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La case de l’Oncle Dom : la résistible ascension des compagnies du Golfe...

L'édito de Dominique Gobert


Rédigé par Dominique Gobert le Vendredi 28 Avril 2017

Et si les compagnies traditionnelles du Golfe, qui, en quelques années, ont réussi à s’emparer d’énormes parts de marché dans le transport aérien étaient arrivées à leur apogée ? Finalement, ce ne serait peut-être pas si improbable que ça…



" Ces compagnies qui n’ont pas démérité, même si parfois, elles sont « aidées » par leurs états, ne serait-ce qu’au niveau des taxes qui pèsent sur leurs concurrents européens n’ont peut-être pas anticipé les nouvelles habitudes des voyageurs" - Photo : Emirates
" Ces compagnies qui n’ont pas démérité, même si parfois, elles sont « aidées » par leurs états, ne serait-ce qu’au niveau des taxes qui pèsent sur leurs concurrents européens n’ont peut-être pas anticipé les nouvelles habitudes des voyageurs" - Photo : Emirates
Laurent Magnin, dont j’ai publié l’interview la semaine dernière, même si la provocation est pour lui un jeu, porte quand même un regard assez lucide sur le transport aérien mondial.

Et notamment sur ces compagnies aériennes, dites « du Golfe », dont la qualité est certes reconnue de partout, à juste titre. Mais qui pourraient peut-être avoir mangé leur pain blanc...

Etihad, qui en à peine dix ans, est arrivée au plus haut niveau, tant dans la qualité de ses prestations que sur les routes aériennes du monde, semble presque "à bout de souffle".

Certes, ses homologues de cette région du monde n’ont pas manqué de lui porter une concurrence sévère, sans compter bien évidemment les compagnies américaines et européennes qui n'ont pas retenu leurs coups non plus.

Mais la véritable guerre est celle qui se joue entre Dubaï, Doha et Abu Dhabi. Comme Etihad est la dernière arrivée dans le jeu, il est certain que c’était l'ennemi à abattre en priorité.

Dominique Gobert et chien Charly - DR
Dominique Gobert et chien Charly - DR
Etihad, plutôt que tenter de s’installer sur des marchés déjà saturés, a préféré procéder à des "investissements participatifs".

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ses choix n’ont pas été forcément pertinents : Airberlin n’est pas d’une santé brillante.

Quant à Alitalia, qui aura coûté une fortune à beaucoup d’investisseurs, elle est au bord du dépôt de bilan.

Pour une fois, Air France qui avait en son temps "participé" au sauvetage, pensant faire une bonne affaire (ce qui aurait pu être le cas), aura réussi à se tirer de ce guêpier à temps.

Comme quoi, tout peut arriver…

En revanche, pour Etihad, c’est une sacrée épine dans les ailes.

Même si, afin de prévoir l’avenir, la compagnie avait confié à un ex-dirigeant d’Air France, le soin de "piloter" (pardon) les participations financières des compagnies investies par elle.

Bien sûr, la crise que traverse Etihad n’est pas seulement due à son "manque de jugement" dans ses tentatives de conquête du transport aérien mondial.

Parfois, quand on est pété de thunes, on ne regarde pas du tout à la dépense.

J’en connais même qui se payent des tables à "15 000 boules", histoire de faire plaisir à un directeur des ventes particulièrement efficace… et salut, Bruno !

Ceci étant, je pense sincèrement que Laurent Magnin, qui a déjà une vision futuriste du transport aérien mondial, est dans le vrai lorsqu’il annonce l’amorce de descente des compagnies aériennes du Golfe.

Ces compagnies qui n’ont pas démérité, même si parfois, elles sont "aidées" par leurs états, ne serait-ce qu’au niveau des taxes qui pèsent sur leurs concurrents européens n’ont peut-être pas anticipé les nouvelles habitudes des voyageurs.

Ceux-ci sont en effet de plus en plus avides de « routes directes » et même si les escales dans les hubs de Doha, Dubaï ou Abu Dhabi sont particulièrement attrayantes, je ne sais pas si dans quelques années, ces mêmes voyageurs seront encore prêts à perdre trois ou quatre heures à arpenter les duty free de ces aéroports luxueux ?

Et ce sera surement l’occasion de voir enfin les compagnies aériennes long-courrier mais à bas coûts, d’un fonctionnement simplifié, comme le dit le père Magnin, proposer des vols directs à un tarif particulièrement compétitif.

Sans pour autant négliger la qualité des prestations. Mais en restant plus simples ?

C’est en tout cas une piste de réflexion qui mérité d’être suivie avec attention…

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