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La case de l’Oncle Dom : Statuts, Laurent Abitbol ou l’histoire d’un gros malin…

L'édito de Dominique Gobert


Rédigé par Dominique Gobert le Mercredi 7 Décembre 2016

Il m’épate, il m’épate, il m’épate ! Célèbre réplique de De Funès dans le film de Gérard Oury, le Corniaud. C’est en tout cas le type de remarque que pourrait susciter Laurent Abitbol et sa future OPA visant à bouleverser le monde du tourisme en France...



Laurent Abitbol, lors de la conférence de presse dans le cadre du congrès Selectour - Photo CE
Laurent Abitbol, lors de la conférence de presse dans le cadre du congrès Selectour - Photo CE
Non seulement il est malin, malgré ses airs de ne pas en avoir l’air, mais en plus, il a un véritable plan que, pudiquement ou rusément (ne cherchez pas, c’est encore un dialecte gobertien) il dévoile sans en avoir l’air.

(Vous remarquerez la syntaxe extrêmement brillante qui me vaudra sûrement une place de choix à l’Académie des faux culs) !

La phase II (ou III), on ne sait plus très bien avec Abitbol, est déjà enclenchée.

Ainsi que je l’exprimais hier, les réseaux de distribution « à la papa » datant du siècle dernier, sont révolus… et il est temps maintenant de donner un véritable sens économique au secteur.

Qu’on le veuille ou non, la concentration des entreprises du voyage est à l’ordre du jour.

Avec un seul objectif, clair mais pas nécessairement avoué : gagner un maximum de revenus.

La case de l’Oncle Dom : Statuts, Laurent Abitbol ou l’histoire d’un gros malin…
Abitbol est loin d’être un philanthrope. Pour lui, la coopérative Selectour est un modèle quasi périmé, qui nécessite un changement profond… qu’il va certainement pouvoir réaliser grâce à la structure même de ce groupement.

Parce qu’il faut donner de la richesse à ce groupe.

N’oublions pas, en effet que, lors de la fusion, chaque membre de la coopérative a pu acquérir, via l’entité « économique du groupe », Selectour Entreprise, une SAS, des actions garantissant à chaque actionnaire le même pouvoir.

Officiellement, rien n’est fait, car, dit le Président, « je ne sais pas trop comment, mais il va falloir y arriver... »

Malin. Gros malin.

D’autant que la phase suivante du plan Abitbol consiste à une refonte des statuts, permettant une « ouverture » du capital de la SAS, transformant sans vagues une coopérative divisée et sans grande envergure à la création d’une véritable entité économique, composée de franchisés actionnaires.

Mais pas nécessairement majoritaires…

En même temps, une opportunité capitalistique pour tous ces « petits porteurs » (sans aucune connotation péjorative) qui pourraient ainsi trouver un supplément de revenus sans pour autant y perdre leur âme… En revanche, un peu de leur indépendance (mais a-t-elle lieu d’être ?).

Ne nous leurrons pas. Le modèle économique traditionnel des réseaux de distribution devient, au fur et à mesure, totalement obsolète.

Et la concentration initiée par les « gros » fournisseurs laisse planer un grave déséquilibre vis-à-vis de ce secteur en général, et en France en particulier.

Abitbol l’a compris depuis fort longtemps. Parce que, sous ses airs naïfs, son tempérament convivial et affectif, c’est un véritable commerçant, un entrepreneur d’envergure.

Il a perdu un an, n’ayant pas été élu chez Selectour en 2015. Ce qui lui aura laissé finalement (ça c’est de l’optimisme) le temps de peaufiner le projet.

Pour le moment, au capital de l’entreprise Selectour, le groupe Abitbol pèse le même poids (encore que…) chaque adhérent individuel.

Sauf que l’entrée de Havas dans le réseau, assorti d’une possible augmentation de capital, peut lui permettre un achat d’actions conséquent, diluant mécaniquement une bonne partie de l’actionnariat.

En clair, avec environ 40% du capital, le pouvoir serait acquis.

Et, toujours mécaniquement, la formation d’une véritable entreprise de distribution, à but extrêmement lucratif, tant pour son actionnariat que pour sa présidence.

Egalement un moyen de s’affirmer face aux « mastodontes », même si le terme déplaît à ces derniers, en traitant ainsi d’égal à égal.

Ce qui, au bout du compte, mettra forcément en danger les « petits » tour-opérateurs, qui n’auront pas forcément les moyens de suivre.

Une opération gagnant-gagnant, en quelque sorte… à condition de réussir cette transformation.

Mais n’est-ce pas le risque dans toute OPA ?

Pour répondre à la question d’un grand éditorialiste de la presse télévisuelle, je reste persuadé que Laurent Abitbol est parfaitement capable de réussir le coup. D’autant que ses adhérents y ont tout intérêt, financièrement parlant…

A l’aube de 2018, nous aurons très certainement la réponse... à moins que tout ceci ne soit qu'une divagation de ma part !

Qui sait ?

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1.Posté par Concombre Masqué le 07/12/2016 07:17 | Alerter
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Tout ceci semble intéressant. Mais c'est décrit de telle façon que c'en est incompréhensible...

2.Posté par dites donc ? (ton bourvilien..) le 07/12/2016 09:02 | Alerter
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Opa, concentration, augmentation des revenus...
C'est bien joli tout ça mais quid du client ???
A t'il envie lui de rentrer dans la boucle de ces grosses machines ?
(la réponse est dans la question)

3.Posté par DUBITATIF le 07/12/2016 12:02 | Alerter
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et pendant ce temps-là :https://youtu.be/efNyRmTLbjQ (pres airbnb "trips" à LA) ; au moins ça envoie du rêve, ça donne de la vision, il y a des valeurs, le client est au centre... ; pas certain qu'un simple "gagner plus de revenus" suffise à motiver les troupes et que la productivité à outrance protège des tsunamis tels que celui-ci...

4.Posté par mille sabords le 07/12/2016 15:51 | Alerter
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Analyse réaliste cher Dominique.
La thématique du congrès Sélectour et la refonte des statuts (?) sur les cendres AFAT qui était la première étape, profiteront avec certitude aux 30 TO supposés référencés sur 2 ans et dont TUI et Voyamar sont déjà les premiers sur la liste.
Ne pas perdre de vue que Laurent ABITBOL a des comptes à rendre à ses actionnaires et que lorsque des banques et des fonds d' investissement rentrent dans un capital à une certaine hauteur c'est pour financer un développement rapide et pour en sortir dans les 5 ans généralement avec des bénéfices ...La marche forcée est en route...
Sélecteur est un levier idéal ... Double efficacité à la fois pour la marque Voyamar et celles associées et pour les gros TO qui ont des appétits européens et les mêmes contraintes d'actionnaires ( TUI après avoir perdu beaucoup d'argent sur le marché français et racheté pour des poignées de figues de belles marques ,compte bien rattraper son retard!!);
Pour cela il faut une grosse machine déjà existante , et refondre un Selectour vieillissant ?
L'opportunité est trop belle...
- Quid des futurs associés Sélectour (agences individuelles) petits porteurs ( hélas souvent divisés), de la future SAS, quel pouvoir auront ils ? Calcul malin pour mieux rassembler ensuite. et régner
L' histoire des hommes est vieille comme le monde : manipuler habilement le pouvoir et l'argent.!!!
- Quid des petits TO inventifs professionnels French Touch qui répondent aux attentes des clients ?
Et oui et le client dans tout çà??
Il file chez les Start Up dont les offres sur le net s'adaptent au mode de consommation au fil des ans .
Certains beaux discours peuvent s'apparenter à l 'arbre qui cache la forêt...
A moins qu'il y ait un crash comme dans la Grande distribution ? Là où le client a pris le pouvoir et a commencé à déserter les grandes surfaces qui avaient réduit leurs leurs fournisseurs et la qualité pour gagner plus ?
Ces grandes surfaces (qui vendent en priorité de l'alimentaire ) essayent de faire revenir les consommateurs à coup de réductions ... 3 pour le prix de 2 ; 1 acheté= moins 50% sur le 2 ieme , une façon habile de baisser les prix en acceptant la prise de pouvoir du client . Est ce le sort de la distribution dans le voyage dans les années à venir ?
La profession au sein d'un réseau volontaire doit rester lucide car nous vendons du voyage, du loisir la concurrence est forte et très diversifiée sur la toile où l 'offre est à contrario élargie...

5.Posté par Papadopoulos le 08/12/2016 01:53 | Alerter
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Ca me fait penser au cas Décathlon: dans les années '90, c'était La Référence en matière de produits sportifs. On trouvait toutes les marques, les plus pointues. Faire du sport c'était un bonheur. Depuis 2000, ils ont restreint leurs fournisseurs et maintenant on ne trouve que leurs marques et 2-3 qui payent bien mais qui ne sont pas forcément les meilleures.
Résultat des courses: les vrais sportifs ont suivi les marques dans les boutiques spécialisés ou font leurs courses sur Internet.
Est-ce que les futures agences Selectour devraient se ressembler comme 2 gouttes d'eau les unes aux autres (à la mode communiste si chère à Castro, n'est pas Dom'?), vendant les mêmes produits au même prix?
Finalement il n'y aura aucune différence entre une agence Leclerc/Carrouf' et les Selectour.
J'ai bien peur que le projet de Dr Abitbol, se transforme en SAS de Mr Hyde: 1 voix = 1 action, puis 1 agence = 1 action et comme il en a plus de 500, il aura de facto 500 actions alors que le réseau compte à peu près 1500 agences (soit 1500 actions). Donc de facto, il aura (ad vitaem eternam) 30% de voix dans le nouvel ensemble. Et les petits n'ont d'autre choix que de fermer leur gueule ou partir (s'ils veulent travailler avec des fournisseurs qu'ils choisissent eux-même).
Et comme Laurent projette de faire une centrale d'achat avec Manor, c'est encore plus malin: il se servira de la puissance de Manor pour obtenir des meilleurs prix et garder le contrôle de Selectour.
C'est bien malin !

6.Posté par Christian Jean le 08/12/2016 20:53 | Alerter
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Bonjour,

Alors, dites la vérité M. Gobert et pas de faux semblants. Essayez d'être honnête à défaut d''être sincère ! ...

Cordialement

7.Posté par Christian Jean le 08/12/2016 21:01 | Alerter
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Bonjour,

"Siparex et Rothschild" actionnaires historiques et majoritaires du "consensus Abitbol" ont-ils confirmé qu'ils sont prêts à payer convenablement leur personnel ? ... Un peu de décence ... Seuls des "journaleux" à sa botte ne peuvent qu'applaudir ce simulacre de progression, Selectour « est pris en main » et les irresponsables applaudissent …

cordialement

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