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Ryanair : en Norvège, les syndicats de PNC ne lâchent pas l'affaire

L'interview de Vegard Einan, vice-Président de Parat


Rédigé par Pierre Coronas le Lundi 26 Août 2013

En Norvège, Ryanair ne fait pas l'unanimité. Loin de là ! Il y a quelques mois, le Premier ministre du pays avait même fait savoir, qu'à titre personnel, il ne souhaitait pas voyager avec la compagnie à bas-coût irlandaise. Il réagissait alors à l'affaire dite des "contrats d’esclavages" subis par les PNC du transporteur dans le pays. Un dossier qui sera jugé en Norvège et non en Irlande comme l'espérait la direction de Ryanair. Le point avec Vegard Einan, vice-Président du syndicat Parat qui représente les PNC de plusieurs transporteurs en Norvège.



En Norvège, Ryanair doit faire face à d'importants vents contraires - Photo DR
En Norvège, Ryanair doit faire face à d'importants vents contraires - Photo DR
Mercredi 21 août 2013, Ryanair a subi une déconvenue devant un tribunal, en Norvège.

La cour a estimé qu'un conflit entre la compagnie aérienne et un ancien personnel navigant commercial norvégien (affaire dite du « contrat d'esclavage ») doit être jugé par un tribunal du pays et non pas en Irlande, comme l'espérait le transporteur à bas-coûts.

La direction de ce dernier qualifie cette décision de "bizarre". Elle a promis de faire appel rapidement devant la Cour suprême de Norvège.

"J'espère vraiment qu'ils le feront", réagit Vegard Einan, vice-Président du syndicat Parat qui représente les PNC de plusieurs compagnies dans le pays.

Selon lui, ce nouveau procès pourrait permettre d'obtenir un écho plus important pour les combats que mène son organisation.

Il répond ici aux questions de TourMaG.com pour faire le point sur l'action de son syndicat face à la low-cost irlandaise.

Les questions autour de Ryanair trop compliquées à gérer ?

TourMaG.com – Selon vous, pourquoi les autorités européennes et nationales permettent à Ryanair de continuer ses pratiques ?

Vegard Einan :
"Je crois que de nombreuses autorités européennes, la Norvège y compris, estiment que les questions autour de Ryanair sont trop compliquées à gérer.

Les responsables politiques préfèrent, semble-t-il, traiter d'autres affaires, plus simples et plus rapides.

S'ils pouvaient vraiment se rendre compte des conséquences sur leur aviation, des fraudes aux taxes du modèle Ryanair, ainsi que la concurrence déloyale que cela implique pour les autres compagnies aériennes de l'Union européenne (UE), ils réagiraient certainement en conséquence."

TourMaG.com – Combien Ryanair compte-t-elle d'employés en Norvège ?

V.E. :
"Le transporteur emploie environ 200 personnes. Elles sont basées à l'aéroport de Rygge, près d'Oslo."

Vegard Einan est le vice-Président du syndicat norvégien Parat - Photo DR
Vegard Einan est le vice-Président du syndicat norvégien Parat - Photo DR
TourMaG.com – Fin mai 2013, lors du procès d'Aix-en-Provence, le procureur a requis la saisie de 4 avions de Ryanair et une amende de 225 000 euros. Pensez-vous qu'une telle décision serait possible en Norvège ?

V.E. :
"J'ose espérer. Mais, selon moi, les autorités norvégiennes sont trop occupées à conserver de bonnes relations avec l'UE et l'Irlande.

C'est pourquoi je pense qu'elles n'oseraient pas infliger un tel traitement à la compagnie aérienne à bas-coûts."

TourMaG.com – Le soutien que le Premier Ministre norvégien vous a apporté sur le dossier des « contrats d'esclavage » de Ryanair est-il toujours d'actualité ?

V.E. :
"Tout ce que j'ai entendu de sa part c'est qu'il ne volerait plus avec Ryanair.

C'est un bon début mais, cependant, je lui serais plus reconnaissant s'il pouvait également user de son influence pour s'assurer que toutes les compagnies aériennes qui opèrent en Norvège suivent les mêmes règles.

Il aurait alors le loisir d'embarquer dans l'avion et avec la compagnie qu'il souhaite.

J'estime qu'un Premier Ministre ne devrait pas se lancer dans une démarche personnelle de consommateur. Il devrait plutôt mettre en route une action politique."

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1.Posté par Marc le 28/08/2013 09:28 | Alerter
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"4 de ses avions ont été saisis" .. .vous-êtes certain ?
D'après la presse, le procureur aurait demandé le 31 mai dans sa plaidoirie la confiscation, en valeur, de 4 avions que Ryanair stationnait à Marignane mais la délibération devrait avoir lieu le 25 septembre.
Donc apparemment pas encore "saisis" ces avions ...
Idem pour la condamnation dont vous parlez de 250.000 euros, elle serait, pour 225.000 euros, en délibéré aussi le 25 septembre ...
Donc par encore jugé et pas encore condamné ... , mais je me trompe peut-être ?

2.Posté par Gérard le 28/08/2013 13:26 | Alerter
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Dans le livre consacré à Ryanair et publié chez Altipress, l'auteur, un pilote qui écrit sous un pseudonyme - et on le comprend -, indique que Ryanair n'est pas le propriétaire en titre de ses avions mais que ce sont des sociétés bien distinctes (généralement immatriculées dans le Delaware, aux Etats-Unis) qui le sont. Pour faire court, il y autant de sociétés que d'avions. Des sociétés qui, par un montage compliqué, sont en réalité des filiales de la société mère de O'Leary. Ce qui revient à dire que, pour saisir un appareil Ryanair, il faut attaquer sa société propriétaire. Dans ce cas, il semblerait que la décision de la cour d'Aix en Provence, si elle suivait les réquisitions du procureur, soit inapplicable. Les quatre sociétés propriétaires des avions concernés n'étant pas, sauf erreur de ma part, poursuivies par la justice française. Mais peut-être quelqu'un est-il mieux informé...

3.Posté par Marc le 28/08/2013 15:29 | Alerter
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Nouvel élément intéressant qui conforte le fait que ces appareils ne sont pas saisis, contrairement à ce qui est écrit dans cet article, avant sa révision suite à mon commentaire.

Mais peu de compagnies aériennes sont propriétaires de leurs avions en fait. La plupart les font acheter par des sociétés spécialisées en achat d'avion (qui les financent en fait) et les louent à celles-ci ensuite. C'est une manière habituelle de procéder dans l'aérien.
De plus ces sociétés ont un poids importants auprès des constructeurs (meilleurs prix) car elles achètent beaucoup d'appareils à la fois, beaucoup plus qu'une simple compagnie aérienne.(mais Ryanair a par contre assez de poids à elle seule pour faire ses achats seule comme elle a choisit un seul constructeur et fait voler actuellement plus de 300 B737-800).

Par contre créer "soi-même" une société par avion, cela serait assez particulier en effet !
A suivre .....

4.Posté par glidepath le 03/09/2013 09:57 | Alerter
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décidément, tout va de mal en pis pour Ryanair, désormais au tribunal en Belgique pour travail dissimulé....

le jugement français ne sera connu, effectivement, que fin septembre

les pénalités à reverser à des organismes sociaux, en droit français, sont applicables de suite...

5.Posté par Marc le 05/09/2013 12:54 | Alerter
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L'assignation belge n'est pas réalisée par l'inspection du travail, contrairement à la française.
Il semble s'agir ici de 6 anciens salariés plaignants soutenus par le CNE CSC.
C'est très différent comme procédure mais à suivre ...
On parle ici d'un jugement pour le 2 novembre apparemment.

Rappelons qu'actuellement, pour un temps limité maintenant, la législation européenne permet d'engager librement des employés dans toute la communauté et de les rémunérer selon les conditions sociales existantes au siège de l'entreprise. Cette législation a une durée de vie limitée maintenant, répétons-le, mais est toujours en vigueur. Dans le cas belge, cela risque de jouer en faveur de la compagnie.

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