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II. La romance de Cuba

Cap à l'Ouest, au coeur du Cuba rural


Rédigé par Adèle Dunois le Jeudi 24 Novembre 2016

Curieux de la transition qui s’y amorce, le monde a les yeux tournés vers Cuba. Sur place, l’île rebelle apparaît encore figée dans un autre espace-temps. Baroque, tropicale et paradoxale, Cuba est une rencontre à nulle autre pareille. À découvrir avant qu’il ne soit trop tard...



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Ce matin, un autre convoi de belles américaines nous attend devant le Nacional. Elles sont cette fois dotées d’un toit pour affronter le soleil des tropiques sans risquer de coup de chaud car plus de deux heures de route sont nécessaires pour rejoindre la vallée de Vinales, au cœur de la Sierra de los Organos.

Nous la découvrons depuis le belvédère de Los Jazmines : buttes de calcaire couvertes d’une végétation exubérante appelées « mogotes » et champs de tabac parsemés de huttes de séchage, le panorama est grandiose.
L’Unesco, qui s’y connaît en lieux d’exception, a d’ailleurs inscrit le site à son patrimoine mondial.

Nous abandonnons nos voitures pour de rustiques chars à bœufs, mieux à même d’arpenter ce terroir rural où rien ne semble avoir changé depuis le début du XIXe siècle.
La preuve à la Finca El Paraiso, où Benito cultive et sèche le tabac selon des méthodes ancestrales.

Après un cochon rôti à la broche partagé en toute convivialité, c’est à cheval que nous poursuivons notre balade à travers plantations de café et forêts de pins jusqu’au hameau de l’étonnante communauté des Acuaticos, dont les membres se soignent exclusivement avec de l’eau.

Nous retrouvons finalement nos montures mécaniques et entamons le voyage de retour vers La Havane, la tête pleine de jolies rencontres avec ces paysans qui préservent jalousement leur singularité, syncrétisme des cultures indigènes et de celles apportées par les conquérants espagnols et les esclaves africains.

Le faste des années 30 ressuscité

À l’hôtel, nous enfilons une tenue chic afin d’être à la hauteur du Club Habana, où nous sommes attendus pour notre dernier dîner dans la capitale cubaine.

Autrefois le Biltmore Yacht & Country Club, cette superbe résidence des années 1930 exhale un charme nostalgique : apéritif sur la plage, dîner en terrasse, la soirée est fastueuse...

Les noctambules continueront la fête au Turquino, perché dans les étages de l’hôtel Habana Libre ; baies vitrées en guise de murs, le night-club dévoile des vues magnétiques sur la ville.

Et vogue la croisière sur la mer des Caraïbes

L’aube nous trouve à l’aéroport, observant d’un œil circonspect l’Antonov 26 qui doit nous transporter à Trinidad. « C’est un appareil ancien mais robuste », rassure notre guide Leandro.

Surtout, c’est une chance que le vol ait été confirmé car, parfois, l’aviation civile cubaine annule la rotation au prétexte qu’aucun avion n’est disponible...

Une heure en plein ciel et la mer des Caraïbes apparaît soudain derrière le hublot, immensité turquoise sur laquelle se détachent quelques « cayos » piquetés de cocotiers. Notre terrain de jeu du jour !

À la Marina Ancon, nous embarquons à bord d’un catamaran qui file bientôt toutes voiles dehors ; chapeau de paille vissé sur la tête et verre de daïquiri à la main, nous admirons au passage la dextérité des pêcheurs qui plongent en apnée pour « cueillir » les langoustes sur les grands herbiers du platier.

À quelques encablures, voilà Cayo Coco, îlot paradisiaque cerné d’une barrière de corail aux récifs intacts. Nous explorons les eaux tièdes et cristallines avec un masque et un tuba pendant que les langoustes du déjeuner grillent. Quel chic pique-nique !

Trinidad, un musée habité

Retour sur la terre ferme pour visiter Trinidad, la ville coloniale la mieux préservée de Cuba, restée telle que les planteurs de canne à sucre l’ont bâtie du temps de leur insolente prospérité.

Gravitant autour de la Plaza Mayor, des palais somptueux, des vestiges de moulins à sucre et des cases jadis habitées par les esclaves composent un vaste musée à ciel ouvert sillonné de ruelles pavées de galets.

Ce patrimoine Unesco est très touristique et l’ambiance s’en ressent, plus mercantile qu’ailleurs.

Mais la splendeur de la carte postale figée dans le passé rend indulgent.

Et puis, il y a de jolies surprises comme ce musée romantique désuet aménagé dans l’une des plus belles demeures de Trinidad ou ce vieux bonhomme qui attire les beautés locales en jouant un boléro sur sa guitare ; bien sûr, il visait surtout les étrangers et leurs précieuses devises mais il ne boude pas son plaisir, les filles sont si jolies...

Gala et playa à Varadero

Notre avion nous attend sagement en bout de piste. Un vrombissement d’hélices et il met le cap sur Varadero, notre dernière escale en terre cubaine.

La plage star de Cuba déroule un long ruban de sable blanc occupé par des dizaines d’hôtels fonctionnant en formule « all inclusive ». Le nôtre s’appelle Paradisus, un nom qui sonne comme une promesse de bonheur...

Le temps de nous changer, nous repartons en direction de la Mansion Xanadu, autrefois la propriété du milliardaire franco-américain Irénée du Pont de Nemours.

À l’aube des années 1930, la construction de ce somptueux manoir d’inspiration andalouse a coïncidé avec les débuts balnéaires de Varadero : ayant acheté les terrains de la moitié de la péninsule pour un prix dérisoire, du Pont de Nemours les revendit parcelle après parcelle, réalisant la meilleure opération immobilière de l’époque.

Marbre d’Italie, bois précieux et balcons ouvragés, sa Mansion, devenue le Club House du golf, a fière allure. Les cocktails sont servis sur la terrasse dominant l’océan et le dîner dans une salle au charme rétro ; des spécialités de la mer cuisinées avec précision sont au menu, un régal très « gala ».

À peine le repas terminé, un jeune dandy aux cheveux bouclés attrape une guitare, bientôt rejoint par un saxo et un trompettiste. « Caminando por la Habana... Yo me siento bien... ». Serait-ce Raul Paz ? On n’ose y croire. C’est lui pourtant, qui nous fait l’honneur d’un concert privé. La divine surprise électrise notre petit groupe. En piste !

Le lendemain, malgré la courte nuit, les voyageurs se lèvent tôt pour profiter de la plage, conscients qu’il faudra bientôt se résoudre à reprendre la route de l’aéroport. Un dernier apéro, un dernier déjeuner, l’heure est déjà venue. On recompte sur nos doigts : une, deux, trois, quatre nuits, le compte est bon. C’est fou comme le temps a filé. Il faudra revenir.

Notre sélection d'hôtels

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La Havane

HotelNacional
Le livre d’or de cette icône de Cuba est un fabuleux « who’s who » planétaire. Les jardins sont magnifiques, le bar mythique et le patio très agréable.
En revanche, les 426 chambres et suites au décor « old fashion » sont vieillissantes.
C’est donc pour son aura que l’on choisira cet hôtel-musée, en toute connaissance de cause.
Restaurants, bars, piscine, salons (jusqu’à 500 p.) et un Cabaret Parisien qui, comme son nom ne le laisse pas forcément deviner, accueille des shows cubains. www.hotelnacionaldecuba.com

Iberostar Parque Central
Idéalement situé sur le Parque Central, toujours animé, cet hôtel chic fait l’unanimité pour ses capacités généreuses (427 chambres dont 62 suites réparties dans 2 bâtiments), ses prestations impeccables (piscine sur le toit, salles de réunion) et sa qualité de service.
Une valeur sûre. Les agences incentive l’apprécient notamment parce qu’il permet d’organiser la découverte de la vieille ville sans transport.
www.hotelparquecentral-cuba.com

NH Capri
En 2014, la réouverture de cet hôtel-casino légendaire du Vedado avait fait figure d’événement.
La rénovation soignée ne lui a ôté ni son caractère fifties affirmé ni sa piscine, perchée au 18e étage.
Il compte 220 chambres et plusieurs restaurants et bars dont deux offrent des vues panoramiques sur la ville.
www.nh-hotels.fr/hotel/nh-capri-la-haubana

MeliaCohiba
Sur le Malecon, à la limite du Vedado, ce gros-porteur est l’hôtel préféré des voyageurs d’affaires. Il propose 462 chambres dont 120 suites, plusieurs restaurants et bars, une piscine, un centre de bien-être et des capacités généreuses pour se réunir (jusqu’à 1 000 p. en cocktail).
Bénéficiant d’une entrée indépendante, le Habana Café est une salle de spectacle réputée, où se produisent les groupes en vue du moment.
www.meliacuba.fr/cuba-hotels/hotel-melia-cohiba


Varadero

IberostarVaradero
Ce resort posé directement sur la plage s’intègre dans un grand parc tropical. Élégante architecture d’inspiration coloniale, c’est l’établissement le mieux adapté aux incentive des Iberostar de Varadero.
Il abrite 384 chambres et suites spacieuses réparties dans des bâtiments de 3 étages, une pléthore de restaurants et bars, plusieurs piscines, un centre nautique, un spa et des salles de réunion (jusqu’à 400 p. en théâtre). www.iberostar.com/Varadero

ParadisusVaradero
Directement en bord de plage, qui forme ici une crique, cet hôtel chic s’organise autour de jardins luxuriants qui se prolongent jusque dans le hall végétalisé et orné de miroirs d’eau.
L’élégance est au rendez-vous dans les espaces communs comme dans les 510 chambres et suites ; 80 d’entre elles proposent un service « Royal ».
Formule all inclusive dans les différents restaurants, immense piscine en forme de lac, belle panoplie de sports et loisirs, spa, spectacles variés en soirée et espaces de réunion (jusqu’à 230 p. en théâtre).
www.melia.com/Paradisus


Jardines del Rey

Pullman Cayo Coco
Ouvert en décembre 2015, c’est le premier hôtel de Cuba à arborer l’enseigne Pullman.
Implanté sur une plage de Cayo Coco, une grande île qui fait partie de l’archipel Jardines del Rey, le complexe se compose de deux parties, avec l’hôtel principal (518 chambres et suites) et l’espace réservé aux adultes (46 suites).
Une ribambelle de restaurants, de bars et de piscines, un spa, des salles de réunion (jusqu’à 160 p. en théâtre) et un parti-pris design affirmé, cette nouvelle adresse est une pépite. Reste à y accéder : compter 6 h de route ou 1 h de vol depuis La Havane.
www.accorhotels.com/fr/hotel-A082-pullmancayococo/index.shtml

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