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Les labels hôteliers écologiques : un passeport pour l’avenir


Rédigé par Laury-Anne CHOLEZ le Mercredi 17 Mars 2010

De plus en plus de labels écologiques fleurissent sur les portes des établissements hôteliers. Une politique de respect de l’environnement qui est en passe de devenir incontournable, voire indispensable.



Le premier hôtel HQE Best Western à Soisson
Le premier hôtel HQE Best Western à Soisson
La Clé Verte, l’écolabel européen, le Green Globe ou encore les Gites Pandas, les labels qui certifient la démarche environnementale de certains hôtels ont fleuri ces dernières années.

Il en existe plus d’une dizaine en France et environ 40 à l’échelle européenne, sans compter les distinctions « vertes » propres à chaque enseigne. Difficile alors pour le client comme pour le propriétaire de s’y retrouver dans cette jungle écologique.

Une jungle verte

Cette prolifération est critiquée par certains spécialistes. Pour Ralph Hababou, auteur de Service Gagnant, trop de label tue le label : «il faudrait tout regrouper sous un même nom au lieu de s’éparpiller. Un peu comme les AOC dans le domaine viticole ».

Charline Bergeron, coordinatrice développement durable chez Best Western, pense qu’il faut mettre un terme à l’auto-déclaration, car les labels privés ajoutent à la confusion. En effet, la tentation est grande de créer sa propre marque écologique pour se distinguer du reste.

Yohann Robert, consultant en tourisme & développement durable chez François Tourisme, estime au contraire que la diversité fait partie de la nature. « Un regroupement de tous les labels sous un même nom serait impossible car ceux qui existent déjà refuseraient de se fondre dans un pot commun. De plus, tous n’offrent pas les mêmes garanties».

Pour lui, le client doit faire appel à son sens critique et se renseigner pour savoir où il met les pieds.

Démarche indispensable

Label ou pas, une chose est sûre : la gestion des ressources va devenir incontournable dans les années à venir. L’augmentation du prix de l’énergie va obliger les hôteliers à faire des efforts. Sans compter le Grenelle de l’environnement, qui leur imposera de sensibiliser leurs salariés aux éco-gestes.

Cependant certains hôteliers rechignent à se ranger dans une case. « J’ai rencontré un hôtelier qui avait fait toutes les démarches pour obtenir l’écolabel européen sans communiquer dessus.

En effet, ce label certifie un peu tout et n’importe quoi, du produit vaisselle aux hôtels. Cette confusion des genres n’est pas forcément intéressante au niveau marketing pour des établissements de luxe
» explique Jean-Luc Fessard, président du cabinet Le Temps du Client, qui sensibilise les entreprises au développement durable.

L’important est de se démarquer, pas de se fondre dans la masse des produits éco-labélisés.

Un élément de différenciation

Dans un contexte de crise économique, les hôteliers cherchent par tous les moyens à proposer des services uniques. L’obtention d’un label s’intègre parfaitement à cet objectif.

Mais la première étape est de sensibiliser son personnel. « Imaginez un client qui demande des renseignements sur la politique écologique de l’entreprise. Si l’employé de la réception, qui ne sent pas concerné, ne peut pas lui répondre, cela ne fait pas très sérieux » affirme Ralph Hababou.

Quelque soit le label, il faut que les gestes écologiques soient visibles. Exit par exemple les portions individuelles au petit déjeuner. « Mieux vaut afficher 10 dispositions que l’hôtel respecte à la lettre, plutôt que d’avoir un label aux 1000 exigences que personne n’ira jamais consulter » assure-t-il.

Une politique à long terme

Mettre son établissement aux normes écologiques entraîne un surcoût d’environ 10% à 20%. Un investissement auquel rechignent souvent les hôteliers. Cependant, cet effort est rentabilisé à long terme.

Prenons par exemple le nouveau Best Western à Soisson, le 1er hôtel certifié HQE de France. S’il a coûté plus cher à construire, ses panneaux solaires couvriront en revanche 60% de ses besoins en eau chaude.

On peut également critiquer les tarifs d’obtention d’un label, qui peuvent atteindre quelques milliers d’euros par an. Une petite somme qui attise parfois la concurrence entre les sociétés qui distribuent ces distinctions.

Coté client, difficile de dire si l’argument écologique pèse dans la balance « Dans leur déclaration, ils affirment vouloir consommer vert. Mais le passage à l’acte n’est pas toujours évident » soupire Charline Bergeron de Best Western.

«Pour le moment, il est impossible de dire si un client renonce à un hôtel parce qu’il n’a pas d’écolabel. Mais il est certain que ne pas l’avoir posera problème dans l’avenir » estime Ralph Hababou.

A plus long terme, les grands gagnants de cette course à l’écologie seront les premiers partis, en termes de communication, mais aussi d’actions concrètes.

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