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La Case de l'Oncle Dom : à TUI… et à toi ?

L'édito de Dominique Gobert


Rédigé par Dominique Gobert le Mardi 24 Mai 2016

Dans les coulisses, les réunions s’enchaînent et on cause beaucoup. La "prise" par TUI de Transat France et de sa filiale grecque, sans pour autant émouvoir nos agences de voyages, laisse présager un changement radical dans le paysage touristique français…



Déjà dans les couloirs de la grande maison à Levallois, on ne se parle plus qu'à la Tuième personne, genre : "comment vas Tui ?". "Pas mal et Tui" ! - Photo TUI Group
Déjà dans les couloirs de la grande maison à Levallois, on ne se parle plus qu'à la Tuième personne, genre : "comment vas Tui ?". "Pas mal et Tui" ! - Photo TUI Group
Sans pour autant parler encore de mondialisation, il est clair que le rachat par TUI de Transat France, donc de Look Voyages, n'est pas une bonne nouvelle.

N'en déplaise à mon ami basque et néanmoins toujours aussi bondissant.

Il est à peu près certain que la Commission de la Concurrence donnera surement son aval à cet "achat".

Je n'imagine pas un instant que les grands stratèges de TUI et ceux non moins brillants de Transat Inc., aient pu négliger cet aspect de la "vente".

Et donc, si tout va bien (ou mal, ça dépend ou l'on se place), dès la prochaine saison, le monde du voyage français parlera le TUI.

On va être, sans rire, à TUI et à toi !

D'ailleurs, me racontait une copine à moi que j'ai, déjà dans les couloirs de la grande maison à Levallois, on ne se parle plus qu'à la Tuième personne, genre : "comment vas Tui ?". "Pas mal et Tui"!

Ce qui, pour les enchaînements, n'est pas forcément facile à digérer. Style "Tuile à matelas" ! Bof.

Très marrant d'ailleurs, quand j'y repense et les longues conversations que nous avions eu à son arrivée avec le président de TUI France, Pascal de Izaguirre, Un homme qui ne manque pas de ressort...

A l'époque, il reconnaissait et avait déjà mis en garde ses patrons de l'époque, les Grands Bretons, sur la difficulté pour ce groupe international à reconnaître la "spécificité" et la "diversité" du marché français en matière de tourisme.

Les Anglais d'ailleurs, s'y sont plus ou moins cassés le pudding.

En revanche, les Teutons, beaucoup plus opiniâtres et droits dans leurs bottines, n'ont jamais renoncé.

Ils ont simplement été patients et surtout n'ont pas hésité à mettre les moyens, sans vergogne et surtout sans aucun état d'âme.

Et du coup, que va-t-il réellement se passer sur le marché français ? Allons-nous nous retrouver dans une logique "à la belge" (avec toutes mes amitiés) ?

Autrement dit : deux "gros" TO, TUI d'un côté et de l'autre Thomas Cook, lequel rame encore un peu de l'autre ?

Avec quand même l'outsider, celui qui depuis longtemps avait compris que le marché du voyage était en train d'évoluer, Voyageurs du Monde.

Pour lui, pas de souci, ça fait longtemps qu'il a compris. Et qui s'en est démarqué largement depuis longtemps.

Mais c'est quasi le seul, excepté quelques spécialistes qui s'en sortiront toujours, en espérant cependant une chose : pouvoir vendre le plus rapidement possible et au meilleur prix.

Parce que c'est une réalité : la diversité de l'offre sur le marché français, en termes de voyages, est en train de fondre à vue d'œil, telle la Loi Travail.

Quant aux distributeurs, ils n'auront bientôt plus trop le choix, si ce n'est que se soumettre… ou se démettre !

Seule inconnue encore, dans cette histoire qui n'est pas drôle, c'est la capacité du second gros, Thomas Cook, à s'accrocher encore sur le marché.

En principe et pour ne pas laisser tout le gras à Tui, il devrait aussi mettre les moyens.

Bien évidemment, je ne vous parle même pas de la casse sociale que ce grand chambardement va générer.

Entre TUI France et Transat France, même sans songer à une fusion, faut pas se leurrer : entre 200 et 300 emplois sont "en trop".

D'ailleurs, que ce soit à Levallois (siège de TUI France) ou Ivry (siège de Transat), dans les couloirs, on est vachement inquiet. Qui va sauter… qui ?

Pour les clients, pas trop de souci : ils auront le choix entre les clubs "lancer de tong à l'heure de l'apéro" entre l'un ou l'autre.

Et seuls, les modestes qui proposent aussi des clubs plus culturels, style NG Travel (oui, c'est comme ça, c'est gratos et personne ne m'a payé) pourront s'en sortir.

Mais pour la spécificité et la diversité du marché français, c'est quasi foutu !

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