. Je n’abandonne pas le principe d’une tribune où se retrouvent nos partenaires et nos adhérents dans le cadre d’une opération de prestige.

Les Premières Rencontres des Métiers du Voyage et du Tourisme organisées du 29 avril au 5 mai prochain à bord du Queen Mary 2 en sont la preuve. La Convention de Biarritz est une opération purement professionnelle que je souhaite renouveler une fois par an.

Il n’y aura pas de discours magistraux mais un travail interne organisé sous forme de tables rondes. Nous ouvrirons ainsi un dialogue direct entre nos adhérents et les présidents des commissions techniques qui travaillent pour tous mais qui ne sont pas toujours connus par tous. Ils répondront directement aux questions des adhérents et feront le point sur leurs travaux.

Des séances plénières sont prévues. Léon Bertrand, ministre délégué au Tourisme et Didier Borotra, maire de Biarritz interviendront à ces occasions Je souhaite que dans le cadre des séances plénières nos grands partenaires, chacun dans son domaine, fasse un peu de prospective.

T.M.com - Aurez-vous les mêmes sponsors ?

G.C. :"La SNCF met à notre disposition un TGV spécial. Comme chacun le sait, nous sommes en négociation mais je souhaite qu’à Biarritz, Guillaume Pépy, directeur général délégué clientèle de la SNCF dépasse dans son intervention le thème des rémunérations et qu’il évoque la SNCF des années 2010 et ses axes futurs au sein de l’Europe.

Les chemins de fer deviennent pour les agents de voyages un outil de travail remarquable et une formidable façon de voyager. Avec Air France, j’émets le même vœu, que l’on dépasse les problèmes quotidiens pour se projeter dans l’avenir. Je ne veux pas oublier la SNCM, un partenaire historique qui a connu une année dramatique.

Je voudrais aussi signaler que pour la première fois de son histoire, le SNAV quittera le siège de Paris pour s’installer trois jours à Biarritz. Nécessaire est fait pour que les communications soient transférées. Je tiens à présenter l’ensemble du personnel permanent aux adhérents.

T.M.com - On observe qu’au SNAV certains thèmes ont un caractère récurrent. Je prends en exemple le problème des relations entre fournisseurs et producteurs ou entre professionnels et institutionnels. Où en sont-ils ? Demain seront-ils partenaires ou concurrents ?"

G.C. :"Pour répondre à un aspect de votre question sachez que nous aurons à Biarritz Jean-Pierre Serra, président de la FNCDT et Raymond Massip, président des Services Loisirs Accueil.
Ils répondront aux interrogations des adhérents. Je suis convaincu par ailleurs que si les familles des producteurs et des distributeurs se connaissaient mieux, il y aurait moins de tension et un meilleur partenariat. Ils ne se rencontrent qu’en période de crise !"

Le visuel des Premières Rencontres des Métiers du Voyage et du Tourisme organisées du 29 avril au 5 mai prochain à bord du Queen Mary 2
Le visuel des Premières Rencontres des Métiers du Voyage et du Tourisme organisées du 29 avril au 5 mai prochain à bord du Queen Mary 2
T.M.com - Quelle serait votre recette pour que distributeurs et producteurs engagent un dialogue vraiment constructif ?

G.C. :"Les distributeurs méconnaissent la somme des risques et des engagements financiers que prennent les producteurs pour avoir du stock et le garder dans un environnement économique et géopolitique souvent difficile.

De leur côté les producteurs sous-estiment parfois les difficultés qu’ont les distributeurs à développer et fidéliser leurs clientèles face à certaines concurrences. Les uns et les autres devraient davantage se concerter sur les besoins et la demande d’un marché en constante évolution.

Mais, in fine, c’est le client qui aura le libre choix et ce sera la valeur ajoutée de l’un ou de l’autre qui le fidélisera. Aujourd’hui chacun peut utiliser, de la grande distribution à internet, tous les canaux de commercialisation. Mais il faut respecter certaines règles fondamentales en termes de tarifs et dans la mise en place des promotions.

Au sein du SNAV nous avons une douzaine de commissions techniques. Nous pourrions réfléchir sur l’opportunité d’une commission « tourisme » où un dialogue de ce type pourrait s’engager. Mais il faut savoir que l’essentiel de nos activités est réalisé en billetterie qui représente près de 75 % de nos volumes d’affaires."

T.M.com - Comment les finances du SNAV se portent-elles ? Le procès perdu touchant la dernière campagne de publicité laisse-t-il des traces ?

G.C. :"J’ai déjà commenté cette affaire. Je dirai simplement que j’ai trouvé une situation assez désastreuse mais le SNAV a des ressources. J’ai instauré une rigueur financière. Je fais campagne pour développer le nombre de nos adhérents. J’utilise de façon plus directe les participations de nos grands partenaires.

J’ai arrêté le Journal du SNAV pour le remplacer par une « news letter » qui est opérationnelle. J’ai lancé le Club des Partenaires. Il sera présidé par Mumtaz Teker. Leurs budgets seront utilisés dans une communication plus directe où chacun aura sa place."

T.M.com - Les difficultés provoquées depuis le 26 octobre 2005 par les nouvelles règles d’obtention du visa américain et la mise en place qui dure pour la délivrance du passeport à lecture optique provoquent des réactions violentes de la part des agents de voyages et de leurs clients. Que fait le SNAV ?

G.C.:" Les touristes et les hommes d’affaires sont touchés dans leur liberté de voyager d’autant que le visa délivré uniquement à Paris et sur rendez-vous est obligatoire même pour un transit, y compris lorsque le passager reste dans l’avion !

Les consommateurs sont victimes d’une défaillance des pouvoirs publics qui n’ont pas pris à temps les mesures administratives nécessaires pour délivrer ce nouveau passeport qui permet de voyager aux Etats-Unis sans visa. Les administrations concernées étaient cependant prévenues longtemps à l’avance.

Avec le CETO représenté par René-Marc Chikli nous avons interpellé les ministères concernés. C’est un travail de fond et pourtant il faut trouver une solution d’urgence. Les ministres de l’Intérieur, des Affaires Etrangères et bien entendu Léon Bertrand, ministre délégué au Tourisme sont saisis de cette affaire. Il faut qu’ils prennent conscience de la gravité de la situation."

T.M.com - On a beaucoup parlé depuis votre élection de la révision des statuts du SNAV. Où en êtes vous ?

G.C.:"Avant d’être candidat à la présidence du SNAV j’avais beaucoup observé son mode de fonctionnement et écouté les commentaires des nombreux membres du Conseil National – ils sont 54 - et du Bureau Exécutif.

Revoir les statuts pour simplifier un fonctionnement un peu lourd et donner davantage d’efficacité aux actions entreprises n’est pas une décision prise en solitaire. C’était le résultat d’entretiens et de concertations et je m’étais engagé à travailler sur le sujet.

Mon rôle est de rééquilibrer et de rassembler des familles divisées. Les distributeurs divisés en « réseaux volontaires », « réseaux industriels », « réseaux indépendants » doivent se réunir. Les producteurs qui menaçaient de se désolidariser du syndicat doivent reprendre conscience du rôle essentiel qu’ils jouent dans le cadre du SNAV. Le tourisme réceptif a aussi un rôle important à jouer.

Les seize chambres syndicales provinciales étaient représentées par leurs seize présidents au Conseil National. Ils ont accepté que trois d’entre eux seulement, représentant les grandes familles de la profession, siègent désormais au Conseil National.
Nous devons évoluer et accepter de perdre certaines prérogatives. Ce n’est pas simple, j’en conviens. Mon rôle est de rassembler, certainement pas de diviser..."

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1.Posté par Alain BLAISE le 30/01/2006 16:32 | Alerter
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Si nous parlons de distribution, parlons d'abord de conseils.

Il m'arrive souvent ainsi qu'à mes confrères, de renseigner sur des demandes précises et de me voir ensuite dire '' merci, vous m'avez rassuré, je peux donc acheter sur internet '' et bye.... bye.... je n'ai même pas le temps de retenir le client qu'il est parti...

Dans ce cas précis, c'est bien moi qui supporte les frais mais ce n'est pas moi, par contre qui en retire le bénéfice...

Il faudrait peut-être que l'on n'aucculte pas ce débat.

Alain BLAISE

2.Posté par alain marand le 30/01/2006 19:05 | Alerter
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Bonsoir
Le problème n'est pas que l'on aille acheter son produit ailleurs. Le problème est : pourquoi ne pas l'acheter chez vous ?
Et là l'image de l'agence de voyage a pris une claque ! Il apparaît plus cher ? Moins compétent, plus jeune ? Peu formé ?
Bref, on ne connait pas son métier.
Cette semaine à Biarritz au lieu de se regarder le nombril sur l'avenir de quelques professionnels de la profession, lancez les etats généraux de la réconciliation avec le public. Comment l'agence sera au coeur des voyages ? Quelle communication peut elle et va t-elle engager ?
Du pain sur la planche
Alain


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