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Tourisme spatial : les projets de vols suborbitaux s'envolentEADS se lance dans la courseEADS espère occuper une place importante dans le tourisme spatial avec sa filiale Astrium. Son projet est conçu autour du vol suborbital, comme ceux de Rocketplane, Blue Origin ou Virgin Galactic. Cette forme de tourisme devrait donc devenir rapidement abordable à une minorité aisée.
Dennis Tito fut le premier touriste de l’espace, en 2001. Il a depuis été suivi par le Sud-Africain Mark Shuttleworth (2002) et par ses compatriotes américains Greg Olsen (2005), Anousheh Ansari (2006) et Charles Simonyi.
Ce dernier, d'origine hongroise, a payé 25 M$ pour passer en avril dernier quinze jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS), utilisant lui aussi une fusée russe Soyouz pour s'y rendre et en revenir. Ces cinq touristes étaient les clients de Space Adventures, voyagiste ayant signé un contrat d'exclusivité avec le RFSA (la Nasa russe). Ce tour-opérateur d’un genre nouveau estime toutefois que l’avenir du tourisme spatial, du moins dans un futur proche, passe surtout par les vols suborbitaux à 100 km d'altitude, histoire de vivre quelques minutes en apesanteur tout en admirant le spectacle de notre belle planète bleue. La société américaine n'est pas seule à miser sur ce marché. D'après Tom Shelley, son vice-président, il existe aujourd'hui une course au tourisme spatial et une quinzaine de sociétés travaillent au développement de voyages suborbitaux. Escapades aux alentours de 150 à 200 000 €
Le projet d'avion-fusée d'EADS Astrium
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Au salon du Bourget était d'ailleurs reconstituée la maquette grandeur nature de l'intérieur de l'avion-fusée sur lequel planche EADS Astrium. Cet engin est censé transporter son pilote et ses quatre passagers en 45 minutes à une altitude d'une centaine de kilomètres, leur permettant de vivre une expérience en apesanteur de 3 à 4 minutes. François Auque, président d’EADS Atrium, table sur un financement par fonds privé d’un milliard d’euros.
Si la filiale d’EADS le trouve d’ici la fin de l’année, le projet pourrait démarrer l’an prochain et le premier vol commercial se dérouler en 2012. Coût de l'escapade : 150 à 200 000 €, vol d’une heure trente et semaine de formation compris. A côté des montants payés par les actuels touristes de l’espace, on en arriverait presque à trouver cela bon marché ! Comme celui d’EADS Astrium, les projets Rocketplane, Blue Origin ou encore Virgin Galactic visent tous à proposer des voyages suborbitaux. Un prototype de Rocketplane pourrait être testé dès l’année prochaine. Son principe : un jet classique propulsé par un moteur de fusée à partir d’une certaine altitude. Prix de la virée spatiale : 250 000 $. Des prototypes pourraient être testés dès l'année prochaine
Virgin Galactic espère faire voler également un prototype en 2008. Son principe : une navette est d’abord portée par un avion avant de s’en séparer. Prix du billet : environ 200 000 $. La liste d'attente compterait déjà 200 noms (avec dépôt). Les premiers vols commerciaux de sa navette SpaceShipTwo (conçu avec le designer Philippe Stark) pourraient décoller de la base de Kiruna (Grand Nord) dès 2010.
Pour les vols de plus longue durée à des prix «attractifs», il faudra attendre quelques années de plus. Robert Bigelow a acquis les plans d'un habitat spatial gonflable issus d'un programme abandonné de la Nasa. Le magnat des hôtels Budget Inn se verrait bien ouvrir un premier hôtel spatial pour 2015. Richard Branson songe à construire aussi le sien au cours de son existence. Il a 57 ans, ce qui lui laisse du temps. Vincent de Monicault
Dimanche 24 Juin 2007
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