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Journées Manor : "La gagne ne s'improvise pas. C'est le fruit d'un projet"

l'intervention d'Aimé Jacquet


Rédigé par Michèle SANI le Dimanche 14 Novembre 2010

A partir de sa propre expérience nourrie par une passion sans limite pour le football Aimé Jacquet a donné aux chefs d'entreprises du réseau Manor une formidable leçon de management. La gagne ne s'improvise pas. C'est un long travail d'observation, d'anticipation, d'écoute. C'est le fruit d'un projet. La gagne ne laisse rien au hasard. Pour l'atteindre il faut une préparation minutieuse qui associe les talents sans jamais les additionner.



Journées Manor : "La gagne ne s'improvise pas. C'est le fruit d'un projet"
Avec ses mots simples, son accent stéphanois, sa gestuelle inimitable, son humour aussi, l'homme qui a mené la France à la victoire a montré un véritable don d'orateur et conquis sans réserve son auditoire.

Dans une adversité totale, contre tous pronostics Aimé Jacquet a fait gagner en 1998 la Coupe du Monde à la France. Lui il était parti de loin, du monde ouvrier.

Il se levait aux aurores pour aller travailler avant de s'entraîner. Il avait connu les revers, les échecs.

Aux dirigeants de Manor, Aimé Jacquet a parlé de modestie et d'humilité. Entraîneur, il avait été renvoyé de Bordeaux après 9 ans de service. Viré aussi de Montpellier.

C'était à chaque fois un certain 13 février. Il s'en souvient comme d'hier tout en reconnaissant que ses défaites font partie intégrante de son parcours.

De son côté l'équipe de France revenait brisée, déchue d'un Mondial 1994 perdu. Alors que le public, les médias, les supporters la donnaient gagnante, au point près, elle avait perdu. Elle vivait son drame.

Pour coacher l'équipe de France et la préparer au Mondial 1998, la Fédération avait lancé un appel d'offre. « Nous étions tellement bas... personne ne voulait reprendre le flambeau... On est venu me chercher...J'étais moi aussi abasourdi par l'élimination de 94. Homme de terrain, j'aimais – et j'aime toujours - le défi. C'est ainsi que je suis devenu dans la difficulté "l'ex futur sélectionneur par intérim"».

Dans l'équipe, l'entraîneur sera le poste le plus important, le meneur d'homme, le manager qui fédère et réalise l'adhésion totale de son équipe.

C'est lui qui expliquera les décisions, qui sera devant et protègera ses hommes.

L'appui des anciens.

« Je me suis inspiré de ce que j'avais appris à l'usine. Je suis allé voir les anciens, les gens d'expérience qui, comme Jean-Pierre Papin, avaient un parcours exceptionnel et un comportement irréprochable hors du terrain.

Je les ai vu un par un. J'ai fait des milliers de kilomètres. J'ai demandé à chacun d'eux d'aller parrainer un jeune.

Pour arriver à un projet collectif, il fallait passer par des projets personnalisés et donner une identité à chacun des joueurs.

Les anciens ont un pouvoir d'écoute, ils savent poser les questions, faire parler les gens et débloquer les situations par des échanges. J'ai ensuite utiliser le résultat de ces échanges
. »

Observer les adversaires, bien s'entourer et déléguer

" Je me suis entouré de techniciens. Nous avons eu deux ans de préparation. Ils sont allés au Brésil, en Argentine, en Italie, en Allemagne, en Angleterre.

A travers le monde ils ont suivi l'évolution des équipes. Ils ont observé le cheminement individuel de chacun des joueurs des grandes équipes. Ce fut un travail minutieux, des heures d'avion sans rien dire
".

Après les techniciens, il a pris un staff médical, trois entraîneurs, un attaché de presse, tous gens de conviction compétents et crédibles.

Le premier entraîneur fut dédié au seul gardien but, joueur particulièrement sensible semble-t-il, le deuxième à l'intendance (horaires, déplacements dans les meilleures conditions etc.) et le troisième à tout ce qui touche la forme physique et l'athlétisme.

Inventer un langage « intérieur »

La gagne se fera avec le respect et la valorisation de tous les joueurs, sans rupture et en tenant de ceux qui restent sur le banc de remplacement.

L'entraîneur de 98 a révélé la pratique d'une sorte de langage intérieur collectif et direct qui avec ses propres mots arrive à réunir des hommes venus d'horizons différents. « Nous avons mis une année pour le mettre en place. Personne ne l'a jamais trahi ».

Enfin Aimé Jacquet a abordé la compétition avec conviction en maintenant le groupe sous pression dans la sérénité et la tranquillité.

« Nous voulions la jouer cette finale et être champions du monde. Cela a fait sourire beaucoup monde. Nous avions en tout et pour tout une dizaines de sponsors. Aux derniers Mondial l'Equipe de France en avait près de 250 ! »


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