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Voyages Fram : retour à la case "départ" pour le voyagiste toulousain ?

La "guerre des clans" pourrait repartir de plus belle...


Rédigé par Dominique GOBERT & Jean da LUZ le Lundi 31 Mars 2014

Le communiqué de presse est tombé en fin de matinée. A un jour près, on aurait pu croire à un "poisson d'avril". Et pourtant cela n'a rien d'une blague : Thierry Miremont est le 5ème président de Voyages Fram à tomber au champ d'honneur. Un champ miné, parsemé d'embûches, un no man's land du côté de Toulouse, où une fatwa fratricide pire que la malédiction de Toutankhamon s'est abattue sur les dirigeants du 4ème tour opérateur français.



Les traitements de façade ne suffiront pas pour guérir Voyages Fram /photo JDL
Les traitements de façade ne suffiront pas pour guérir Voyages Fram /photo JDL
Il y a de quoi désespérer : en 12 mois, Voyages Fram n'a pas réussi à sortir de l'ornière où il s'est enfoncé.

Bon faut pas exagérer non plus... Des choses ont été faites : par exemple la vente de quelques actifs hôteliers qui ont permis au voyagiste de payer les salaires et de se donner un ballon d'oxygène.

Bref, on a mis des "rustines", des emplâtres sur des jambes de bois, mais le problème reste entier : comment remettre le voyagiste toulousain sur de bons rails ?

Comment lui redonner un profil "bankable" susceptible de susciter l'arrivée d'argent frais et de nouveaux actionnaires pour tourner la page ?

Comment redonner confiance à un personnel qui chaque fois qu'il se met à croire en l'homme providentiel doit déchanter quelques mois après ?

Depuis le temps que le "feuilleton" dure, on se demande si les deux principaux protagonistes veulent trouver vraiment une solution. Car le départ de Thierry Miremont, poussé comme Olivier de Nicola et Daniel Cohen vers la sortie, envoie un très mauvais signal à tous ceux qui cherchent des solutions à la survie de ce voyagiste emblématique.

A ce jour, aucune proposition sérieuse, selon nos informations, n'aurait été reçue au siège de Toulouse. Et pour cause : les banques ne veulent pas se "mouiller" dans un véritable panier de crabes familial.

Les pertes du TO devraient cette année, être diminuées de moitié

Elles qui avaient exigé la mise à l'écart de Georges Colson, actionnaire principal et de sa demi-sœur Marie-Christine Chaubet, comme un préambule à toute avance financière et restructuration de la société, ont lamentablement échoué.

Nous voici revenus à la case "départ", avec quelques maigres consolations au bilan en bandoulière.

Oui, on a jugulé quelques déficits, stoppé quelques hémorragies, pansé les dépenses à défaut de penser les dépenses, et alors quoi ?

Il est vrai que que les pertes du TO devraient cette année, être diminuées de moitié, soit environ une quinzaine de millions d'euros et que le retour à l'équilibre paraissait en bonne voie pour 2015.

Aussi, Thierry Miremont a été le premier surpris en apprenant son éviction de la Présidence de Fram, hier matin.

Il aura "fait" neuf mois à la tête du TO.

Dans un communiqué plutôt laconique, Fram reconnait sa "compétence" et le remercie chaleureusement (??) d'avoir permis à la société de retrouver la voie du redressement.

Miremont, pouvait croire que c'était "gagné"…

Il aura fallu une bonne dose de persuasion pour arriver à forcer les deux actionnaires "familiaux", Georges Colson et Marie-Christine Chaubet à accepter de se défaire de certains bijoux de familles.

La vente des deux hôtels en Ibérie aura permis en tout cas de pallier la défaillance de trésorerie… En attendant des jours meilleurs et la vente de nouveaux bijoux "de famille".

Thierry Miremont, mercenaire en quelque sorte d'un cabinet de "restructuration", Valtus en l'occurrence, n'a pas ménagé sa peine.

Daniel Cohen avait, lui-aussi, mouillé le maillot en son temps.

On ne va pas les plaindre car le salaire était conséquent… mais on peut considérer que le job était fait.

Depuis quelques mois, l'entreprise semblait être à nouveau fédérée autour de son président, des coupes sombres avaient été faites dans la production du TO et même si le projet de "montée en gamme" du Président paraissait un peu présomptueux, le plan de marche n'était pas impossible.

A tel point que Président N°5, Miremont, pouvait croire que c'était "gagné"…

Mais c'était sans compter avec les tortueuses (euphémisme, pléonasme) arcanes du tourisme made in Toulouse.

Et surtout, d'avoir négligé la complexité d'une entreprise familiale… où les rancœurs, les amertumes, les frustrations et les procès (judiciaires et d'intentions), ont été le pain quotidien de Voyages Fram.

Interrogé, Thierry Miremont se refuse au moindre commentaire. Il admet qu'en tant que "mandataire d'un cabinet de restructuration, son mandat peut se terminer du jour au lendemain".

200.000€ annuels, plus une prime de 100.000€ !

Dans l'entretien qu'il nous a accordé, il accorde aux actionnaires le choix de leur décision et constate simplement que le "boulot a été fait : une entreprise de nouveau en ordre de marche, des salariés conscient des enjeux pour leur entreprise, un vrai cap et la perspective de lendemains heureux… et bénéfiques"!

Ce qui, d'ailleurs, n'avait pas manqué de séduire il y a maintenant plus d'un mois, les actionnaires.

A tel point qu'une proposition de contrat à "temps plein" lui avait été formulée…

Peut-être que Président N°5 a été trop sûr de lui.

Si nos informations sont bonnes, il aurait exigé non seulement la cessation des activités opérationnelles d'une actionnaire, mais également le départ de certains collaborateurs "installés" dans la maison depuis fort longtemps…

La vente des hôtels de Fram au Maroc aurait également été sujette à la forte réticence de la part des actionnaires qui ne veulent pas, du moins pour le moment "brader" leurs biens immobiliers.

Des biens qui vaudront, peut-être beaucoup d'argent dans l'avenir et surtout, leur permettront d'attirer des investisseurs... (?)

Pour couronner le tout, Président N°5 aurait eu des prétentions salariales particulièrement élevées : 200.000€ annuels, plus une prime de 100.000€ !

De quoi, pour une fois, resserrer les liens entre les deux principaux actionnaires, lesquels ont tranché… Brutalement, mais sans doute avec une idée derrière la tête et un nouveau président dans la manche.

Nul doute que pour Marie-Christine Chaubet, laquelle vient encore une fois de perdre une manche dans ce redoutable jeu, le retour de de Nicola est indispensable.

Colson a sûrement un atout dans sa manche, peut-être Joost Bourlon, patron de la filiale Plein Vent, à moins que…

En attendant, les 600 salariés de l'entreprise sont soumis à des supputations qui vont leur valoir encore quelques nuits sans sommeil...

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