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Kayak va intégrer des acteurs de l'économie collaborative

Interview de J-L Saez, directeur de KAYAK France, Espagne et Autriche


le Jeudi 19 Février 2015

Les chiffres de la Fevad annonçant le recul de l’e-tourisme en France en 2014 ne semblent pas inquiéter Kayak. Le comparateur ne connaît que la croissance. Le site, qui enregistre 1,3 milliard de requêtes soit 100 millions de recherches par mois, ne dévoile pas « sa formule magique ». Mais pour les 10 ans du groupe, John-Lee Saez, son directeur pour la France, l'Espagne et l'Autriche, revient sur les projets et développements du comparateur de l'américain Priceline (Booking).



"Le mobile drive le web", expllique John-Lee Saez, directeur de KAYAK pour la France, l’Espagne et l’Autriche. ©Kayak
"Le mobile drive le web", expllique John-Lee Saez, directeur de KAYAK pour la France, l’Espagne et l’Autriche. ©Kayak
i-tourisme : Pouvez-vous d’abord nous rappeler ce que représente Kayak aujourd’hui ?

John-Lee Saez : « Kayak, c’est plus de 15 sites dans le monde. Nous sommes présents dans 30 pays, traduits en 17 langues.

Notre offre compte des partenariats avec 500 000 hôtels, 550 compagnies aériennes, 130 agences de voyages, 36 000 lieux de location de voitures.

C’est aussi 2,8 millions de séjours, 370 tour-opérateurs. Le package est arrivé tardivement, en 2013.

Notre volonté première est de multiplier les collaborations avec les producteurs du voyage. »

i-tourisme : Vous avez lancé Whisky il y a un an. Pouvez-vous nous en dire plus ?

JLS : « Whisky est un process de réservation simplifiée. Nous gardons le client dans l’ecosystème de Kayak. Nous contrôlons le parcours de la réservation que nous avons largement optimisé.

Nos partenaires ont pu être dubitatifs au début car le client reste dans l'interface de Kayak. Mais ils voient les résultats : les taux de conversion ont doublé dans certains cas.

Et nous sommes passés de 9 minutes lors d’une réservation sur le site partenaire réduit à 3 minutes en restant sur l’interface Kayak.

Pour avoir accès à cet outil, il suffit d'avoir une API pour la solution de paiement. »

"On facilite juste le parcours client"

i-tourisme : Et concernant les données des clients, y avez-vous accès ?

JLS : « Nous avons le même niveau d'information que les agences de voyages en ligne.

Nous connaissons le nom, le prénom, l’adresse mail du voyageur qui a réservé un billet d’avion auprès d'une agence en ligne. Ces données ne sont pas encore exploitées en Europe.

D’autres compagnies sont plus agressives que nous. Nous ne faisons pas de newsletter par exemple.

Une équipe est dédiée à la stratégie d’utilisation des bases de données aux Etats-Unis depuis 2014 chez Kayak. Mais nous restons vigilants sur l’e-marketing.

Sur notre site, l’utilisateur a le contrôle, il peut choisir de ne pas afficher les publicités. C’est dans l’ADN de la marque : les fondateurs ne voulaient pas que le site soit pollué de bannières. »

i-tourisme : Vous gardez le client plus longtemps dans votre environnement, jusqu’à la réservation. Vous rapprochez-vous de ce que fait une agence de voyages en ligne ?

JLS : « On s’en rapproche certes parce qu’nous contrôlons le parcours d’achat mais nous ne sommes pas responsables du booking.

Nous facilitons juste le parcours client. Nous ne franchirons pas ce cap. »

"Gérer les déplacements de A à Z"

i-tourisme : Fabrice Dadriot, patron de La Bourse des Vols, s’est montré quelque peu irrité, dans la presse, face à « un manque de transparence des comparateurs ». Qu’avez-vous à dire?

JLS : « On travaille avec lui, il est sur Kayak. Il parle ici d’une infime partie de l’offre.

Deux compagnies, American Airlines et United airlines, ne veulent pas que nous redistribuons leurs offres par des sites tiers, comme ceux des OTAs.

Notre but est que l’utilisateur ait le choix le plus large possible, nous voulons travailler avec tous les acteurs du voyage. Nous avons la connectivité aux GDS, nous travaillons directement avec les compagnies aériennes et les agences de voyages.

Nous nous plions donc aux exigences des uns et des autres. On opère en toute légalité et transparence.

Aux Etats-Unis, il n’y a pas autant de problème car il y a moins d’OTAs qu'en Europe. »

i-tourisme : Envisagez-vous d’autres partenariats 2015 pour enrichir votre offre ?

JLS : « Notre slogan a changé : il est passé de « Rechercher, réserver » à « Gérer, planifier ». La mission a complètement changé.

Le but aujourd’hui est de gérer les déplacements de A à Z.

Pour cela, nous allons intégrer de nouveaux acteurs de l’économie dite participative : les taxis, les bus, mais aussi les restaurants – nous venons de racheter Opentable -, des activités…

Nous voulons devenir le compagnon des vacances. Nous nous penchons aussi sur le train. »

"Le taux de conversion sur mobile se rapproche de celui du site"

i-tourisme : Votre application a été lancée en 2009. Où en êtes-vous de votre stratégie mobile ?

JLS : « 15% du trafic vient du mobile et cela peut monter jusqu’à 50%.

L’application a été téléchargée 35 millions de fois. Nous l’avons enrichie de fonctionnalités qui existaient sur le site.

Elle est un véritable compagnon de voyage. My Trips est un carnet de voyage électronique.

Le taux de conversion sur mobile se rapproche de celui sur le site internet.

Les gens sont moins regardants sur le prix. Il y a moins de comparaison ; ils veulent de la simplicité.

Aujourd’hui ce que l’on apprend du mobile est transposé sur le web. Le mobile drive le web. Le desktop, c’est fini. »

La stratégie de croissance externe de Kayak

2005 : création de Kayak aux Etats-Unis.

2007 : le premier rachat de Kayak est Side Step pour 160 millions de dollars.

A cette date, le site se lance sur les marchés anglais, français, italien et espagnol.

2010 : Pour se développe en Europe, le comparateur mise deux acquisitions. Le première est celle du leader allemand du voyage en ligne, Swoodoo.

2011 : puis le siet de voyage Checkfelix en Autriche en 2011.

2012 : l'éditeur de comparateurs de services touristiques fait le choix d'entrer en bourse et lève 100 millions de dollars.

2013 : Priceline (qui détient booking.com), rachète le site de comparateur de prix de vols et d'hôtels pour 1,8 milliard de dollars.

Il a aussi racheté pour 2,5 milliards Opentable - un site incontournable pour tout Américain voulant réserver un restaurant en ligne.

Kayak employait 14 personnes en 2005. Aujourd'hui 300 personnes de 30 nationalités y travaillent. 70% de l’équipe est dédiée à la technologie.

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