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Léa : les clients ont appris à se débrouiller sans nous... et nous on fait quoi ?

La life de l'agent de voyages (pas si) blonde


Rédigé par La Rédaction le Mardi 26 Juillet 2011

Résumé des épisodes précédents : on n’a pas attendu le « point d’étape » de Big-Boss qui présentait il y a quinze jours les résultats du premier semestre… on avait déjà bien compris que le marché était de plus en plus difficile. En fait, les clients ont appris à se débrouiller sans nous...



"On réfléchit, on remet en question notre façon de bosser, on adapte nos produits et nos méthodes de vente aux clients… on fait exactement le contraire de ce que disait l’autre jour une agent de voyage aigrie dans un commentaire... - DR
"On réfléchit, on remet en question notre façon de bosser, on adapte nos produits et nos méthodes de vente aux clients… on fait exactement le contraire de ce que disait l’autre jour une agent de voyage aigrie dans un commentaire... - DR
Ils assemblent tout seuls en réservant leurs locations de vacances sur internet ou dans des agences immobilières.

Puis, ils ajoutent des vols sur des compagnies low-cost (Easyjet qui ne desservait il y a quelques années que des capitales vole désormais depuis Paris vers Olbia, Mykonos, Palma, Ibiza, Split et j’en passe…).

Du coup, les « gros dossiers » de familles de 10 personnes nous passent sous le nez.

Les agences internet vendent les circuits des TO, 5 à 8% moins chers que nous (et plus les TO vont leur accorder des surcommissions, plus les agences web vont baisser le prix de vente final…)

Et comme les clients n’ont confiance en rien ni personne (les volcans islandais, les pilotes français, les grévistes grecs, les avions-poubelle, le réchauffement climatique et j’en passe…), ils n’osent même plus sortir de chez eux…

Alors on s’est posé la question, qu’est-ce qu’on fait pour :

1 - Remotiver les clients au départ ?
2 - Se rendre indispensables ?

Remotiver les clients au départ

Si il y a un truc qu’on sait faire, c’est leur donner des bonnes idées de vacances : on envoie sans arrêt nos « bons plans » à nos clients. C’est qu’on commence à avoir un beau fichier dans le CRM…

On a fait plusieurs listes : on a des « clients normaux » (un peu fourre-tout, on leur envoie des trucs pas très ciblés…), les « urbains » (on leur propose des city breaks à thème), les « VEC » (ça veut dire « vieux en cars ») à qui on envoie des propositions de circuits, les « plages » (ceux qui nous achètent uniquement des trucs où ils vont bronzer).

Alors Big-Boss segmente et resegmente la base… et on envoie un e-mailing toutes les 3 semaines… de plus en plus ciblé…

On organise des soirées à thème, on fait des vitrines à thème (les mêmes… « je ne suis pas folle, vous savez… »), on met des photos de nous en vacances dans la vitrine… et on essaie de surprendre un peu les gens…

Ce qu’on ne sait pas faire, c’est trouver des relais pour qu’on ne soit pas tous seuls à communiquer sur l’envie de partir : on reçoit souvent des gens qui nous disent « avoir vu ça à la télé » mais on a peur de leur envoyer des idées de programme télé à regarder.

Surtout que le plus souvent, les émissions de voyages ne parlent que d’arnaque ou de vente directe. Tiens, une bonne mission pour le SNAV : avoir les programmes télé en avant-première et nous prévenir : l’émission X, on peut conseiller aux clients de le regarder… l'émission Y va indiquer ceci, alors voici les arguments pour vous défendre…

Vendre du plaisir aux clients sociétés

Max nous a fait remarquer qu’il y a quelques années, les clients affaires commençaient leurs requêtes par « je pars en mission en Chine / j’ai une réunion mardi à 9h à Copenhague.

Que pouvez-vous me proposer pour… » alors que maintenant, c’est plutôt « je dois aller en Chine ; il faut que je sois à Copenhague mardi à 9h ».

Les missions professionnelles sont devenues des corvées. Depuis des années, on communique auprès des entreprises en indiquant que non… Max ne « réserve pas des billets »… il « apporte des solutions en gestion des déplacements » et « s’attache à faire faire des économies aux entreprises dans le respect du confort des collaborateurs ».

Depuis que Max s’occupe aussi de vendre du tourisme, il a vraiment envie de faire plaisir aux gens… alors Big-Boss va reprendre son bâton de pèlerin pour expliquer aux entreprises que plutôt de payer des billets qui coûtent super cher pour 2 jours, les entreprises auraient intérêt à faire partir les commerciaux et techniciens dés le samedi (avec Madame…), les faire profiter d’un week-end à destination, et Monsieur pourrait rester pour affaires après que Madame rentre le dimanche soir…

On a des clients qui partent toujours sur les mêmes destinations européennes et qui n’ont jamais vu le musée du Prado / la Sagrada familia / la cathédrale Saint Pierre / l’opéra de Vienne…

Et comme on a plein d’entreprises de textile dans nos clients business, et qu’elles envoient beaucoup de monde en Asie, c’est vrai qu’on pourrait tenter de vendre un petit séjour quelque part « avant ou après » le voyage pro…

On vend du plaisir, non ? C’est quand même plus sympa de passer 3 jours à destination en vacances avant d’attaquer une négo avec une bande de furieux (et en plus, les voyageurs arriveront détendus en négo, et non pas chiffonnés après une nuit dans l’avion… Donc, c’est tout bénef’ pour l’entreprise…).

C’est ainsi qu’on peut transformer un Paris/Hong-Kong aller-retour sur Cathay (on a un bon contrat avec cette compagnie…) en un aller-retour Paris/Vietnam (avec stop à Hong-Kong à l’aller ou au retour…).

Allez, regardez un truc sur vos contrats Cathay : le tarif contrat sur le Vietnam est moins cher que le Paris/Hong-Kong. Et le stop à Hong-Kong est gratuit…

Identifier l’ennemi

Sans jamais dénigrer l’ennemi, (on ne communique jamais sur leurs points faibles), on essaie d’insister sur nos points forts à nous….Et il y en a :

- La proximité : 30% de nos entreprises en compte sont dans notre arrondissement. Les secrétaires adorent Max et elles sont toutes venues le voir… (c’est plus facile quand Max a un visage et qu’il bosse à deux pas… quand les sociétés sont servies par une usine de Belfort ou les agents ont un numéro, c’est pas facile de passer faire un coucou en 10 minutes)

- Le sourire, la disponibilité : l’autre jour, je chattais avec une « copine FaceBook » (je ne la connais pas en vrai, mais on a échangé pas mal de messages et on s’entend bien…) ma « copine FaceBook » a de l’humour, mais elle galère dans sa petite ville et elle voit de moins en moins de clients… il semblerait qu’ils aillent voir sur le web ou dans les agences de la grosse ville d’à côté…

Elle m’a dit qu’elle s’était sentie attaquée par mon post du 31 mai, celui où je raconte mon expérience de client-mystère… Elle me disait s’être reconnue dans la vendeuse qui accueille le client par « je finis un devis et je suis à vous dans 3 minutes ». Elle se justifie en argumentant qu’elle montre au client qu’elle n’a pas que lui… et qu’il n’est qu’un client parmi d’autres…

Nous, à l’agence, on essaie de faire tout le contraire : on s’arrête au milieu d’un mail ou d’un calcul pour apporter un accueil personnalisé à celui qui rentre dans l’agence, on le raccompagne à la porte après l’entretien, on est toujours disponible et souriante (euh… on fait semblant et on se force un peu, hein…).

Quand le client se sent considéré, accueilli, apprécié, il est étonné… et ça lui fait plaisir… du coup, comme il ne trouve pas souvent cet accueil ailleurs, il revient...

- La connaissance du produit : je ne vais pas dire encore une fois qu’on passe notre vie en éductours (oups, trop tard…) mais oui, on sait ce qu’on vend… et on arrive toujours à caser « c’est un endroit que personne ne connaît et que les agences classiques ne proposent jamais mais qui vaut vraiment le détour ».

Après cette argu', l’agent du call center de l’agence web qui ne voyage jamais, il peut s’accrocher pour vendre sa salade…

Se rendre indispensables et irremplaçables

- On vend des prestations de qualité : même quand on vend une compagnie low-cost, on inclut un bagage en soute… et on vend des vols réguliers pour « garantir l’horaire de vol ».

Si le client insiste pour avoir le prix du même produit sur un charter, je minaude « mais Madame Machin, la dernière fois que je vous ai vendu un charter, vous étiez convoquée à Orly à 4h30 et vous m’avez bien dit que c’était la dernière fois que vous achetiez un vol charter ; moi je veux bien parce que vous insistez, mais n’allez pas vous plaindre, après… »

- Le conseil : je me répète, mais on sait ce qu’on vend… tout à l’heure encore, un client m’apporte une promo imprimée depuis le site de voyages en promo de dernière minute dégriffées où j’ai travaillé quand j’étais plus jeune.

Moi : « je ne connais pas cet hôtel et s’il est aussi bon marché, c‘est qu’il doit y avoir une raison ; la mention [plage à proximité], c’est quand même louche… regardez : sur les photos de l’hôtel sur la page web, on ne voit jamais en même temps la plage et l’hôtel… il faudrait que promomachin vous indique à quelle distance exacte de l’hôtel se trouve la plage » (appuyer sur le mot « exact »).

« L’hôtel que je vous propose, je vous garantis qu’il est juste face à la mer. Vous descendez le petit chemin qui est là (on ne le voit pas sur la photo, parce que l’hôtel est fourbe, mais moi je sais…) et vous êtes sur la plage ».

- La différenciation produit : si on essaie de ne pas donner de brochure ni de vendre des produits des TO, c’est parce que les gens qui nous interrogent prennent notre conseil gratuit et vont acheter le produit brochure à leur CE / leur mutuelle / le B2C du TO etc… avec une réduction…

Sur nos « programmes sur-mesure étudiés à la demande de Madame X », (et non pas devis 6592),il y a un dîner chez l’habitant, un soin du corps traditionnel, un billet coupe-file dans un musée etc…

Et dans le carnet de voyages, il y a aussi un mini-guide de la destination (qui est gratuit sur internet et qui s’imprime en 3 minutes, mais c’est un truc en plus, et le client est content)

- La personnalisation : je suis effarée par le concept des circuits culturels accompagnés par Jeff. C’est de la folie ! La décence m’interdit de vous dire à combien il marge ses trucs… il a fait deux groupes de 18 pax en mai et en juin et pour la saison septembre 2011 / juin 2012, il a programmé 10 départs, dont 6 sont déjà pleins !

On a sorti une espèce de petite brochure pour présenter ses circuits culturels, on lui a installé une ligne directe… et quand il n’est pas à l’agence, on répond « non, Jean-François n’est pas là… il accompagne un groupe en Ethiopie et rentre mercredi prochain.

Je ne peux pas répondre à votre question, c’est vraiment lui l’historien des religions… moi, je ne vous dirais que des bêtises
» (gloussement de blonde écervelée, mais tellement mignonne…)

« je prends votre numéro de téléphone et je lui demande de vous rappeler à son retour… d’accord ? » (et 8 jours plus tard, Jeff rappelle, raconte l’histoire du temple au nom imprononçable, indique qu’il ne reste plus que 4 places sur le circuit en question et oui « bien sûr, chère Madame, je vous en garde 2 parce qu’on se connaît, mais pas longtemps hein… prenez votre décision rapidement » et là, il écrit un nom au crayon sur une fiche en carton (oui, Jeff gère ses plannings de départ à l’ancienne : Jean-Pierre Pernault adorerait sa façon de bosser).

- La disponibilité : on essaie de toujours prendre des rendez-vous avec nos clients « je travaille sur votre programme demain, vous pouvez passer quand pour qu’on parle de ma proposition ? ».

Ca évite que le client débarque à l’improviste alors qu’on l’a complètement oublié (ou remisé sa demande aux oubliettes) et ça nous permet d’arranger un peu nos horaires de travail sans que les clients fidèles ne pâtissent de nos absences…

Comme les clients veulent passer nous voir « tranquillement après le bureau », on finit souvent un peu tard…

Là, on réfléchit à décaler nos horaires d’ouverture pour dire que l’agence est ouverte par exemple de midi à 20h30 (et de 9h à midi, on n’aurait que Max et Sonia pour les sociétés et Coralie qui prendrait le téléphone et avancerait ses devis parce que pour sa nounou, après 19h, c’est pas négociable…).

Moi, franchement, rapport à mon « rythme biologique », ça ne me gênerait pas de commencer à midi… On se donne l’été pour réfléchir à cette possibilité…

Bref, on réfléchit, on remet en question notre façon de bosser, on adapte nos produits et nos méthodes de vente aux clients… on fait exactement le contraire de ce que disait l’autre jour une agent de voyage aigrie dans un commentaire de l’un de mes posts : « ben on n’a pas de demande, qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse ? Ben, on attend…»

C’est ça ma cocotte, attend…

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1.Posté par Gwénael ROUSSELIN le 26/07/2011 09:26 | Alerter
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Chère Léa, ta vision du métier est un tel Bonheur et je suis ravie de partager le même point de vue que toi. Dommage, que les mentalités n'évoluent pas aussi vite que l'ADSL !!!!


2.Posté par Alter Ego le 26/07/2011 10:13 | Alerter
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Chère Léa,

"Les clients ont appris à se débrouiller sans nous..."

Quelle question pertinente, dommage que personne dans la profession ne cherche vraiment à trouver les bonnes réponses. Sans doute la peur d'imaginer des solutions.

Une petite suggestion personnelle. Sans doute que les clients ne trouvent pas la "valeur ajoutée" à leurs projets de voyages de la part des agents de voyages.

Pourquoi ? Encore une question, le coeur du problème. Manque d'intérêt dans l'exercice quotidien ? Pour ma part, e reste persuadé que la vente de voyages n'est pas tout à fait un métier comme les autres, il faut un petit supplément d'âme, la passion de cette activité, qui est souvent bien ingrate.

Manque de formation des vendeurs ?
Manque d'investissement personnel ?
Manque de qualité d'accueil ?
Manque d'originalité dans le choix des destinations, des produit (re) vendus ?
Manque de moyens financiers en général ?

Mais aussi :
Trop de distributeurs ?
Trop de voyagistes ?
Trop d'intermédiaires ?
Trop de formalisme administratif et juridique.

La solution ne réside pas dans le fait de donner des petits prix à tout prix... Les consommateurs demandent logiquement de la qualité, de l'originalité. On ne bronze plus idiot ! du moins dans les intentions.

Hormis les seniors qui veulent être sécurisés, j'ai bien peur que les nouvelles générations n'utilisent les services d'un agent de voyages que pour pouvoir avoir toutes les garanties de recours envers ce dernier. Une sorte de "cash back" qui devient de plus en plus récurent.

La profession coule tout doucement. Faut-il encore et toujours attendre de toucher le fond pour avoir l'impulsion nécessaire pour remonter à la surface ?

Ce ne sont pas les jeux de pouvoir entre institutionnels voire professionnels qui trouveront les bonnes solutions. Il doit y en avoir, Léa le sait bien.

Alors courage, mais de grâce trouvez des solutions, cherchez-en au moins. il en va de vos avenirs à toutes et tous.

3.Posté par JML le 26/07/2011 12:11 | Alerter
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Bonjour Léa,
Le titre de votre article sonne comme un constat !
Nos chers TO se concentrent sur le Mass Marketing, le Main Stream, et l'industrialisation de la distribution, c'est à dire la maximisation des ventes internet (moins coûteuses que des ventes en agences)
Nos TO éduquent les clients à se débrouiller seuls (sur internet donc - où via une ligne d'assistance à la vente " 0 800 ..." gérée sur des plateaux de ventes)
Ma chère Léa, souhaitez-vous toujours que les agences physiques fassent en plus payer leurs devis ?...
Nous faisons déjà payer des frais de dossiers qui bien souvent n'existent pas sur internet...
Belle journée à tous,
JML

4.Posté par Eric le 26/07/2011 12:27 | Alerter
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En tant qu'ancien agent de voyages je suis tout à fait d'accord avec Alter Ego.
Qui plus est quand des amis me demandent un conseil sur la fiabilité de tel ou tel Web TO (que je ne connais bien souvent pas !) je leur conseille de passer par une AGV uniquement pour la raison évoquée plus haut: pouvoir avoir toutes les garanties de recours envers cette dernière. Inquiètant, non ?

5.Posté par Tiphaine le 26/07/2011 13:26 | Alerter
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Il ne faut arrêter de faire des généralités, il n'existe pas QUE de grands TO généralistes mais aussi des petits TO spécialistes qui prennet des risques aériens énormes en affrétant des vols charters. Et ce sont eux qu'il faut aider si vous ne voulez pas chers agents de voyages vous retrouver comme en Belgique où il n'y a plus que 2 grands TO et c'est "preque" tout!
Certains petits TO respectent les agences et ne font pas de remise sur leur site BtoC, ni des remises CE ou mutuelle or les grands réseaux d'agences de voyages et les agents de voyages eux-même n'ont que faire de ses petits TO, "ah mais non vous n'êtes pas référencés truc machin ou truc bidule moi je ne vous vends pas". C'est de la faute des agences si on en arrive là, parfois il faut savoir prendre des risques et vendre les choses au "feeling", parfois on perd, parfois on gagne..et c''est souvent en prenant des risques que l'on gagne de l'argent et des clients qui reviennent ravis de leur séjour.
On parle des éductours, quand on en prépare (ce qui demande une énorme organisation et un investissement financier!) on est obligé de ramer pour avoir des agents de voyages...plus aucune motivation! alors on a arrêté d'en faire tout simplement et les agents qui veulent partir nous demander des tarifs spéciaux!
Je suis d'accord avec "Alger Ego", ce métier demande de la passion que ce soit du côté des TO, comme des agences, et je constate que c'est ce qui fait défaut quand je me rends dans les AGV pour vendre "ma salade"!
J'espère que les "posts" de Léa pourront faire réfléchir certaines agences...
Une commerciale TO.

6.Posté par ld le 26/07/2011 14:30 | Alerter
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Tout à fait d'accord avec Léa! Je ne demande qu'à partir en eductour mais on ne m'en propose pas ou bien alors il ne sont pas pour moi (je suis en cdd...depuis 1an et demi) donc malheureusement je ne connais pas aussi bien les destinations, j'ai beau m'informer, regarder des émissions, lire des articles cela me fait défaut!
et avec mon salaire je ne peux pas partir au bout du monde!
J'ai même un ami qui m'as demandé à quoi on servait les agences de voyages avec internet?...

7.Posté par Pascal (agent de voyages depuis 1978) le 26/07/2011 15:01 | Alerter
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Le problème est que les TO ont voulu et veulent toujours le beurre et l'argent du beurre. Ils ont appris effectivement aux clients à se débrouiller seuls mais sur leur site évidemment. Une chose pourtant mal appréhendée par les TO, est que le client zappe les TO en se rapprochant directement des compagnies qui eux mêmes proposent des prestations . Finalement les TO se sont tirés une balle dans le pied. Messieurs les dirigeants, il serait bon de revenir aux métiers de base et que chacun fasse son vrai métier, les TO fabriquent, les agences conseillent et commercialisent, les hôteliers hébergent et les compagnies transportent. Comme dit Tiphaine, il n'y a plus de passion dans le métier et pourquoi? parce que le vrai métier d'agent de voyages n'existe pratiquement plus! A la place de Pierre ou Paul que voit on? un écran. Il est grand temps de bouger, quitte à tout casser pour mieux reconstruire. Sur ce je vous souhaite bonne journée et je retourne dans "mon" monde des voyages qui n'est pas celui de la robotisation.

8.Posté par a_m le 27/07/2011 14:52 | Alerter
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Léa,

pour ton info, les OTs de certaines desti, généralement, nous envoient un mail qques jours avant la diffusion d'un programme pour qu'on pense à le regarder ou si on le souhaite, prévenir les clients !!

9.Posté par Cédric le 27/07/2011 20:28 | Alerter
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De fait, on constate une course aux offres. Pour attirer le client, c'est la solution retenue apparemment par tous les professionnels ou presque. Force est de constater pourtant, à en lire toutes les réactions aux articles de Léa, que les conséquences sont là et que chacun s'en mord les doigts, petites et grandes agences confondues.
Pour tirer les prix vers le bas, il n'y a pas 36 possibilités. Soit les négociations sont serrées, soit on tente de limiter les coûts en tentant de tout faire en interne et en réduisant les postes de dépenses.

1. Tout négocier.
A force d'exiger des tarifs toujours inférieurs, on encourage les fournisseurs à faire des sacrifices, que ce soit sur la qualité du personnel, des investissements matériels, etc. Au final, on obtient des prix bas pour des produits aux qualités moyennes ou basses, ce qui paraît logique. Le seul moyen pour éviter cela, ce serait d'acheter des volumes importants, ce que la plupart ne peuvent pas se permettre. Penser obtenir des tarifs incomparables tout en préservant la qualité, c'est comme acheter un ticket de loterie et s'attendre à avoir tous les numéros au tirage.

2. Tout faire en interne.
Pourquoi faire appel à des tiers quand, de nos jours, on a de plus en plus l'impression de pouvoir se débrouiller par soi-même ? C'est ce que se disent apparemment beaucoup de professionnels. Donc on se passe finalement totalement de prestataires, et on propulse M. X. ou Mme Y. responsable de telle ou telle activité. Soit. Petit bémol, M. X. et Mme Y. sont professionnels du tourisme, et ne sont pas forcément qualifiés pour toutes les tâches que l'on pourrait leur imaginer. Et même s'ils font de leur mieux, on constate là aussi une baisse de qualité par rapport au travail des prestataires, ce qui est là aussi logique. Il serait donc pertinent de revenir à son cœur de métier. Vendre des voyages et conseiller les clients pour les agences, accueillir et garantir un séjour optimal pour les établissements hôteliers, etc. C'est ce que votre personnel fait de mieux.
Objectivement, pensez-vous que le client qui organise son voyage seul (autrement dit, en interne) aura le même produit que s'il était passé par votre agence ? Non, et heureusement. Parce que vous êtes professionnel, vous aurez apporté un savoir-faire, des connaissances… Bref, une plus-value et des garanties. Vos prestataires en font autant. Ils sont qualifiés dans leurs domaines respectifs et bien souvent passionnés par leur métier. Cela éviterait par exemple - et je prends ces cas parce que je les constate régulièrement et qu'ils concernent directement mon activité - de voir des brochures illustrées avec des photographies prises avec un appareil familial (avec le rendu que cela implique), des sites internet avec des fautes d'orthographe… Et ne blâmons pas le personnel, car répétons-le, ce n'est tout simplement pas son cœur de métier. Par contre, il sera toujours aussi compétent et sera plus efficace dans l'entreprise en étant employé à sa juste fonction. C'est sans doute là que se trouve la solution.

3. Distinguer son produit et son savoir-faire.
C'est une évidence, proposer des tarifs toujours plus bas (sauf en cas d'offres occasionnelles), c'est sacrifier tôt ou tard sur la qualité des prestations. Et ça, le client le pardonne rarement, même si, nous sommes d'accord, certains tarifs devraient au minimum l'interpeller. Il interprétera son expérience comme étant un manque de considération, voire de respect et il ne sera pas très loin de la vérité.
Par contre, ce qu'il est possible de faire, c'est de justifier le prix réel d'un produit. La qualité a un coût, surtout lorsque, sur le marché, foisonnent les " bonnes affaires ".

Je peux vous l'assurer, valoriser votre travail, vos produits, est encore la meilleure façon d'affronter la concurrence.

10.Posté par faouzi sebbane le 28/07/2011 13:45 | Alerter
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Léa,
Tu nous fais croire que notre profession est en danger à cause d'évolutions que les acteurs n'ont pas sus accompagner .
Je suis partiellement d'accord avec toi .
Je me permets de remonter ces constats tout aussi violents que les agents de voyages subissent au quotidien :
- Loi Novelli, concurrence désormais validée d'entitées non spécialisées .
Tu réclames plus de professionalisme, plus de connaissances, un meilleur accueil sauf que cette Loi est en total opposition .
- Salaires des collaborateurs
De nombreuses personnes répondant se présentent comm ex-agents de voyages, pose toi la question de pourquoi et tu verras que les salaires misérables y sont pour beaucoup.
- SNAV, à quand un syndicat, un VRAI au lieu d'un lobby patronal plus occupé à gérer ses opérations très couteuses "entre soi" plutot que d'améliorer le quotidien des agents .
Amuse toi à faire un Pareto et tu constateras que 80% de nos problématiques proviennent de la loi Novelli, d'une convention insuffisament valorisée et d'un syndicat méprisant pour les agents de voyages.
Comment valoriser un savoir faire quand tu paies les gens 1000 € par mois, que tu ne paies pas les heures sups (ni récupérées d'ailleurs) et que le gouvernement vote des lois te mettant en concurrence avec des centres d'appels délocalisés dans des pays où un collaborateur se paie 500€ charges comprises .
Comment, explique moi ?
Dernière chose ces centres d'appels semblent être dans l'exercice limite légal du métier car ils ne sont pas inscrits à Atout france et ne présentent donc pas les garanties financières indispensables pour les agences de voyages et dieu sait que ce point est important désormais dans notre métier .
A ta dispo quand tu veux .
Quelles solutions ?
Il faut creuser l'excellente piste ouverte par http://www.aavril.org/
Le changement viendra de nous ou ne viendra pas .
J'aime mon métier d'agents de voyages et je veux le défendre, pas me réorienter !
A bon entendeur .

11.Posté par Alter Ego le 28/07/2011 15:17 | Alerter
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Léa,

Il ne s'agit pas tant de problèmes structurels en soi (quoi que...) mais de l'expression d'une multitudes d'expressions personnelles sur une même situation vue le plus souvent par le petit bout de la lunette de chacun. Nous ne sommes pas français pour rien...

Chacun à son propre point de vue concernant son seul pré carré, une multitude d'acteurs divisés empêtrés dans leur petits problèmes quotidiens qui savent affirmer leur propre égo ou leurs émotions.

Lisez ou relisez la guerre des Gaules de Jules César et vous comprendrez pourquoi les gaulois ont été vaincus. Ils étaient pourtant plus nombreux, courageux, habiles mais totalement divisés et désorganisés.

C'est en jouant sur ces différences que nous devinrent Gallo-Romains.

Il faudrait pouvoir prendre de la hauteur pour appréhender les problèmes à la base, s'entendre entre métiers, apporter les bonnes réponses aux voyageurs, ce sont eux qui font vivre la profession après tout, ils ont le droit d'être écoutés, d'être exigeants.

Les rapports interprofessionnels ne sont que des épisodes plus ou moins graves, plus ou moins fâcheux qui ne devraient pas prendre autant d'importance. Ils devraient être prix en compte entre partenaires responsables soucieux de progresser ensemble.

Je sais, c'est un peu utopique, mais je reste persuadé que ce devrait être ainsi.

Hélas, ce ne sont pas nos instances dirigeantes qui donnent le meilleur exemple. Ayant sans doute oubliés depuis longtemps ce qu'est un client en chair et en os et qui aujourd'hui est devenu un simple élément statistique.

Pourquoi oublie t' on trop facilement que la vente de voyages est avant tout un métier de services. Tout est contenu dans ce nom.

Rien de sera jamais équilibré, sauf une prise en compte des vrais problèmes.

Il faudrait un véritable stratège rassembleur. Bienvenue Jules.

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