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G. Colson : ''le CETO aura toujours besoin du SNAV...''

le président monte au filet après la démission de Marmara, Donatello et Kuoni


Rédigé par Michèle Sani - redaction@tourmag.com le Mardi 17 Octobre 2006

Las d’apprendre par voie de presse la démission de ses adhérents producteurs, Georges Colson, président du Snav a organisé un point presse hier dans les locaux du Syndicat. L’occasion de monter au filet et de signifier que la coupe était sans doute pleine…



La veille, le SNAV avait reçu au courrier du matin la lettre de démission de Donatello, démission annoncée en avant-première par voie de presse. Le matin même, c’était celle de Kuoni qui arrivait.

Et même si le départ du SNAV de Marmara dévoilé quelques jours plus tôt par TourMaG.com avait été confirmé par courrier à Georges Colson dès le 6 juin dernier, ces démissions en chapelet commençaient à faire désordre.

De là à justifier ces départs par la prise de position des distributeurs réunis dans les locaux du SNAV, le 5 octobre dernier, pour « condamner la vocation du site Firstchoice » - le site low cost de Marmara - il n’y avait qu’un pas. Beaucoup l’ont franchi.

Ce mardi, Georges Colson et Mumtaz Teker, président du Conseil professionnel des TO producteurs se sont inscrits en faux sur les déclarations des uns, les écrits des autres.

Les locaux du syndicat ouverts à tous ses adhérents

Le président du SNAV a déclaré que la réunion des distributeurs n’avait pas été organisée à son initiative mais bien à celle des distributeurs. Qu’on se le dise : les locaux du syndicat sont ouverts à ses 1 400 adhérents, toutes familles professionnelles confondues.

Mumtez Teker, président du Conseil professionnel des TO producteurs a rappelé que les différends divisant producteurs et distributeurs sont un sujet récurrent.

Cela fait des lustres que ces producteurs, qui vendent en direct avec leurs propres réseaux, et ces distributeurs qui réclament toujours plus à leurs fournisseurs tout en produisant, souffrent d’un véritable déficit de compréhension mutuelle ou de… communication.
Et pourtant ils possèdent tous une même licence qui leur permet de faire tous les métiers.

Une organisation d’un autre temps

L’organisation du SNAV est complexe, très éclatée, très régionalisée avec douze commissions techniques, seize chambres régionales et six conseils professionnels. Pour comprendre il faut en rappeler les bases.

Les familles professionnelles sont divisées en six.

- 3 réseaux de distribution : les distributeurs indépendants avec 345 sièges sociaux ; les réseaux volontaires avec 486 sièges sociaux ; les réseaux industriels avec 30 sièges sociaux.
- 2 conseils professionnels de producteurs : les groupistes avec 69 sièges sociaux ; les tour-opérateurs avec 140 sièges sociaux.
- 1 conseil professionnel du tourisme d’accueil (61 sièges sociaux).

G. Colson : ''le CETO aura toujours besoin du SNAV...''
Chacune de ces familles envoie six élus siéger au Conseil National. Avec les présidents des commissions techniques et les présidents des régions, ils sont une cinquantaine d’administrateurs à siéger au sein du Conseil National qui propose la politique du SNAV et entérine les décisions de son Bureau Exécutif.

Quel rapport avec le départ des TO direz-vous ? J’y viens. En sachant que les commissions techniques et les régions sont pour l’essentiel représentées par des distributeurs, on comprend que les TO et leurs problèmes spécifiques pèsent peu au sein de ce Conseil National. D’où ce projet, lui aussi récurrent, de modifier les statuts en rééquilibrant les représentations au sein du Conseil et modernisant la vie du SNAV.

Les futurs statuts : un chantier plus avancé qu’on le croyait

Cette réforme ne se fait pas dans la facilité. Il faut, disons-le, tenir compte des prérogatives, des habitudes, des (petits) avantages acquis sans parler de l’ « ego » de certains. Georges Colson, sans doute trop consensuel, s’y est perdu pendant plusieurs mois. Mumtaz Teker aurait des méthodes plus… radicales.

Malgré tout, le projet est relativement avancé. Il réduit à trois familles (au lieu de six) les conseils professionnels. Les distributeurs, tous réseaux confondus seront regroupés en une seule famille. Certains d’entre eux font encore un blocage mais le dossier serait bien engagé.

Les TO et les Groupistes se retrouveraient, eux aussi, sous une même bannière. Ils seraient d’accord. Enfin pas de changement pour le tourisme d’accuei,l qui serait la 3e famille. Trois représentants par famille siégeraient au Conseil. Quant aux seize régions qui, pour l’heure ne veulent rien céder, elles n’enverraient que trois représentants.

Comme on le voit, ce n’est pas simple mais… ça avance. Un point sera fait au prochain Conseil National sur ce projet qui donnera davantage d’autonomie à ces familles professionnelles élargies. Le siège ne s’occupant alors que des questions d’intérêt général. Une Assemblée générale extraordinaire devrait, avant le printemps mais après la convention de Biarritz, l’entériner.

L’éclatement serait regrettable

Georges Colson regrette, bien évidemment, les démissions de trois TO très représentatifs de la profession qui se contentent du CETO arguant le manque d’écoute du SNAV à leurs problèmes.

L’ancien patron de FRAM, qui fut l’un des fondateurs du CETO, aujourd’hui président du SNAV, connaît bien le sujet. « Le malaise TO/ SNAV est très ancien. Le CETO fait un travail intéressant qui l’occupe à temps complet. Il donne des chiffres, travaille sur des statistiques, communique sur les destinations touristiques en période de crise.

Mais cette association qui regroupe 49 tour-opérateurs aura toujours besoin du SNAV qui défend toute la profession auprès des pouvoirs publics. Les problèmes d’assurances, de responsabilité, de transparence à propos des transporteurs aériens, les conventions collectives et bien d’autres dossiers sont traités par le syndicat. L’éclatement serait regrettable
».

La scission serait regrettable au moment où ces fameux statuts devraient donner aux TO le poids et l’autonomie au sein du SNAV qu’ils réclament. Elle serait regrettable alors que le SNAV est la seule entité où le dialogue entre producteurs et distributeurs peut se nouer ou se renouer.
Faudrait-il chercher une raison ailleurs ? Affaire à suivre...

Qui paie quoi au SNAV ?

Les agences indépendantes représentent 28,89 % des cotisations du SNAV ; les réseaux volontaires 33,26 % ; les réseaux industriels 15,78 % ; les groupistes 3,16 % ; les TO producteurs 13,4 % et les réceptifs 5,39 %.

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1.Posté par philippe beissier le 18/10/2006 08:57 | Alerter
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Bonjour,

Qui paye quoi...c'est bien.... mais qui paye combien serait peut-etre plus judicieux et sans doute trés instructif.... Alors à quand la suite.....

2.Posté par Zazou voyages le 18/10/2006 09:24 | Alerter
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Exact Philippe !!!!!

Que paient les réseaux ?
Et que paient les indépendants ?
Encore 2 régimes..........??????
Z

3.Posté par caroline le 18/10/2006 11:54 | Alerter
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la question est plutot A QUOI SERT LE SNAV ???
moi je me pose toujours la question ... appartenant a un reseau je n ai pas d autre choix que de cotiser et c est malheureux car j ai l impression de jeter de l argent par les fenetre. Le Snav est dans un autre monde ne connait pas les problemes ni des TO ni des agences. Il ne sert a rien !

4.Posté par j.p.Simeon le 18/10/2006 13:17 | Alerter
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Il n'existe pas de profession bien défendue sans organisations professionnelles puissantes.
C'est pourquoi l'éclatement serait extrèmement préjudiciable à tous.
Toutefois, l'organisation de notre profession est contestée depuis longtemps, je me rappelle que déjà à l'époque de la présidence de Jean claude Rouache, à la fin des années 70, c'était un sujet de polémique.
Dans d'autres professions, il existe des syndicats différents, de producteurs, de distributeurs..., réunis au sein d'une fédération;
Chez nous, il y a le Ceto, le Cediv, des réseaux..., qui tous donnent le sentiment d'avoir un réelle représentativité et de satisfaire leurs adhérents (voir les nombreuses réalisations à leur actif).
La question "à quoi sert le Snav" est trop souvent posée pour qu'elle ne soit pas symptomatique d'un réel problème.
Chacun d'entre reconnai que la présidence de Mr Colson est , pour une fois, une vraie légitimité, mais peut être cela ne suffit il pas à maintenir l'unité du syndicat.
Nouveaux statuts, certes, mais n'est ce pas un cosmétique qui masquerait les vraies rides, et empècherait que l'on s'y attaque ?

5.Posté par Gilbert Perrier le 18/10/2006 14:03 | Alerter
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C'est bien dommage de voir un délabrement syndical pareil :

'' les nouveaux statuts remettrons toutes les professions du voyage d'accord ?

Le cheminement actuel permet de douter du résultat a un optimiste.

Cordialement

Gilbert Perrier - Protour Valadou Voyages - Marseille
@ : gilbertperrier@protour.fr
http://www.protour.fr


6.Posté par DV le 18/10/2006 14:38 | Alerter
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Le Snav...pfffff ils me font rire.
Pour bien connaître plusieurs membres et président de région, je peux vous dire que souvent cela se résume à de vieux personnages, bourgeois et ventripotant à l'égo fortement démarqué. Ils puisent dans les caisses de cotisations des agences pour se rendre à longueur d'année à l'autre bout du monde dans des endroits paradisiaques soigner leur "réunionïte aigue" coûteuse et dont le bilan et toujours aussi navrant. Mais alors avec la démission des TO cela devient pathétique. C'est pas encore l'année prochaine que notre statut d'agent de voyage risque évolué. Et çà continu encore et encore....

7.Posté par Oncle Picsou le 18/10/2006 16:23 | Alerter
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Pour répondre à la question de Philippe Bessier sur "Qui paye combien ?", tous les chiffres ont été donnés par le SNAV.
Après un rapide calcul, on peut dire que la répartition est plutot équitable en fonction du poids de chaque "grande" famille : les distributeurs (76,1 % des adhérents) payent 78,02 % des cotisations, les TO (18,5 % des adhérents) cotisent à hauteur de 16,56 % du budget et les réceptifs pèsent 5,4 % des sièges sociaux présents au SNAV et 5,4 % de leurs cotisations.

Par contre, si on regarde un peu plus dans le détail, on trouve quand même quelques surprises intéressantes. Si l'équité reste à peu près de mise pour les indépendants (30,5 % des adhérents pour 28,89 % des cotisations), les TO (12,4 % des sièges pour 13,4 % de budget) et les réceptifs, les réseaux industriels (2,6 %) contribuent à hauteur de 15 % du budget du SNAV..

Par contre, les TO groupistes (6,1 %) n'apportent que 3,16 % aux finances du syndicat. Quand aux réseaux volontaires, s'ils sont les plus nombreux avec 486 adhérents, leurs contributions ne pèse que pour 1/3 du budget (33,35 %)...



8.Posté par Benêt le 18/10/2006 17:45 | Alerter
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Questions idiotes à qui voudra me répondre
Pourquoi le CETO aura toujours besoin du SNAV ?
Qu'est-ce qui empêche le CETO d'être l'interlocuteur des pouvoirs publics ?

9.Posté par Zazou voyages le 18/10/2006 19:46 | Alerter
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C'est le snav qui prétend que le CETO aura tjrs besoin du SNAV.
Le CETO a été crééé pour representer les TO alors qu'il y a déjà une famille des producteurs au snav.
Donc un doublon, pour quoi faire, si ce n'est pour se dégager progressivement du snav et créer la scission producteurs/distributeurs ?
Si vous remarquez bien depuis quelques temps, dès qu'un problème arrive, on voit Mr CHIKLI dans les médias...

10.Posté par B. H le 19/10/2006 11:51 | Alerter
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Rappel, s'il en est nécessaire :

Le SNAV sert à défendre l'Intérêt Général de la profession.

Le CETO défend lui les intérêts économiques et commerciaux d'un corps de métier qui est celui dont l'activité principale est la Production : les Voyagistes.

J'ai bien peur qu'il ne soit trop tard dorénavant et je crains fort que l'Union, au sein du SNAV, telle que l'avait espérée Georges Colson à son arrivée à la tête du syndicat, ne puisse plus se faire.
Je ne crois plus non plus à l'aboutissement de cette réforme, attendue depuis 4 ans déja, qui est systématiquement sabordée par les uns ou les autres, plus obsédés il est vrai, comme le rappelle DV, par leurs egos personnels que par la défense de l'intérêt général et l'efficacité d'une structure syndicale.

Une Fédération ou une Union, de 3 syndicats (Distributeurs, Producteurs et Réceptifs) serait, comme cela a été envisagé, la meilleure formule et n'empêcherait en rien d'être entendu par les pouvoirs publics.

Quoiqu'il en soit, réunis ou pas au sein d'une même structure ou au coeur de structures différentes les divergences économiques existeront toujours, voire de plus en plus, et seule leur bonne volonté permettra aux acteurs, s'ilks le veulent vraiment, de poser des passerelles chaque fois que cela sera nécessaire.

"Wait and see" !... Comme disent nos voisins d'Outre Manche (dont on devrait se garder de se moquer en la matière, car on est bien pire qu'eux lorsque l'on essaye de faire aboutir quelque réforme que ce soit).

B.H





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