Kenya Airways rouvre Paris pour la haute saison

Elle prévoit de réaliser un exercice bénéficiaire

La compagnie kenyane va rétablir sa ligne régulière Paris-Nairobi à partir du 10 juin. Elle prévoit de réaliser un exercice bénéficiaire en dépit des événements qui impactent le trafic touristique. La décision d’ouvrir un second hub, en Afrique de l’Ouest, en coopération avec un transporteur local devrait être prise cette année.



Titus Naikuni entouré par les directeurs de KLM
Titus Naikuni entouré par les directeurs de KLM
Plus de 100 000 emplois perdus, des hôtels définitivement fermés dans la région de Mombasa, l’activité touristique qui porte l’économie du Kenya totalement arrêtée, avec, pour conséquence une inflation qui a grimpé en flèche à 20% : les Kenyans continent de subir les conséquences des violences raciales de janvier et février derniers.

Autant dire que le retour des touristes à partir du mois de juin, début traditionnel de la haute saison, est attendu avec une certaine impatience. « Les Kenyans se sont rendus compte des conséquences que de tels événements pouvaient avoir sur l’économie du pays », explique Pieter de Man, le directeur de la zone Afrique de l’Est pour Air France/KLM qui se montre relativement confiant sur la suite des événements. Le calme est revenu même si les difficultés récentes à créer un gouvernement de coalition donnent lieu à quelques manifestations dans les bidonvilles de Nairobi.

Paris a été la seule ligne que Kenya Airways a arrêtée en janvier lorsque les touristes ont déserté le pays en proie aux tensions raciales que l’on sait. « Une ligne trop récemment installée et entièrement dépendante du tourisme », explique Titus Naikuni, le directeur général de la compagnie. Mais le vol est à nouveau dans les GDS pour un nouveau départ le 10 juin.

D’autres escales vont s’ajouter au réseau

Les autres lignes du réseau et notamment le quotidien Nairobi-Amsterdam exploité conjointement par KL/KQ, ont tenu le choc grâce à une clientèle plus diversifiée. Il est vrai que la compagnie kenyane s’applique à faire de Nairobi le hub de l’Afrique de l’Est, un peu à l’image de la plate-forme d’Amsterdam de son actionnaire de référence, KLM. « 70% de nos passagers sont en correspondance à Nairobi », explique Titus Naikuni, « soit sur le réseau régional (Ouganda, Rwanda, Tanzanie, Congo, etc), soit sur l’Afrique de l’Ouest ».

Car Kenya Airways a construit patiemment sa « toile d’araignée » vers les destinations majeures de l’Afrique de l’Ouest. « Depuis cinq ou six ans, explique le patron de Kenya Airways, on assiste à un bouleversement des flux du trafic Affaires. Ce n’est plus sur un axe nord/sud, c’est désormais est/ouest, de l‘Inde et de l‘Asie vers le continent africain».

D’autres escales vont s’ajouter au réseau : bientôt Brazzaville. Mais dans un délai de trois à quatre ans, Kenya Airways prévoit aussi de s’implanter en Centrafrique, au Gabon, au Congo, en Angola, au Nigeria, en Libye, etc..

Car dans ce nouvel environnement économique, la compagnie kenyane veut jouer sa carte de transporteur africain « solide et sérieux ». Titus Naikuni qui est déjà actionnaire à hauteur de 49% de la compagnie tanzanienne Precision Air, se verrait bien renouveler l’opération avec un transporteur de la région Ouest du continent africain pour créer une seconde plate-forme de correspondances. La décision d’y aller ou pas, en consultation avec KLM, sera prise cette année.

« Puis, nous en référerons à Air France qui n‘a pas un pouvoir de décision sur ce projet, pour des raisons juridiques», explique TJ Heukelom, directeur commercial AF/KL de l’Afrique de l’Est.

Mais nul doute que Kenya Airways, membre associé de Skyteam depuis l’année dernière, trouvera une aide précieuse de l’expérience d’Air France dans la zone…

Geneviève BIEGANOWSKI
Jeudi 10 Avril 2008
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1. Posté par Henri Marnet-Cornus le 11/04/2008 10:22
Pour info, l'OACI émet de sérieuses réserves sur l'administration du Kenya dans son audit en particulier en ce qui concerne les obligations de surveillance. Pour consulter ces audits, voir mon blog/espace citoyen.
http://henrimarnetcornus.blog.20minutes.fr

2. Posté par Laurent le 11/04/2008 10:32
Qu'a fait le staff de CDG pendant cette fermeture ?
chomage technique ? rien? presence aeroport ?

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127 pages et "rien" dedans !
Tout ça pour ça, on a envie de dire. Frustrant de voir l'énergie dépensée en pure perte par les malheureux enquêteurs du BEA (Bureau d'enquête accident). Un mois après, presque jour pour jour, le mystère du Vol 447 reste entier.
Seul indice qui ne fait guère avancer le schmiblick : l'appareil, si l'on en croit les différentes déformations des débris retrouvés, serait arrivé intact avant le contact dans l'eau.
Mais pourquoi est-il tombé ? Météo, erreur de pilotage, sondes pitot défectueuses ? Là, on reste sur sa faim. Mystère et boule de gomme. Le "pot au noir" c'est un peu la bouteille à l'encre...
Les enquêteurs n'excluent aucune hypothèse, hormis celle de l'acte de terrorisme. Bref. Le rapport du BEA auquel ne manque même pas un bouton de guêtre, ressemble fort à l'auberge espagnole : chacun y trouvera ce qu'il aura apporté...








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