TourMaG.com, 1er journal des professionnels du tourisme francophone
TourMaG.com, 1e
Loading





Nicaragua : « unique et original » certes mais... difficilement joignable !

les liaison aériennes freinent le développement


Rédigé par Aline Pontallier le Lundi 19 Octobre 2009

Une loi pour défiscaliser les investissements étrangers, des liaisons directes depuis l'Europe en prévision et des projets de développement écotouristiques, autant de gestes positifs qui devraient, à moyen ou long terme, et sauf sursauts spécifiques à cette région du monde, aider à désenclaver le Nicaragua et à mettre en valeur ses attraits, variés et tout à fait dans l'air du temps.



Nicaragua : « unique et original » certes mais... difficilement joignable !
Crise oblige, et comme les autres pays d’Amérique centrale, le ministère fait en ce moment campagne pour développer le tourisme intérieur et faire toucher du doigt à ses habitants les richesses nicaraguayennes et le potentiel économique qui pourrait en découler.

Il s'intéresse aussi à ses proches voisins, conscient que les difficultés d'accès aériennes freinent encore le développement des marchés longs courriers. Mais il voit aussi plus loin.

La récente loi « Incentive 306 » propose l'exonération d'impôts aux investisseurs étrangers, sous réserve qu'ils offrent des emplois aux locaux et s'engagent dans leur formation.

C'est une porte ouverte aux grandes chaînes pour s'implanter et accompagner le développement en cours de régions méconnues comme la frontière sud avec le Costa Rica.

50 millions de dollars ont ainsi été votés pour la remise en état des structures existantes sur les rives de la rivière San Juan (200 km de nature tropicale encore sauvage), et le gouvernement compte sur cette loi pour y attirer de plus gros projets.

Dans le respect, dit-il, d'une charte écologique qui pourrait être calquée sur le label costa-ricain. Pour faciliter les échanges, l'agrandissement de quelques aéroports intérieurs est aussi prévu.

Comme celui de Corn Island, petit paradis caraïbe au large des côtes, qui n'accepte actuellement que des avions de 24 places maximum et peine à remplir les petits hôtels existants.

Mais les freins sont encore puissants

Nicaragua : « unique et original » certes mais... difficilement joignable !
Pour le marché français, qui ne représente que 1,5% du trafic touristique au Nicaragua, soit environ 600 passagers en 2008, l'aérien est un problème de taille.

Via Miami ou via Madrid, pas moins de 3 tronçons et parfois 4 pour rejoindre Managua depuis Paris.

Des négociations sont en cours avec Iberia pour obtenir un vol direct Madrid / Managua par semaine, ainsi qu'un vol de Milan, également hebdomadaire, avec la compagnie italienne Livingstone.

Le ministère pense arriver à ses fins en 2010.

Comme il espère voir, également en 2010, le début des travaux de la Costa Nera, une route touristique qui doit relier les plages du Costa Rica au Honduras et améliorer la circulation intérieure locale.

On compte aujourd'hui 2h30 depuis la capitale pour rejoindre Granada ou Leon, les deux villes coloniales qui sont les objectifs principaux d'un voyage classique. Mais le reste du pays reste difficilement accessible et propose peu de structures d'accueil.

Et pourtant, la cible existe

Une clientèle aventure et culture, et les curieux de niches peu fréquentées, ne pourront qu'être séduits par le Nicaragua, et surtout, surtout, par son ambiance paisible et sans excès, qui tranche nettement sur celle de ses voisines. Et par la qualité de présence de ses habitants, à la fois souriants et respectueux, vivants et sereins.

Ici, les villes coloniales ont la richesse historique des mexicaines sans les boutiques, les églises ont le charme de la vie quotidienne chrétienne sans les flagellations mystiques, les façades ont les coloris pastel des cubaines sans les slogans révolutionnaires – même si le prénom de monsieur Ortega se tague un peu trop fréquemment sur les murs depuis deux ans --, et les cigares sont de purs havanes à des tarifs raisonnables.

Côté nature, l'image mise en avant par le Costa Rica est aussi valable ici. Entre volcans actifs et jungle intacte, entre cocoteraies bordées d'eaux tièdes et canopées à dévaler suspendu à un filin d'acier, les aventuriers à la poursuite de la forêt d'émeraude peuvent se régaler.

Des prestataires locaux ont saisi le créneau et les propositions de randos, rafting et autres observations d'oiseaux colorés, sont nombreuses.

Plus insolites, les régions orientales où perdure une partie de la culture originelle des esclaves importés d'Afrique vers les îles caraïbes et réfugiés sur la côte centrale américaine, peuvent attirer les explorateurs de mondes en voie de disparition.

Bénéficiant d’un statut d’autonomie, les populations des régions atlantiques se battent pour conserver leur spécificité culturelle face aux exploitations forestières qui détruisent leur environnement. Un autre monde menacé au cœur du métissage maya-ibérique.

Ajoutez à cela les routes thématiques mises en place en collaboration avec les autres pays d'Amérique centrale, comme celles du Café, des Volcans, des Villes coloniales ou des Mayas, et vous obtenez un cocktail très adapté à la clientèle française, mais qu'encore peu de TO mettent à leur carte.

Or si « la carte est le territoire », la satisfaction devrait être au rendez-vous. Restent à régler quelques « petits » problèmes d'intendance, notamment aérienne.

www.visitanicaragua.com

Lu 2424 fois

Notez


1.Posté par Christine RAFFIN le 22/10/2009 14:18 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Pas de Mayas au Nicaragua, que je sache, ils ne sont pas venus jusque là (la zone maya descend jusqu'à Copan au Honduras, non ?). Les peuplades précolombiennes qui ont habité le Nicaragua restent encore très peu connues, il n'y a quasiment pas de fouilles, et mis à part quelques têtes et stèles exposées à Granada, les vestiges archéologiques gisent encore pour la plupart au coeur de la végétation... et c'est ce qui en fait le charme, comme à Zapatera, par ex., île du lac Nicaragua. Pays à découvrir pour la gentillesse de ses habitants, son architecture coloniale et sa nature encore préservée (volcans, forêts, lac...). Un tourisme "raisonné" et raisonnable, oserais-je dire, ne peut qu'apporter des bienfaits à ce pays qui est un des plus pauvres d'Amérique latine...

2.Posté par guillemin Jean Loup le 22/10/2009 17:56 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Merci pour cette écriture toujours limpide ! C'est un plaisir que de lire Aline Pontailler.
Mais tous les atouts mis en avant dans cet article ne restent-ils pas des atouts parce que le tourisme est rare au Nicaragua . C'est toujours l'éternelle question à laquelle on ne veut jamais vraiment répondre . Or le Nicaragua vit principalement sur le côté Pacifique, plus de la moitié de la population y habite . Quand on y aura rajouté des garnds hôtels internationaux et les implantations qui vont avec , golfs etc ..plus les aéroports pour gros porteurs etc ...etc... je veux faire court ... ce bien authentique pays ne ressemblera-t-il pas à Cancun par exemple ? Moi ça me fait peur ces invasions paciiques qui parlent d'aide au développement du pays mais dont les retombées financières ne peuvent pas être partagées par tous surtout les acteurs les plus modestes . Je suis sûrement naïf d'écrire cela car tout le monde le sait mais je ne peux pas m'en empêcher !
Mais continuez de nous faire rêver chère Aline, on en a besoin !

3.Posté par Aline Pontailler le 23/10/2009 16:13 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Christine, pas de Mayas au Nicaragua, non, mais je parlais des routes thématiques qui traversent l'Amérique Centrale, en collaboration avec les pays voisins. C'était à titre de pistes pour donner du grain à moudre à d'éventuels producteurs en recherche de destinations comme celle-ci, effectivement remarquable par la gentillesse de ses habitants, comme vous le dites aussi.
Quant à rester "raisonnable", hélas, je n'y crois plus guère, pas plus que toi Jean-Loup...

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Tous les commentaires discourtois, injurieux ou diffamatoires seront aussitôt supprimés par le modérateur.

Dans la même rubrique :
< >

PUBLICITÉ
Fabien DA LUZ
fabien@tourmag.com
+33 4 91 58 61 97
+33 6 43 65 15 92


Dernière heure
















Le groupe TourMaG.com publie également Brochuresenligne.com, 1er portail de brochures électroniques de voyages
et DMCmag.com, 1er portail Destination Management Companies.

TourMaG.com Légal Utiles
Emploi
I-tourisme
Groupes / CE
International
Travel in France
Brochuresenligne.com
DMCmag.com
Signaler un contenu illicite
Plan du site
Contact
Publicité
La presse en parle

cookieassistant.com