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Léa : la "digitalisation" de nos métiers ? Je lui fais un doigt !

La life de l'agent de voyages (pas si) blonde


Rédigé par LEA le Lundi 27 Mars 2017

Léa revient sur la digitalisation de l'économie qui envahit aussi tous les domaines du voyage. Réservations, enregistrement à l'aéroport, à l'hôtel, passage aux frontières... les voyageurs croisent de moins en moins d'humains sur le parcours client. Pour Léa, trop c'est trop !



C’est bien parce que je suis une fille classe que je ne me permettrais pas de faire un doigt d’honneur à la « digitalisation de l’économie »… mais si vous saviez combien ça me brûle ! - Illustration Raf
C’est bien parce que je suis une fille classe que je ne me permettrais pas de faire un doigt d’honneur à la « digitalisation de l’économie »… mais si vous saviez combien ça me brûle ! - Illustration Raf
Le prochain qui utilise le terme « digital » pour dire « informatique », je lui casse les genoux.

Digital, en français, ça veut dire « avec les doigts »… alors moi, je veux bien qu’on fasse des trucs avec les doigts, mais je ne suis pas ce genre de filles à me contenter de si peu.

Non, quand on parle « d’économie digitale », on parle en général de « services Internet, mobiles ou délivrés par des bornes ». Enfin, de services…

"J’espère qu’un humain m’attendra pour m’accompagner de l’aéroport à l’hôtel"

Je copie ici l’e-mail d’une cliente qui me semblait un poil agacée la semaine dernière alors qu’elle s’apprêtait à prendre un vol Air France…

Elle m’écrivait : « Bonjour Léa, j’espère que vous lirez mon e-mail avec vos yeux (et pas un scanner), parce que depuis la réservation de mon séjour (où j’ai eu le plaisir de m’asseoir devant vous et de parler à un être humain sympathique et empathique), j’ai l’impression de ne plus « parler » qu’à des machines.

J’ai bien reçu un e-mail automatique hier où Air France m’invitait à éditer ma carte d’embarquement à domicile. J’ai bien imprimé ma carte d’embarquement mais aussi mes étiquettes bagages.

Arrivée à l’aéroport, j’ai posé, pesé et scanné mon bagage dans une espèce de machine diabolique.

Air France semble avoir encore du personnel mais les agents au sol en sont réduits à faire ce que les passagers ou les machines font mal : expliquer à des voyageurs exaspérés, perdus, âgés ou simplement chargés, comment marchent les automates, coller des étiquettes, soulever un bagage lourd ou une poussette, pour les diriger ensuite vers un autre filtre ou on ne leur parlera pas davantage.

Parlons-en de l’innovation « Parafe »... les agents de la PAF n’ont jamais été bien causants mais je regrette presque leurs froncements de sourcils en vérifiant que je ressemble bien à ma photo.

Aujourd’hui, le scanner a vérifié 3 fois mon passeport biométrique. Il n’y avait personne au guichet, personne pour me dire bonjour ou bon vol… A mon arrivée à Hong-Kong, j’espère qu’un humain m’attendra pour m’accompagner de l’aéroport à l’hôtel et qu’un autre humain s’occupera de mes formalités d’enregistrement.

J’ai un peu peur d’être emmenée à l’hôtel par une voiture sans chauffeur et de faire mon check-in à l’hôtel sur une borne.
».

Les travers du digital

Sous prétexte de rapidité, d’efficacité, de zéro-défaut ou de fluidité, la plupart des tâches autrefois dévolues à des humains sont désormais traitées par des robots, des drones, des bornes ou des terminaux informatiques.

Avant Internet, dans les agences de voyages, on vendait essentiellement des billets d’avion (c’est Big-Boss et Isabelle qui m’ont expliqué ça…).

Je me moque volontiers de mes chefs, mais j’avoue qu’encore aujourd’hui, ils savent jongler avec les règles tarifaires, les stops-over et les open-jaws.

Parfois, je me sers sans vergogne de leurs compétences techniques pour construire un aérien un peu tordu pour le confort de mes clients sur-mesure. Ils donnent l’impression de travailler plus vite et mieux qu’une machine… ça impressionne les clients.

Désormais, les clients ne jurent que par les comparateurs et les agences en ligne ou les sites des compagnies aériennes. Il n’y a personne pour les guider, leur faire mettre le doigt (autrement appelé « extrémité digitale, vous me suivez ?) sur une règle tarifaire un peu moisie, des formalités de police un peu strictes ou un temps de correspondance anormalement long.

Amis agents de voyages, ne me dites pas que vous n’avez jamais reçu un client un peu embêté de vous dire « j’ai réservé un vol sur internet mais je crois que je reste 9 heures à Dubaï, non ? Vous pourriez vérifier ? »

Le "do it yourself" est en train de tuer le métier d’agent de voyages

Avec une borne ou une appli, difficile de négocier un early check-in, un excédent de bagage, une chambre en étage élevé et tous ces petits plus que peuvent apporter les agences et qui font qu’un client se sent considéré.

Le tout informatique et le « do it yourself » sont en train de tuer le métier d’agent de voyages, mais aussi toute l’économie des services. J’ai deux mains gauches, mais (parce que j’y ai été contrainte) j’ai appris à réinitialiser ma box Internet toute seule.

Pas le choix… quand tu téléphones à Orange, désormais, tu « parles » à un robot qui finit par te répondre après que tu as tapé sur #, * et 0 (pour revenir au sommaire parce que tu n’écoutais plus la machine) que tu dois aller sur ton « espace personnel » sur le web où tu trouveras les réponses à toutes tes questions (à condition bien entendu de savoir où trouver ton numéro de client et ton mot de passe, de bien remplir des champs du site qui t’enverront ensuite sur un tuto).

Mon sac à main est bourré de technologie. Et vas-y que je le glisse sur une borne du métro pour que mon pass Navigo déverrouille la barrière, et vas-y que je laisse frôler ma CB « sans contact » sur un TPE pour que je puisse être débitée de mes courses du jour, et vas-y que je rentre ma carte UGC-illimité sur le côté d’une borne pour éditer ma place de ciné. Et vas-y que je paye mon Starbucks avec mon téléphone…

On me rétorquera que quand on utilise le web, une appli ou une carte magnétique, on fait moins la queue, on réduit le risque d’erreurs, b[on peut avoir du personnel « expert » dédié à l’assistance plutôt que des exécutants… je m’incline.]b

Je sais que je suis une râleuse mais...

N’empêche que quand vous demandez au client de faire le boulot à votre place, il n’a plus aucune raison de venir en agence. J’aimais bien les formats SM et ST sur Amadeus pour réserver les sièges de mes clients.

Désormais, on a une espèce d’interface graphique lente et incompréhensible et réserver un siège prend 10 fois plus de temps que d’aller sur le site de la compagnie.

Désormais, pour émettre un billet d’avion, on a besoin d’introduire en PNR mille informations à propos des passeports des clients (et je rappelle que les compagnies aériennes ne nous payent pas plus pour ça).

Je sais que je suis une râleuse… mais j’aime le travail d’orfèvre, le cousu-main, celui qui a du sens. Je me lève le matin pour vendre du bonheur aux gens. Pas seulement pour taper des codes toute la journée sur mon ordi.

Le dernier truc à la mode (et qui me saoule infiniment), c’est les nouvelles lubies des compagnies aériennes, dont on croirait qu’elles ont été inventées juste pour nous compliquer la vie : on doit désormais réserver les billets des dames à leur nom de jeune fille.

A chaque fois, on est bon pour 10 minutes d’explication, de justification, de petites lignes ajoutées au contrat.

La digitalisation de l'économie... je dis "F***"

Dans son bilan annuel, le médiateur du tourisme souligne que les réservations en ligne sont au cœur des litiges. Bien sûr : quand le client réserve tout seul sur le web, sans conseil, il ne sait pas ce qu’il achète… alors il se plante !

Et contre qui se retourne-t-il ? L’agence qui édite le site web sur lequel le client a réservé (qui répondra qu’il n’avait qu’à lire les petites lignes), cette agence qui est obligée d’informer de la possibilité de saisir le médiateur du tourisme, qui paye une RCP à prix d’or et qui fait bénéficier son client de la garantie déplafonnée des fonds utilisés (et figurez-vous que tout cela a un prix).

Avec les « bons plans du web », le low cost ou le développement des applis, des smartphones et de la techno, on arrive à des aberrations telles qu’Airbnb (qui n’a pas de chambres) est valorisée davantage que le groupe Accor (et ses centaines de bâtiments en pleine propriété), que les compagnies aériennes classiques, pour avoir des tarifs comparables à ceux des compagnies low cost, suppriment des emplois (je ne vais pas m’étendre là-dessus : Jean-Louis Baroux fait ça mieux que moi), que Facebook et les mecs du marketing de Monop' (qui savent tout de mes achats) me connaissent mieux que ma meilleure copine et ma psy réunies…

C’est bien parce que je suis une fille classe que je ne me permettrais pas de faire un doigt d’honneur à la « digitalisation de l’économie », mais si vous saviez combien ça me brûle !

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Tags : lea, léa
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1.Posté par rick sailor le 27/03/2017 08:49 | Alerter
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Ma chère Lea

"Le progrés est un fruit que l'on hésite à manger". Que quelques vieillards attardés pleurent encore sur l'époque ou une armée de serviteurs se pressait dans les aéroports pour assouvir les besoins du voyageur... Je peux le comprendre. Mais vous ? Je n'y crois pas.

Si l'évolution de la langue française a adopté le mot digital (que le terme numérique doit de fait remplacer) adoptons en l'idée. Digit, issu du langage anglo saxon, est né de ces montres "électroniques" des années 70. On parle bien de selfie et même les agences affirment dans leurs carnets aux voyageurs "les vols seront opérés". Qui aurait le le nom du Chirurgien ?. Opérer pour l'anglais Operate.

Prenez le mot Cordialement" utilisé par tous. A première vue il semble assez chaleureux, mais l'origine du mot, 'du coeur', le réserve à un courriel adressé à une personne avec laquelle on a entretenu une correspondance depuis longue date, ou à qui on doit un regard particulièrement proche. Et pourtant, il est désormais entré dans les mœurs.

Mais au delà, les mêmes râleurs sur les machines, utilisent une Nespresso, un robot ménager, un smartphone. On le voit la techno s'apprend, se maitrise et s'habitue. Qu'un attardé se plaigne, je le comprends mais la masse a adopté les usages et les manipulations. Je préfère une caisse automatique rapide à une caissière fatiguée de travailler. Je préfère Amazon à un Boulanger où une caissière doit assurer 30 clients ! J'en vois très régulièrement reposer leur achat pour ne pas attendre. Un vrai manque à gagner.

Le comparateur c'est l'antichambre de l'agence. Certes tous ne viendront pas confirmer leurs recherches. Mais si sur la masse 20 % le font (ce qui est le chiffre donné aujourd'hui), il y a du travail en perspective.

Seule certitude le nombre d’agences va baisser, les réseaux sont l’avenir du commerce indépendant et le "digital" la seule issue possible au coût du travail. Les métiers vont se réinventer. Le notre aussi. Et tout cela va demander des efforts d'adaptation. Tous les agents de voyage ne pourront pas le faire. C'est un fait acquis. Leur laisser croire le contraire serait mentir.

Cordialement Rick

2.Posté par JB le 27/03/2017 09:57 | Alerter
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Ça me fait plaisir de te lire car j'avais tellement l'impression d'être le seul "vieux con" à penser la même chose que toi....

3.Posté par Martino le 27/03/2017 10:52 | Alerter
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Salut les vieux qui se la jouent jeunes !!!!

Modernité ne signifie obligatoirement Technologie par tout et pour tout !!!!

Vous oubliez que nous sommes dans un métier de service et que dans ce somaine la notion de plaisir passe aussi par la convivialité.

Quand on voyage, c'est pour rencontrer d'autres êtres humains et d'autres cultures, pas des machines.

A quand les voyages en seringues comme dans "Total Recall" !!!!

4.Posté par JB le 27/03/2017 11:07 | Alerter
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A Martino et à Léa : mon message s'adressait bien à Léa et pas au donneur de leçon Rick Sailor...

5.Posté par Ika le 27/03/2017 11:16 | Alerter
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Cher Rick heureux de vous voir aimez ce monde sans humain car à force de faire vos achats sur des que comme amazon nous devrions bientôt plus avoir de quoi payez des médecins dans les hôpitaux et des enseignants dans les écoles !!!

Il paraît que c'est le progrès de crever la gueule ouverte ! Vivement Uberisation de votre métier !!! Cela sera ce que vous appelez " la solution " à votre coup du travail à vous (qui pas plus qu'un autre doit aussi être économisé pour réduire les coups d'un service que l'on ce demande bien qui pourra encore ce le payez car plus personne pourrà gagner sa vie !!!) A moins que cela soit pour augmenter les profits d'un tout petit groupe de gens ?

Avez vous fumée ?

6.Posté par Papadopoulos le 27/03/2017 11:54 | Alerter
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Ouuups Rick !
"Je préfère une caisse automatique rapide à une caissière fatiguée de travailler"

7.Posté par rick sailor le 27/03/2017 12:19 | Alerter
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Chers tous

N'ayant pas un besoin démesuré d'être aimé, la machine me va car elle évite de dire des bêtises et de faire perdre du temps. L'aboiement d'un guichetier SNCF derrière sa vitre me fait aimer la machine automatique. Ni état d'âme, ni rancœurs, ni mauvaise humeur. Juste le service demandé !

Ce "dégueulis" affirmés de bons sentiments voudrait faire oublier que tous les hommes et femmes qui travaillent dans les agences de voyage ne sont pas des cadors ! Faux. Et croyez moi quelle que soit la très haute opinion que vous avez de vous, de vos mérites et de votre savoir... Bien peu valent les salaires qu'ils exigent. La rentabilité est aujourd'hui le maitre mot du business. Ne vous en déplaise. Je n'échappe pas à cette règle que de penser que je vaux mieux !

Et que les pleureurs qui mettent l'humain en valeur ne s'y trompent pas. La machine donne du temps pour aller de l'avant et faire évoluer son savoir. L'inverse n'existe pas. Et le constat que je fais modestement me donne tous les jours raison... On utilise plus les machines que les hommes derrière leur comptoir. A votre avis où est l’efficacité. Dans l'idée philosophique de l'humain ou dans l'action des humains quand elle est là ?

Car quoi que l'on fasse, la machine est créée par l'homme pour l'homme. Si elle était inutile elle n'existerait plus. Si elle se développe... à vous d'en tirer les conclusions.

Mais rien ne vous empêche d'aboyer contre moi mais le temps joue contre vous.
Aujourd'hui n'est que l’embryon d'un demain sans doute encore plus technologique !

Rien ne vous empêche de vous déchainer contre ces propos mais la réalité vous donne déjà tort !

Votre très amical Rick

8.Posté par AZHENOR le 27/03/2017 12:19 | Alerter
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Le progrès, certes on peut difficilement y échapper mais cela coute cher, surtout aux agents de voyage qui perdent leur emploi;
"Les métiers vont se réinventer", ouais mais bon, la société pour laquelle je travaille met en place un plan en 5 ans pour la digitalisation de ses services, mais nos postes sont eux déjà supprimés,...sous prétexte de digitalisation, nos postes sont supprimés dans quelques mois, mais on ne nous propose pas de formation pour un de ces fameux nouveaux métiers puisqu'ils ne sont pas encore nés...en attendant on va pointer aux Assedics? et puis, tous les clients ne sont pas pour réserver et tout faire eux même via des machines que ce soit un outil ou le smartphone, car beaucoup n'ont pas le temps et ont autres choses à faire! Je l'entends tous les jours; ces clients là iront vers les agences qui auront encore du personnel pour s'occuper d'eux.... il va y avoir une sérieuse redistribution des portefeuilles clients....

9.Posté par rick sailor le 27/03/2017 12:22 | Alerter
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Mon cher Martino

Nous parlions de machines pas de rencontres et de but du voyage. Eux ne sont pas numérisables. Pas plus que la joie de l'échange en voyage.

Vous voyez même lire est complexe pour certains

Votre dévoué Rick

10.Posté par rick sailor le 27/03/2017 12:27 | Alerter
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Mon cher Ika

L'ubérisation existe parce que le consommateur le plébiscite et en redemande, partout, dans tous les domaines, tout le temps. !

Croyez vous sincèrement que pour acheter un billet d'avion de point à point il a besoin de nous le client ? Pour acheter un hôtel ? Louer une voiture ?.

C'est lui qui fait le marché, ni vous, ni moi !

Croire que l'on existe sans lui serait stupide et ne pas comprendre et voir cette évolution serait une faute professionnelle grave. Si toutes les agences de voyage avaient un intérêt... Les clients seraient-ils partis sur internet ? Pas si sur !

Arrêtons d'accuser le bâton de faire mal et soignons notre dos.
Ce mal aujourd’hui est chez le malade pas dans la machine

Bien à vous
Rick

11.Posté par DUBI2 le 27/03/2017 15:21 | Alerter
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le "DIY va tuer le métier d'agent de voyages" :
-si être agent de voyages c'est uniquement maitriser le mode cryptique soviétique Amadeus, "vendre" des assurances de voyage, et appuyer sur une touche pour réserver un hotel via un outil BtoB obsolète, alors OUI.
-si le métier c'est du conseil, du service, de l'expertise sur les destinations, de la veille techno liée aux travel alors NON : reste à savoir comment on gère le "change management" pour cela et à aller chercher les clients prets à payer pour ce service*
(parce que pour les taches "simples" inexorablement la population (qui rajeunit, c'est mathématique) s'y met cf ce qui se passe dans la banque avec réduction des agences physiques au profit des transactions numériques )

12.Posté par AZHENOR le 27/03/2017 15:29 | Alerter
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certes le client n'a pas besoin de nous pour acheter son billet mais quand il veut le modifier, il est quand même bien content de nous trouver
et quand en plus, il s'aperçoit qu'il a acheté un billet non modifiable et non remboursable, il râle parce que l'outil "ne lui a pas dit"; bah oui, il faut lire les lire les conditions, et elles ne sont pas toujours très claires, et en puis, le client, il n'a pas le temps de les lire les conditions, il a un métier, lui!
Alors, il faut racheter un billet, encore des frais?...ou est l'efficacité et la rentabilité? pas chez le client en tout cas...Et lui, la prochaine fois, il ira à la concurrence, car il en a marre de perdre de l'argent...
Ce client là, ce qu'il veut c'est un assistant qui lui fait ses résas aux meilleur prix, lui choisi le siège qu'il aime, réserve sa chambre habituelle dans son hôtel habituel ou l'hôtel qui se trouve le plus proche de là où il se rend....
Le tout digital peut convenir à certains clients et /ou pour certains type de voyage mais pas pour tous les voyages, ni à tous les clients.
Il est clair aujourd'hui qu'une partie des clients n'en veulent pas et préfèrent avoir à faire à un agent. Ils y viendront peut-être par la force des choses à la digitalisation mais il va falloir mettre au point des outils plus performants, plus claires et plus précis qu'ils ne le sont aujourd'hui...Je ne dis pas que je suis performante, je dis juste que quand nos clients appellent, ils attendent des informations précises sur leur itinéraire, leur billet, leur hôtel; ils attendent des conseils sur les bagages, les temps de connection, les documents de voyage, tout ce que l'on peut donner au cours d'une conversation;
je ne suis pas certaine qu'une machine puisse faire la même chose aujourd'hui, et ce en peu de temps et de manière aussi concise!
Je comprend que le salarié coute cher et ne soit pas toujours rentable pour l'entreprise mais, il faudra trouver le bon équilibre entre la digitalisation et le conseil d'agent de voyage sinon le risque est de perdre une partie des clients;
à moins que cela soit le souhait des entreprises de voyages: certaines seront au tout digital et auront les clients qui sont pour et les autres garderont le service par les conseillers voyage et les clients qui vont avec.. après tout, pourquoi pas...

13.Posté par rick sailor le 27/03/2017 17:15 | Alerter
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Cher Azhenor et Dubi2

Vous avez parfaitement résumé ma vision. Oui le plus ce n'est pas la capacité à apporter de la "valeur ajoutée" (vaste tarte à la crème de nos institutions) mais la capacité à répondre aux services demandés par nos clients. La révolution c'est à la fois l'écoute et l'anticipation. Le numérique devient un atout et non un ennemi. On revit aujourd'hui la vision des agences face au net dans les années 2000. La peur prime sur la possibilité.

Je ne suis pas forcément plus au point que vous mais je suis conscient que je vais disparaître si je ne change pas. Je sais que ce n'est ni évident, ni facile mais sommes nous condamnés à ne pas évoluer ? Faut-il accepter l'inacceptable et l’irrévocable ?

Je dis tous les jours à mes équipes "que faites vous pour prendre ma place"... Et les réponses me font parfois un peu peur car elles sont futées, réfléchies et malines. Preuve qu'il est possible de trouver de nouvelles visions dans la relation client/fournisseur. Y compris, et surtout, dans le monde du voyage.

Votre dévoué Rick

14.Posté par Kate le 27/03/2017 18:40 | Alerter
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Léa, Votre post à le mérite d'ouvrir le débat. Oui, la technologie va être de plus en plus présente. Je rejoins Rick quand il dit que nous vivons l'embryon de ce que sera demain. Il suffit de lire le rapport d'Oxfam sur les bénéfices bancaires ds les paradis fiscaux pour comprendre que les algorithmes sont des traders. Dans ces lieux clairement identifiés, très très peu de collaborateurs pour des milliards d'euros de bénéfices (y compris pour les banques françaises).
Il est important de s'adapter et je comprends votre envie de dire "F**k !". L'idée est de se construire dans cet univers impitoyable. Les agences de voyages sont amenées à s'adapter/se transformer avant de disparaître comme c'est déjà le cas de certains jobs.
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi les pureplayers ont le statut d'agences de voyages vu qu'ils n'assument aucunes responsabilités. Ils ne savent pas tous les risques que prennent les TO et agences IRL. Ce sont des grandes surfaces de la distribution qui essorent les fournisseurs. Ils savent vendre du rêve (je connais ce milieu), tout est formaté, marketé quitte à être borderline sur la promesse faite aux clients qui, lorsqu'un volcan se réveille, se retrouvent en rade.... Si voulez vraiment faire. Un doigt, jetez toute la technologie que vous utilisez déjà à titre perso. Pour le reste, il n'est pas trop tard pour s'interroger et faire sa part. L'ONG OuiShare est un accélérateur d'idées et proposent quelques pistes de solutions... Car demain, il y aura peu d'emplois. C une réalité. Et les bénéfices contribueront à paupériser nos vies.... ou pas.

15.Posté par christian jean le 27/03/2017 21:21 | Alerter
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Bonsoir,
J'ai conscience depuis quelques semaines d'être CENSURE par Tour Mag, pour des propos sans AUCUN manque de respect pour qui que ce soit mais par l'intervention de "la tortue" « le pseudo décideur » M Gobert ...
Alors, sachez, vous la rédaction que ce M. Rick Sailord (que je connais personellement) ce prétentieux est un ventilateur, dans moins de 20 ans sa "théorie" est morte et je serais heureux d'en débattre à vive voie, mais "ce vieux" n'a rien compris au "FILM" IL EST RETRAITE DEPUIS DES ANNEES » Ses théories longues et stériles sont du bla-bla--- Il y a ceux qui « bossent » et ceux qui « délires » …
Cordialement et censuré comme à vos coutumes …

16.Posté par JB le 28/03/2017 09:25 | Alerter
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Ecrivez un énorme "6" sur le sable d'une plage...
Mettez une personne à chaque extrémité et dite lui de dire ce qu'il voit...
L'un voit un "9" et l'autre un "6"... Aucun n'a tort, ce sont juste des points de vue différents !
Ce n'est pas parce que Mr Rick utilise des "mon cher" à tort et à travers qu'il détient la vérité. Il a juste un point de vue différent. Mais cela ne devrait pas l'empêcher de considérer que tous les autres ont un point de vue qui se défend.
Le propos initial de Léa de défendre la relation humaine plutôt que la recherche du profit et de la rentabilité du digital me parait un point de vue tout à fait honorable et défendable que je partage.
A chacun ses valeurs...

17.Posté par Elodie 974 le 28/03/2017 09:33 | Alerter
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Hello

Je suis d'accord avec ce que dit Rick. en effet la digitalisation est le résultat du progrès technique. dire non à la digitalisation c'est ne pas affronter la réalité. certes vous avez le droit de vous agacer face à la digitalisation de votre métier mais cela ne résout pas votre problème.
il serait peut-être plus intéressant de trouver une solution afin de valoriser votre travail. se différencier des machines devient aujourd'hui un avantage concurrentiel voilà ce que vous pouvez mettre en valeur dans votre métier. soyez créatif! montrez ce que les machines n'ont pas dans votre travail.
ne restez pas desarmés face à la digitalisation. faites la différence sur la qualité de votre service et sur votre chaleureusité humaine. bonne soirée

18.Posté par Martino le 28/03/2017 10:30 | Alerter
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Juste une remarque :

Les 18/19 et 20 mars 2017 elles étaient où les machines pour les 6 000 clients bloqués à Orly Sud ???

Et c'est à qui que ce sont adressés les adeptes du "DIY"... en tous cas pas à des bornes automatiques !!!!

19.Posté par voyageur lambda le 28/03/2017 16:49 | Alerter
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Du point de vue voyageur/utilisateur, lorsque je choisi un voyage : je donne un budget, une durée, des dates départ/arrivée, un nombre de voyageur, des souhaits de destination. Ensuite, j'attends quelques jours. Puis je discute/négocie avec un être humain les conditions du voyages final. Je paie peut être plus cher (50, 100 , 150 euros par personne ?) et j'apprécie cette façon de fabriquer mon voyage.
Pour le moment, je ne trouve pas une offre numérique qui réponde à ce besoin.
Donc je continue à travailler avec les êtres humains des agences de voyages et, je suis content de payer ce service.
Le numérique servant à fluidifier les modalités techniques du voyage (impression de tickets, réservation bagages, ...).
C'est un avis parmi des millions d'autres. La diversité ça a du bon.

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