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La Case de l'Oncle Dom : pour qui sonne le glas?

L'édito de Dominique Gobert


Rédigé par Dominique Gobert le Dimanche 3 Novembre 2013

Curieusement, depuis quelques semaines, et après les déclarations pour le moins maladroites de Thierry Miremont, le silence était de rigueur chez Fram. Silence tonitruant même, soudain déchiré par les soupirs indignés de ceux qui n'en peuvent plus…



La Case de l'Oncle Dom : pour qui sonne le glas?
Si j'en crois mes informations (et j'ai tendance à les croire), le Conseil de Surveillance de Fram, tenu en fin de semaine dernière était plutôt… navrant.

A tel point que, pour la première fois, j'aurais entendu un syndicaliste, CGT de surcroit, en appeler au ciel, afin de dénouer une situation qui s'annonce de plus en plus critique.

J'ai l'habitude de me faire manipuler. Ça fait partie du jeu.

J'aime bien d'ailleurs que l'on me dise "j'ai souvent tenté de vous enfumer, c'est vrai". Ca fait partie du jeu… et c'est de bonne guerre !

Malheureusement, la démarche que tentent actuellement les salariés de chez Fram n'a rien de l'enfumage.

C'est plutôt le cri de désespoir et d'incompréhension de gens qui ne veulent pas voir leur entreprise disparaitre, ce qui, hélas, est de plus en plus fréquents en ce temps de grande incertitude économique.

Il est vrai qu'il y a de quoi ne rien comprendre, pour les salariés de Fram, à cette grande opacité qui s'est abattue sur la vénérable maison, fleuron en son temps du tourisme français.

En un peu plus d'un an, cinq présidents se sont succédé à la direction opérationnelle du TO.

Pourtant, il est étonnant de constater que, après le départ d'Antoine Cachin, lequel avait soulevé et initié sans aucun soutien des actionnaires, les premières mesures de modernisation de Fram, les suivants n'aient aucunement eu les moyens de poursuivre la nécessaire (re) structuration de la maison.

Olivier de Nicola était décidé. Il avait non seulement appréhendé la conjoncture économique, mais aussi le problème structurel qui affectait ( affecte toujours) le voyagiste.

Mais il n'a pas su (ou pu ?) gérer la furieuse guerre intestine entre les deux actionnaires de référence.

Il aura tenu à peine huit mois, à peine le temps de poser les premiers jalons d'un possible redressement.

Apparemment inacceptable pour l'un des deux actionnaires principaux (et majoritaires). Olivier de Nicola n'était-il pas soutenu dans son action par le second actionnaire majoritaire (aussi) ?

Toujours est-il que le premier reprendra la main brièvement, sans grand succès et sera obligé de faire appel à un professionnel de la restructuration…

Entré en scène de Daniel Cohen. Lui aussi avait bien saisi le mal chronique qui affecte Fram.

Lui aussi avait trouvé les solutions et avait réussi à non seulement trouver un accord acceptable avec le consortium des banques de Fram, mais avait en plus réussi à motiver et rassembler les forces vives du TO…

Las, il n'avait pas mesuré l'ampleur de la furie destructrice qui anime les deux actionnaires et avait osé leur demander des garanties personnelles.

Pas franchement envisageables, d'autant que les deux actionnaires n'étaient pas franchement d'accord sur le choix de Daniel Cohen pour diriger l'entreprise.

Exit donc ce dernier et arrivée, rapide et surprise, (mais le coup était prévu) du Fram 5, le dernier.

Un Miremont tout feu, tout flamme, balayant en un tour de main ce que ses prédécesseurs avaient tenté de construire, virant sans ménagement les rares survivants des équipes précédentes et clamant haut et fort que si "Fram tombe, c'est l'ensemble de la profession qui tombe".

Stupeur bien compréhensible des banquiers, des investisseurs et des personnels du groupe. Grosse rigolade de la part de ses confrères TO en revanche.

TWA, Panam, Lehmann Brothers pour n'en citer que quelques-uns ont disparu.

Ni le transport aérien, ni les banques n'ont disparues…? Ou alors, j'ai loupé un épisode !

Et depuis, rien. Pour faire de la fraiche, on devait vendre des actifs… Rien. On devait rationaliser les marques du groupe ? Que tchi. Le TO est encore soutenu, par la profession, c'est vrai et c'est bien. Mais jusque à quand ?

En attendant, et face à l'opacité qui règne au sein de l'honorable maison, une partie du personnel crie "au secours". (LIRE)

Ils sont prêts à beaucoup de sacrifice pour sauver la maison… mais ne veulent pas la voir être dépecée par les vautours qui commencent à les survoler !


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1.Posté par Kathy.Oucha le 04/11/2013 21:30 | Alerter
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Bonsoir, il ne "remontait pas" votre édito, ce matin.

Il a dû passer un peu inaperçu, c'est très dommage, l'analyse est parfaite.

Je me posais une question : comment peut-on prétendre être le 5ème et dernier, si l'on ne vient pas pour liquider ? L'intime certitude d'être le dernier ne peut résider que dans l'intime connaissance que l'on vient pour fermer les portes et rendre les clés... Après avoir vidé le fond des tiroirs.

Ne serait-ce pas ce que l'on nomme un cambriolage ?

Je dis ça, je dis rien.

No Pasaran. :-)

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