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Projet "New Coop" Selectour : "Nous sommes nombreux à dire Non !"

une partie des adhérents inquiets du projet présenté par L. Abitbol


Rédigé par Céline Eymery le Vendredi 9 Juin 2017

Le projet de New Coop adopté par le conseil d'administration de Selectour et qui sera présenté aux adhérents en fin d'année inquiète une partie d'entre eux. Perte de leur indépendance, main mise du groupe Marietton sur Selectour... 5 candidats en lice pour les postes d'administrateurs ont fait part de leurs craintes dans un courrier envoyé aux adhérents.



Certains adhérents s'inquiètent du projet de New Coop mené par Laurent Abitbol - DR
Certains adhérents s'inquiètent du projet de New Coop mené par Laurent Abitbol - DR
Le projet de "New Coop" présenté par Laurent Abitbol, président de la coopérative Selectour inquiète un partie des adhérents.

Ce qu'ils craignent particulièrement c'est l'ouverture du capital, non plafonnée, de Selectour Entreprise.

Lire : Laurent Abitbol : "On veut détruire mon projet par des mensonges !"

"Nous ne voulons pas de financiers" martèle Marc Boehm, patron d'Altitude Voyages. "la New Coop c'est la capitalisation pour la valorisation et dans ce contexte nous sommes nombreux à dire non !".

Dans un courrier envoyé en fin de semaine dernière à l'ensemble des adhérents, Nathalie Mornas (Daumesnil Voyages, Paris), Marc Boehm (Altitude Voyages), Caroline Bouillot (Travel Connaisseurs Nice), Alain Alvarez (Rueil Voyages) et Nathalie Le Pourhiet (Excellent Voyages) tous candidats aux postes d'administrateurs, ont écrit à l'ensemble des adhérents.

Objectif : les alerter des dangers qui guettent, selon eux, le réseau. Parmi eux : prise de contrôle par un ou plusieurs investisseurs adhérents, perte du pouvoir décisionnel de la coopérative, contrôle des décisions par les seuls actionnaires majoritaires de Selectour Entreprises.

Le maintien du principe du « un homme, une voix » et la minorité de blocage promise par le président ne suffisent pas à les rassurer.

"Une minorité de blocage reste une minorité, à l'arrivée l'actionnaire aura le dessus. Dans le cadre d'une capitalisation, la coopérative doit rester à 51% des voix dans l'entreprise, tout autre proposition n'est pas acceptable. J'entends M. Abitbol dire qu'il n'y aura pas de fonds d'investissement, mais lui-même est soutenu par des fonds, et les autres investisseurs où vont-ils trouver les financements ?" ajoute Marc Boehm.

"Le réseau peut très bien vivre sans lui"

Autre motif d'inquiétude, la potentialité d'une vente des parts dans un, deux voire trois ans. "Par exemple, les parts de l'entreprise sont actuellement indivisibles. Selon ce schéma, si un adhérent détient plusieurs millions en actions, lors de son départ, si personne n'est acquéreur dans le réseau, la coopérative se voit dans l'obligation de racheter la globalité des actions." précise t-il.

Le projet adopté par le conseil d’administration sera soumis aux votes des adhérents en décembre prochain. Il devra recueillir 66 % de réponses positives pour passer, a annoncé Laurent Abitbol.

Et pour rallier à sa cause les troupes, il fait comprendre entre les lignes que ce sera son projet ou... son départ voire des départs...

"Dans le réseau, les plus gros touchent le plus et c'est normal, mais ils en veulent encore plus. Il ne faut pas oublier que 80% du volume de la CRF est réalisé par les petites et moyennes structures. Le réseau peut très bien vivre sans lui, d'ailleurs seule une partie de son volume passe par la CRF de Selectour, le reste de son business est négocié en direct auprès des fournisseurs, et cela ne dérange personne", explique Marc Boehm.

"Il faut respecter les règles de la coopérative"

D'autres sujets préoccupent une partie des adhérents : la base de données mutualisées (BDM), ou le pilotage strict des ventes voulu par le président.

"Nous ne voulons pas être des franchisés. Nous ne voulons pas devenir la copie conforme d'Havas Voyages, nous voulons garder notre liberté. Quant à la BDM qui centralise aussi les données clients, nous demandons simplement qu'elle ne soit pas piloter par le siège mais part une société tierce" ajoute le patron d'Altitude Voyages.

"Le GIE, le côté entrepreneurial... il y a des choses intéressantes, nous disons oui, mais il faut respecter les règles de la coopérative" conclut Marc Boehm.

Comment se positionneront les adhérents ? Réponse le 22 juin prochain lors de l'Assemblée générale ordinaire du réseau qui verra l'élection de 5 administrateurs et du président du réseau.

Selon les résultats, Laurent Abitbol pourrait-il trouver un adversaire sur sa route ? Pour l'instant, il est seul candidat déclaré à sa propre succession...

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1.Posté par la sagesse le 12/06/2017 09:37 | Alerter
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L’investissement
Nous sommes dans un monde libéral. Nous savons tous pourquoi nous avons créé notre entreprise, c’est dans un seul et unique but qu’est la définition même d’une entreprise : Faire du résultat et du revenu, sinon nous aurions choisi une autre voie qu’est le monde associatif ou bénévole.
Ne nous voilons pas la face, le rôle premier d’un entrepreneur que nous sommes est celui de gagner de l’argent. Mais comme c’est dommage qu’en France, nous n’osons pas le dire, car l’argent est si tabou.
Partant de là : je dis OUI à l’investissement sans limite dans le réseau.
C’est le meilleur moyen de s’enrichir, de devenir grand, de devenir le leader, de devenir incontournable sur le marché.

Et nous nous enrichirons tous, car le réseau qui profite à tous, nous enrichira tous

Et ceci de la même manière que ce qu’ont fait tous les grands groupes. Si nous voulons devenir grands, faisons-le, cela ne dépend que de nous, c’est à notre portée, ne laissons pas cette opportunité aux autres.

2.Posté par papagolf le 12/06/2017 09:39 | Alerter
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Une base de données clients mutualisée (sans s ou avec) sera un désastre.

3.Posté par Bellavista le 12/06/2017 10:34 | Alerter
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Bonjour,
En cette période de "dégagisme" du paysage politique, il serait temps que mes chers confrères (soeurs) admettent qu'il est peut être temps de changer notre paysage professionnel.
Il y a une vingtaine d'année la volonté de se regrouper en réseau était celle de regrouper des savoirs faire, des professionnels, des individus, pour travailler dans de meilleures conditions financières mais aussi dans un soucis d'échange et de solidarité.
Aujourd'hui, lorsque le réseau ne sert pas à certains dirigeants à se distribuer des sommes que vous seriez surpris de découvrir, sur le dos des adhérents, il sert à certains groupes capitalistiques à mettre la main sur tout un tissus d'entreprises qui ne leur coûte rien et dont ils récupèrent les dividendes.
N'hésitez pas à tout mettre à plat et à réfléchir: quel type de réseau aurait sa place aujourd'hui ? quitte à repartir de zéro :-)

4.Posté par MICHEL le 12/06/2017 10:35 | Alerter
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le naturaliste Charles DARWIN disait, je le cite, "les espèces qui survivent ne sont pas les plus intelligentes ni les plus fortes mais celles capables de s'adapter". L Abitbol prépare cette mue pour adapter son réseau aux nouvelles exigences du marché, clients et fournisseurs.

5.Posté par berthet aurelie le 12/06/2017 10:56 | Alerter
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Tout à fait d'accord avec M Boehm
Je suis entrée dans ce réseau pour être libre !
Alors si ça change, ceux qui veulent être franchisés, quittez donc notre réseau et partez chez Havas, thomas cook ou d'autres, c'est pas les franchises qui manquent mais les associations LIBRES !

De mon côté, je n'ai besoin de personne pour m'enrichir, je souhaite juste faire mon travail correctement ! Si j'avais voulu qu'on me dise qui je dois vendre, je serais restée salariée. Surtout quand les décisions viennent de la part de négociateurs, investisseurs et non pas de vrais agents de voyages, c'est nous qui devons décider de notre voie, de nos choix donc de notre stratégie et le réseau doit nous y aider et non pas avoir un pouvoir décisionnaire.

Dans ce système voulu à l'image de notre politique française, ce n'est pas ceux qui travaillent qui s'enrichissent (la classe moyenne),mais seuls quelques uns comme les PME qui enrichiront les grosses AGV !

6.Posté par herve le 12/06/2017 11:25 | Alerter
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Croire qu'on peut faire des recettes du passé les succès de demain est une erreur.
On peut ne pas apprécier Abitbol car il bouscule un peu ceux qui ronronnent depuis des années mais je fais quand même plus confiance à lui qui a largement fait ses preuves qu'aux autres qui ne font que critiquer mais ne proposent rien.
L'immobilisme est surement le pire des choix.
Avec un groupe comme le sien, je pense qu'il n'a pas besoin d'argent... Je crois qu'il veut faire avancer la profession pour qu'on soit reconnu et que nous puissions survivre.
Face à des traveldoo, des Havas Voyages, American Express et autre Egencia, si nous n'investissons pas, nous disparaîtrons.
Avec son milliard et demi de chiffre d'affaire, qui mieux que lui est placé pour bien le comprendre?
Signé: un petit agent de voyage SELECTOUR

7.Posté par alain le 12/06/2017 11:27 | Alerter
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L'union fait la force ! Batir une Coopérative forte c'est batir une fortesse pour protéger l'ensemble des adhérents des plus petits aux plus gros. La puissance de notre coopérative n'aura de valeur vis à vis de nos partenaires que si nous sommes fédérés. Plus nous serons fédérés, plus nous développerons nos revenus, plus nous pourrons investir, plus nous pourrons tenir notre compétitivité sur notre marché. Dans le cas contraire.... nous mourrons ...TRÈS VITE ! N'empêchons pas les audacieux d'avancer. Laurent Abitbol, vous avez ma confiance comme la grande majorité de nos adhérents. Avec vous pour allez de l'avant dans nos défis d'aujourd'hui et demain.

8.Posté par darwin le 12/06/2017 11:33 | Alerter
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il est indispensable d'évoluer, de s'adapter, de se structurer et d'être profitable. C'est comme cela que l'on créé de a richesse, des emplois et que nos entreprises continueront à prospérer.
il faut mieux acheter, mieux vendre et vendre plus.
Le projet New cop permettra à nos entreprises d'avoir les moyens financiers pour continuer de prospérer.
évoluons ensemble!
J'encourage à 200% Laurent Abitbol dans ce projet New cop essentiel pour nos entreprises.

9.Posté par Ange le 12/06/2017 11:35 | Alerter
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@Aurelie Berthet

Quelle grossière caricature vous faites là !
Je suis franchisée Havas, j'ai connu d'autres réseaux en 30 ans et je ne pense pas du tout que nous soyons moins "libre" que vous, puisque c'est le prisme que vous avez choisi.
La réussite de Laurent doit vous agacer je suppose.
En tous cas, je suis contente de ne plus être dans cette coopérative où tout changement semble être voué à l’échec.
En l’espèce, vous avez besoin de SELECTOUR pour survivre et vous enrichir. C'est trop facile de cracher dans la soupe. Vous avez envie de liberté, rien ne vous empêche de quitter Selectour !

10.Posté par Chistophe ZZZ le 12/06/2017 14:22 | Alerter
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« L’Homme doit, pour survivre, s’adapter aux changements de son environnement » (Pascal Pick , paléoanthropologue contemporain) et l'économie Française, l’industrie du tourisme en particulier, a connu au cours des dernières décennies un phénomène de financiarisation, au même titre que l'ensemble des pays développés à économie de marché.
Bref, en ligne avec Mr Abitbol !

11.Posté par Alain le 12/06/2017 14:43 | Alerter
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Visiblement la réussite dérange, fait peur... pourtant il va bien falloir s'adapter...pour réussir... Le monde évolue, les entreprises aussi, laissons ses visionnaires (dont Abitbol & Co) donner une nouvelle vision à tout cela ! moi je vous encourage et je suis avec vous !!!
Je suis un "petit commerçant du voyage" qui ne demande qu'à prospérer....

12.Posté par au relie berthet le 13/06/2017 13:39 | Alerter
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@ Ange
En attendant, je suis la seule qui assume mes dires !
J'ai indiqué mes noms et prénoms moi !
Pourquoi c 'est moi qui partirais alors que c'est d'autres qui veulent changer !
JE REVE !

13.Posté par Jean Pierre le 13/06/2017 22:40 | Alerter
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Je voterai contre
D'une part car je veux rester indépendant, mon seul patron c'est le client
La coopérative comme elle est aujourd'hui c'est très bien (épargnez nous : les temps changent il faut vivre avec son temps, ce sont des discours téléguidés et qui sonnent faux, très faux)
Si j'avais voulu une franchise j'aurai choisi un des nombreux réseaux qui offrent cette option
Je connais pas beaucoup de franchisés mono point de vente qui vivent bien (dans le sens qui se sortent un salaire de chef d'entreprise, au mieux un salaire de chef d'agence ce qui parait logique étant donné qu'un franchisé est un salarié déguisé, enfin c'est un autre débat)
Hors de question de donner accès à notre back office (et puis quoi encore ? notre patrimoine ? La marque de notre voiture)
et je fais confiance à 1000 sabords et à Rick Sailor car mine de rien derrière ces pseudos ils semblent se cacher des pros du tourisme qui ont l'air de s'y connaître (et qui dérangent car on leur fait pas de cadeaux sur Tourmag)
Rick Sailor président !

14.Posté par DOMINIQUE GOBERT le 15/06/2017 16:03 | Alerter
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Oui, dommage que Sailor soit un retraité oisif!

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