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"L’Etat prend bien plus d’argent que Booking"

La réaction de Rachid Gorri, consultant et coach international, marketing hôtelier et touristique


Rédigé par Rachid GORRI, consultant et coach international, marketing hôtelier et touristique le Mercredi 28 Mai 2014

Arnaud Montebourg, ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique, a engagé mardi 27 mai une action contentieuse contre le groupe Booking. Le gouvernement veut prouver sa volonté et sa capacité à "faire respecter les règles nationales par les opérateurs de plateformes du secteur numérique", rapporte un communiqué du ministère. L’objectif affiché ? Mettre fin aux déséquilibres constatés dans les relations entre les centrales de réservation de prestations hôtelières du groupe et les établissements hôteliers. Cette action s'inscrit dans le cadre des suites de l'enquête de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). En novembre, le gouvernement avait assigné en justice le groupe Expedia, dont les contrats comportaient des clauses entravant significativement la liberté commerciale et tarifaire des hôtels, précise le ministère dans un communiqué.

Rachid Gorri, consultant et coach international, marketing hôtelier et touristique, nous livre son point de vue.



Arnaud Montebourg, ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique, a engagé mardi 27 mai une action contentieuse contre le groupe Booking.
Arnaud Montebourg, ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique, a engagé mardi 27 mai une action contentieuse contre le groupe Booking.
Le ministre de l'économie, Arnaud Montebourg, a annoncé mardi 27 mai, assigner en justice le groupe de réservations hôtelières en ligne Booking, dénonçant l'illégalité de certaines clauses en matière de tarifs appliqués aux hôteliers.

Concernant les OTAs, comme Booking et les autres intermédiaires, il y a trois choses pour lesquelles, en effet, il faut réagir et vite :

1) L’utilisation abusive par les OTAs des noms de domaines appartenant aux hôteliers permet à ces intermédiaires de verrouiller le référencement et de s’emparer du drainage quasi-total des internautes vers leur plate-forme de réservation.

Cela n’est pas juste et il faut le combattre. Ces noms de domaines sont des marques qui n’appartiennent qu’à leurs propriétaires : les hôteliers.

Il ne faut pas laisser les OTAs user et abuser de la propriété d’autrui, et là, le droit de la propriété a un effet erga omnes. Donc, dans ce cas, il faut rendre à César ce qui appartient à César.

2) Le verrouillage à l’entrée des prix est une pratique qui asphyxie littéralement les hôteliers.

Il faut empêcher ce désordre.

3) Assigner l’Etat : si le ministre est aussi courageux qu’il paraît, et pour faire des économies, il devrait en même temps assigner en justice l’Etat.

Car ce qui fait encore plus mal aux hôteliers, c’est l’Etat qui leur prend bien plus d’argent que Booking et de surcroît les accable de charges, de normes sans cesse renouvelées, de contributions, de taxes, de contrôles et de réglementations nouvelles.

Pour le reste et par principe, je rappelle qu’il n’échappe à personne que la France est régie par l’économie de marché et du capital. Par conséquent, les distributeurs comme les producteurs sont des entreprises du secteur marchand et donc concurrentiel.

Dès lors, c’est la règle de la compétition qui prédomine.
Rachid Gorri, consultant et coach international, marketing hôtelier et touristique
Rachid Gorri, consultant et coach international, marketing hôtelier et touristique

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1.Posté par Michel Tschann le 28/05/2014 14:05 | Alerter
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bonjour
L'état certes prélève beaucoup, mais les impôts sont (théoriquement) perçus dans l'intérêt de tous et de la Nation. Les normes et réglementations sont effectivement paralysantes
Par contre, si l'état autorisait la vente des chambres hors tva, cela réduirait l'assiette des commissions versées à des intérmédiaires tous situés hors de la zone euro et n'y payant aucun impôt: cela ne couterait rien à l'état, au contraire, simplement le consommateur verrait une chambre à 100 euros + 10% de tva = 110 euros
A suivre.....

2.Posté par steve boublil le 28/05/2014 14:15 | Alerter
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Est ce que Monsieur Montebourg peux aussi s'attaquer à tous ses groupes de tourisme qui ne passent pas par un professionnel du tourisme pour organiser un voyage.

A ses hôteliers ou réceptifs qui donnent un tarif net beaucoup plus bas qu'un tarif brut commissionné.


3.Posté par gattier Marie Ange le 28/05/2014 14:34 | Alerter
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Comment M. GORRI peut-il détourner le débat sur les prélèvements de l'Etat ? Certes, ils sont trop lourds.
Mais, il est bien tard déjà et BOOKING.COM et autres OTAs ont réussi à faire bien des dégâts dans l'industrie hôtelière française. Alors, pour une fois qu'un ministre prend notre cause en considération, autrement que pour de nouveaux prélèvements, saluons l'initiative.
Non seulement il faut combattre la parité tarifaire, mais il faut aussi interdire la parité d'inventaire.
M. GORRI vous comparez les prélèvements de l'Etat aux commissions de BOOKING.COM,mais quel dommage que vous oubliez de dire que Booking.com commissionne sur nos tarifs TTC sans verser la Tva, s'exonère de l'impôt en France, pour ensuite "délocaliser" ses bénéfices vers des paradis fiscaux ?
Priceline, la maison mère, a publié ses résultats pour le 1er trimestre 2014 : bénéfice net en hausse de 36 % à 331 M$, soit 3.7 M$ par jour, et un volume d'affaires en hausse de 34 %, soit 136.5 M$ par jour... Combien est réinvesti en France ?
M. GORRI, avez-vous réfléchi que si, comme vous le préconisez, nous laissons faire cette loi du marché, bientôt BOOKING.COM aura asphyxié la totalité de la petite industrie hôtelière, justement par le truchement des montants de commissions excessivement élevés (pouvant aller jusqu'à plus de 27 %) ce qui représente une bonne partie de la marge qui est réinvestie dans l'outil, et dans l'embauche.
Les milliers de petites structures hôtelières créent et font vivre des milliers de salariés, en France. Combien de postes, et de salariés Booking.com fait-il vivre en France ?
Quand la loi du marché aura permis aux seules OTAS, notamment Booking.com, d'être le seul acteur incontournable, on verra bien comment les banques réagiront au moment de la cession des affaires. Allez dire à un banquier : j'ai un seul client ... Autrement dit, je suis dépendant de tout son bon vouloir, de ses caprices. Le jour où cet opérateur arrête de me distribuer je suis mort.
ALors non M. GORRI : même si les prélèvements de l'Etat sont TROP lourds, il ne s'agit pas du même combat que les OTAS.

4.Posté par John Mc Clure le 28/05/2014 16:11 | Alerter
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L'Etat construit des routes, des hopitaux, des ecoles, des casernes, des prisons, des gendarmeries, des tribunaux, des centres culturels, des universites avec notre argent.

Que construit Booking.com a part la fortune de ses actionnaires ? Eux aussi payent-ils des impots ridiculement bas au Luxembourg ou a Jersey pour echapper aux impots du reste de l'Europe continentale ?

Mr Gorri: votre comparaison est tout simplement honteuse dans sa sur-simplification des tenants et aboutissants.

5.Posté par Alain CARNET le 28/05/2014 17:25 | Alerter
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La situation est à peu près similaire dans les plateformes de vente de prestations aériennes.
Les gros faiseurs captent les demandes des internautes peu attentifs et dans la plupart des
affiche des tarifs inférieurs aux compagnies aériennes mais ajoutent des frais en fin de transaction,
frais qui rendent l'opération désavantageuse pour les clients. Je pourrais aussi parler des pratiques
peu honnêtes dans la vente de billets sur les low cost.

6.Posté par Jugneau le 29/05/2014 18:50 | Alerter
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En effet, en France, l'état est en réalité malheureusement le fardeau le plus pesant dans l'économie des entreprises en général. L'auteur a bien raison.
Booking est une entreprise qui obéit à la stratégie de ses leaders.

7.Posté par Romain le 29/05/2014 18:58 | Alerter
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Etant commercial au sein d'un petit groupe hôtelier, J'affirme que sans l'apport important, (60 %) des réservations nous ne pourrions pas survivre longtemps.
Nous avons besoin de Booking et des autres OTAs.
J'ai bien peur que Monsieur GORRI ait raison quand il dit que l'état prend bien plus d'argent que Booking.

8.Posté par emin_hadi le 29/05/2014 19:39 | Alerter
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A Mr MC LURE JOHN il ne faut pas exagérer en disant du mal des actionnaires car c'est eux qui nous font vivre, vous êtes à côté de la plaque désolé.
Front desk dans un hôtel luxe appartenant à un grand groupe hôtelier, Booking est pour nous essentiel car il nous procure près d'un tiers de notre clientèle et nous n'avons pas de problème particulier avec eux. Mr GORRI met le doigt là où ça fait mal en disant que l'état ponctionne plus que Booking et il a parfaitement raison

9.Posté par Rachid Gorri le 30/05/2014 11:13 | Alerter
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Merci à tous pour les commentaires postés à propos de mon article (point de vue).

Premièrement, ma souveraineté intellectuelle fait que je ne m’exprime pas pour faire plaisir aux uns ou aux autres. Ce que je dis est objectif et n'obéit qu'aux lois de l'entreprise et de l'économie. Vous ne trouverez pas dans mes écrits une littérature de convenance ou stérile.

Nous devons tous respecter les entrepreneurs (investisseurs, associés, partenaires, etc) qui prennent des risques en investissant, mais aussi en s'investissant pour faire "tourner la machine économique" de ce pays. En France, certains les traitent de voleurs, de voyous, mais paradoxalement, ils aimeraient bien faire comme eux, sauf que, n'est pas preneur de risques et investisseur qui veut...Il faut donc arrêter de diaboliser et de critiquer ceux qui gagnent de l'argent tout en rêvant paradoxalement d'amasser tout l'or de la planète!

Donc, à ceux qui stigmatisent les actionnaires je dis: Il faut beaucoup de courage et de volonté pour prendre des risques et la France à besoin de ce type de capitaine.

En vous remerciant de votre intérêt.

Bien cordialement,

Rachid GORRI
Consultant et Coach International
Marketing, communication et stratégie
Hôtellerie et tourisme
r.gorri@free.fr

10.Posté par Michel Tschann le 30/05/2014 18:56 | Alerter
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Qu'un commercial se satisfasse que Booking lui assure 60% de remplissage est fascinant ! son patron va se dire qu'à quoi sert de garder un commercial si c'est Booking qui fait le travail ? le jour où il sera licencié, il réfléchira ! bonne soirée

11.Posté par Rachid Gorri le 02/06/2014 10:51 | Alerter
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Bonjour,

A Mr Tschann: Merci pour votre interrogation qui est à la fois pertinente et légitime.
Et si maintenant, vous regardiez votre métier sous un autre angle?
En voici les principes:
Le contexte professionnel de la fonction commerciale dans le tourisme évolue et s'enrichie grâce aux apports des OTAs entre autre. Ce "nouveau challenge" vous permet de perfectionner votre mission qui est d’augmenter le TO de votre hôtel en ayant recours aux outils marketing combinés à une technologie adaptée. Le marketing, si on sait le mettre en pratique peut nous fournir des réponses pour chaque problématique. C'est en cela que ces "bouleversements" vous permettent d'avancer à la fois dans l'exercice de votre activité, mais aussi au niveau de vos connaissances qui s'enrichissent en se réactualisant sans cesse. C'est cela qui fait avancer les choses. Nouvelle situation=Nouvelle stratégie. Dans le cas contraire, vous vous retrouveriez dans un pseudo confort de la routine...
Enfin, du point de vue de l'emploi dans le secteur commercial, il suffira de convaincre de cette nouvelle façon de raisonner.

Cordialement,
Rachid GORRI
Consultant et Coach International
Marketing et stratégie hôtellerie tourisme.

12.Posté par Marie Ange Gattier le 02/06/2014 10:53 | Alerter
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effectivement qu'un Commercial ou un Front Desk se satisfasse du pseudo-apport de Booking.com laisse rêveur !
Il y a là la preuve une fois de plus que la considération du TO ne veut rien dire si elle n'est pas assortie du revenu moyen.
En tant qu'investisseur, si j'ai un commercial qui se glorifie de faire 60 % via Booking.com, je le prie de me justifier le bien-fondé de son poste. Si je dois confier 60 % de mon volume d'affaires aux OTA, je n'ai plus besoin d'un commercial.
Et, de plus je souhaiterais que ceux qui se satisfont de Booking-Com (qui en réalité n'apporte rien, mais détourne de la clientèle d'un hôtel vers un autre), m'expliquent comment ils vont pouvoir réinvestir dans leur outil (travaux de rénovation, mises aux normes, etc...) et embaucher quand on sait que les commissions des OTAs oscillent de 13 % à près de 30 %...
Quand ce commercial qui est très heureux de ses 60 % avec Booking.com me demandera une augmentation, je le prierai d'aller voir Booking.com...
Enfin, au moment où il faudra vendre l' affaire, et qu'il faudra expliquer au banquier que le chiffre d'affaires généré l'est à 60 % via Booking.com, il faudra envoyer les commercial et Front Desk qui se gaussent de l'apport de Booking.com pour défendre le dossier de cession...
Comme quoi, les casseurs ne sont pas les payeurs, encore une fois !

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