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La case de l’Oncle Dom : Hôteliers contre hébergeurs collaboratifs... la guerre est déclarée !

L'édito de Dominique Gobert


Rédigé par Dominique Gobert le Mardi 2 Mai 2017

Entre les hôteliers « traditionnels » et les « hébergeurs » collaboratifs, c’est la guerre. Sans pitié. Dorénavant, suivant en cela les demandes des différents syndicats de l’hôtellerie, les AirbnB, Abritel et autres devront « déclarer » leurs offres…



Pour l’UMIH et son président, Roland Héguy, la publication du décret est une première étape dans cette lutte qui s’inscrit dans un véritable souci de transparence et d’égalité des chances. © klickerminth - Fotolia.com
Pour l’UMIH et son président, Roland Héguy, la publication du décret est une première étape dans cette lutte qui s’inscrit dans un véritable souci de transparence et d’égalité des chances. © klickerminth - Fotolia.com
En clair, et c’est désormais officiel et publié, toutes les « locations meublées » devront être déclarées.

Ou, plus exactement, ce décret permet aux communes de plus de 200 000 habitants et celles de la petite couronne parisienne de demander aux propriétaires de faire immatriculer leur logement avant de le mettre en location sur les plateformes d'hébergement.

Ce qui ne devrait pas faire la joie des multiples « propriétaires » qui s’en donnaient à cœur joie en proposant sur les sites d’hébergement tels BnB, Abritel ou bien d’autres, une chambre, un appartement pour quelques jours…

Pratiquant souvent des tarifs bien moindres que les hôtels traditionnels, échappant à toute forme de contrôle et évitant, bien évidemment, les différentes taxes… Quant aux propriétaires, pas de fiscalité non plus.

Dominique Gobert et chien Charly - DR
Dominique Gobert et chien Charly - DR
En soi, rien de nouveau sous le soleil, sauf que moralement, c’est pas terrible. Et l’on comprend aisément la colère de ces hôteliers, souvent de petites ou très petites entreprises, attaquées par une concurrence totalement déloyale.

Pour l’UMIH et son président, Roland Héguy, la publication du décret est une première étape dans cette lutte qui s’inscrit dans un véritable souci de transparence et d’égalité des chances.

Parce que le principe de cet « hébergement collaboratif » est loin d’être une mauvaise idée et correspond aussi à cette évolution des habitudes et des désirs des voyageurs.

En revanche, et c’est un peu dommage, il faut encore et toujours réglementer… Histoire de ne pas laisser place aux escrocs ou autres voyous. Mais tel est le monde des affaires !

Roland Héguy a raison lorsqu’il annonce que « Avec ce numéro d’enregistrement, la France met en place un premier outil de l’arsenal voté par le Parlement.

C’est la pierre la plus importante puisqu’elle renforce le pouvoir de contrôle des municipalités et qu’elle répond aux enjeux de transparence attendus par les consommateurs. Chaque jour compte pour les hôteliers.

Nous demandons aux municipalités de jouer le jeu et de mettre en place ces modalités le plus rapidement possible avant le début de la saison 2017.
»

Evidemment, pour les hébergeurs collaboratifs, c’est plutôt une mauvaise nouvelle.

J’ai notamment reçu une très longue missive d’Alexandre Woog, qui préside le Groupe E-loue, que je ne connaissais pas du tout et qui possède le site « Sejourning », « principal concurrent français du site Airbnb », selon le président.

Ses arguments ne sont pas dénués de sens non plus, y compris le fait que cette décision risque de « flinguer » des petites entreprises qui n’ont pas les moyens d’Airbnb.

Bon, en même temps, ce monsieur Woog souligne que « Cela va freiner l'essor de la location entre particuliers.

En effet il y a déjà eu des nouvelles règles de fiscalité contraignantes, désormais il y a des règles d'immatriculations de logements. De ce fait un propriétaire aura forcément des freins psychologiques avant de mettre en location son logement
». Ouais…

Il ajoute d’ailleurs et je cite : « Ce sont aux hôtels de s'adapter à ces nouveaux usages en créant des nouveaux services, des nouvelles offres.

L'interdiction et le fait de freiner ces locations ne fait que repousser le problème. Il est possible d'imaginer qu'un groupe hôtelier propose dans son panel des offres haut de gamme, milieu de gamme, low cost, et des appartements de particuliers.

Aussi un hôtel pourrait offrir des services comme laver le linge, donner accès à sa salle de sport, vendre une demi-pension aux voyageurs des appartements aux alentours. Une multitude de services autour des voyageurs de Sejourning ou Airbnb peuvent permettre de développer l'essor des hôtels, via des modèles économiques différents
».

Et de conclure : « Je comprends l'inquiétude des hôteliers, mais ce n'est pas les aider que de mettre en place ce type de décrets, qui a été pris sans aucune concertation, car la volonté des clients finira toujours par l'emporter sur la volonté des lobbys ! ».

Moi, j’aime bien les hôtels…


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1.Posté par dévoyage le 03/05/2017 09:22 | Alerter
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Moi aussi je préfère les hôtels d'autant que autant cette idée de location entre particuliers était rigolote et sympathique au départ, autant cette pratique a été complètement dévoyée.
Aujourd'hui, des particuliers achètent des appartements uniquement dans le but de faire du air bnb, sans parler des agences immobilières qui se sont jetées la dessus comme la misère sur le monde.
je me suis laissé entendre dire que beaucoup de propriétaires voisins en avaient plus que marre d'entendre les valises à roulettes ans les escaliers..
Il est temps de mettre de l'ordre dans cette pratique !

2.Posté par Papadopoulos le 03/05/2017 11:17 | Alerter
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Il faudrait que les agences jouent le jeu aussi : après avoir dénigré Booking.com, elles se jettent maintenant dans ses bras et ne jurent plus que par lui. Elles demandent des appartements, oubliant que leur agence vend des Pierre & Vacances, Maeva, AppartCity, Citadines, Belhambra ou Adagio.
Demain se sera Uber Stay ou Google Travel ou Amazon Trips.

3.Posté par Touriste le 06/05/2017 14:43 | Alerter
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En tant que voyageur solo, si je dois payer une single dans un hôtel, au vu du prix des chambres d'hôtels, je ne pourrais jamais partir. Et il faut voir les chambres singles qui sont mises à votre disposition... Cela fait bien longtemps que j'ai abandonné l'hôtellerie pour me loger durant mes congés : vive la location chez l'habitant !!!

4.Posté par Sert le 07/05/2017 04:02 | Alerter
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Moi, je n'aime pas les hotels : ni leur accueil mal-aimable ni leurs prix prohibitifs ni leur corporatisme digne d'un autre âge. La fin des monopoles est actée et au final, oui, c'est le client qui décide !

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