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Selectour 2.0 : face au client qui a pris le pouvoir, quel avenir pour l'AGV ?

L'Interview de Philippe de Saint Victor, DG du réseau


Rédigé par Geneviève BIEGANOWSKI le Vendredi 18 Juillet 2008

Surcharges carburant, internet communautaire, fraude sur billets firmes, Philippe de Saint Victor, directeur général du réseau Selectour depuis cinq mois n'a pas soufflé une seconde depuis sa nomination. A la veille des vacances, il nous livre ses sentiments.



''Nous sommes en pourparlers avec Jet tours afin de sécuriser les éléments de fond de notre partenariat (...) Tout est en cours pour le moment...''
''Nous sommes en pourparlers avec Jet tours afin de sécuriser les éléments de fond de notre partenariat (...) Tout est en cours pour le moment...''
TourMaG.com - Vous venez d’introduire une assurance sur les surcharges carburant. N’est-ce pas un peu risqué lorsqu’on voit l’augmentation en flèche du prix du pétrole ?

Philippe de Saint-Victor
: "Le risque est très important pour l’assureur. C’est pourquoi notre approche est ponctuelle. L’offre de cette assurance est temporaire. Elle est valable jusqu’à fin septembre.

Mais pour nous, c’est le moment de l’année où nous engrangeons les plus gros dossiers de l’hiver et, en général, ils viennent de clients très fidèles. Alors, leur proposer ce service, ça compte."


T.M.com - Maintenez-vous, parallèlement, la proposition de régler 100% du voyage au moment de la réservation pour reverser 40% de cette somme au TO afin qu’il émette l’aérien ?

P S-V
: "Oui, nous avons mené une réflexion pour garantir les prix à l’achat et cela a abouti à la solution que vous évoquez. Cette solution est pérenne. Mais à propos des surcharges, il ne faut pas croire que nous avons entamé une croisade contre les producteurs. Ce sont nos partenaires, nos enjeux sont communs. Ce que nous voulons c’est simplement avancer avec eux."

T.M.com - Tourinter et Exotismes ont accepté de lancer l’expérience avec vous il y a un mois. D’autres producteurs sont-ils venus s’ajouter à la liste ?

P S-V
: "Nous sommes en discussion avec deux ou trois producteurs mais rien n’a été signé pour le moment."

T.M.com - Jet tours est un fournisseur privilégié du réseau. Avez-vous réfléchi à ce que pouvait devenir votre partenariat avec ce TO maintenant qu’il est chez votre concurrent Thomas Cook ?

P S-V
: "Nous sommes en pourparlers avec Jet tours afin de sécuriser les éléments de fond de notre partenariat. Je dirais que le dialogue est plutôt mature. Il faut voir ce que nous pouvons faire de manière concrète. Tout est en cours pour le moment."

T.M.com - Les métiers de producteurs et distributeurs ont tendance à se mélanger quelque peu. Les TO ouvrent des agences, certains distributeurs référencent des réceptifs pour fabriquer plus à leur aise. Quelle est la position de Selectour sur la fabrication de produits ?

P S-V :
"Nous aussi avons référencé certains réceptifs, mais ils ne sont pas admis dans notre centrale de paiement, car le risque sur le change des monnaies est important et nous devons protéger notre coopérative de tels risques.

Certaines de nos agences font le métier de forfaitiste, qui a été facilité avec l’accès à des bases de données hôtelières mais est-ce qu’on devient TO pour autant ?"


T.M.com - Comment va se passer la mise en place de Selectour 2.0 ?

P S-V
: "Nous avons entamé la réflexion sur Selectour 2.0 lors de notre dernier séminaire où étaient présents l’ensemble des délégués, les membres de la coopérative, Frédéric Van Houtte, notre consultant internet et le conseil d’administration.

Le projet concerne les agences de voyages, les clients, l’internet, la téléphonie mobile. Il repose sur le constat suivant : avec le 2.0, le client a pris le pouvoir. Quel est, dans ces conditions, l’avenir de l’agent de voyages ?
Nous allons trouver les éléments réponses dans les chantiers de travail qui vont durer plusieurs mois et qui impliqueront les agences, les partenaires, les clients."


T.M.com - Est-ce à dire que Selectour.com est dépassé ?

P S-V
: "Pas du tout. Selectour.com est partie intégrante de la réflexion. Il y aura des révolutions, mais le but est d’y arriver ensemble."

T.M.com - Le projet des micro sites a été lancé en début d’année. Où en êtes-vous ?

P S-V
: A ce jour 114 licences veulent s’équiper. Ce qui est plutôt bien. Mais il faut attendre au moins un an pour tirer un vrai bilan. La mise en place du site nécessite un gros travail dans les agences mais le bénéfice client est indéniable."

T.M.com - Le montant de l’adhésion au réseau qui est actuellement de 1530 euros sera-t-il allégé des 373 euros représentant la cotisation au SNAV qui va devenir facultative ?

P S-V
: "L’adhésion au réseau Selectour n’a pas augmenté depuis 2001. Alors si nous rendons l’adhésion au SNAV facultative, ce n’est pas pour autant que nous allons modifier les frais d’adhésion au réseau."

T.M.com - Le Snav se targue de rendre des services comme les consultations juridiques à ses adhérents. Allez-vous prendre en charge ce type de services aux agences qui délaisseraient le syndicat ?

P S-V
: "Nous le faisons déjà. En janvier dernier, nous avons établi une collaboration avec l’avocate spécialisée Emmanuelle Llop.
Sur le portail Iris, nos adhérents peuvent déjà trouver des fiches juridiques sur un certain nombre de problèmes. Mais de là à prendre en charge les frais juridiques de nos adhérents, il n’en est pas question."


T.M.com - Où en êtes-vous de vos projets de recruter de nouveaux adhérents d’une part et de tenter des rapprochements avec d’autres réseaux volontaires ?

P S-V
: "Sur les éventuels rapprochements avec d’autres réseaux, il n’y a aucune discussion à l’heure actuelle avec quelque réseau que ce soit. Sur le recrutement de nouvelles agences, nous avons dit au cours du dernier congrès qu’il nous fallait arriver à 800 points de vente.

Nous sommes encore absents de six villes de plus de 30 000 habitants, Besançon, Clermont-Ferrand, Montpellier, Mulhouse, Nîmes et Orléans, et de 28 départements. Ce sont les zones prioritaires sur lesquelles nous travaillons."


T.M.com - Des agences Selectour se sont faites épingler par Air France pour avoir utilisé des billets primes indûment. Avez-vous pris la décision d’exclure d’éventuels futurs fraudeurs ?

P S-V
: "Le respect du fournisseur est un élément essentiel pour nous. Mais l’exclusion est un enjeu très important. Lorsque cela doit arriver, une commission ad hoc se réunit, écoute les arguments de l’adhérent et tranche."

T.M.com - La situation économique est en train de se dégrader. Comment voyez-vous la rentrée pour votre réseau ?

P S-V
: "Ce sera difficile pour tout le monde. Mais est-ce plus grave que la crise de 2001-2002 ? Il est toujours difficile d’écrire le futur et ceux qui ont tenté de le faire se sont trompés systématiquement.

Tout ce que je peux dire c’est qu’il faudra être vigilant, ne jamais être dans une zone de confort. C’est vrai que le modèle économique du transport aérien est en train de changer et que cela va entraîner des hausses de tarifs.

Sur le business travel, l’agent de voyages devra être encore plus proche du client qui va restreindre son budget voyages. Quant au Loisirs, tant qu’il y aura de la demande, il y aura de l’offre. Soyons pragmatiques."

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