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Adriana Minchella, "Arrêter de vendre STI, c’est amorcer sa disparition!"

L'interview d'Adriana Minchella, présidente du CEDIV


Rédigé par Jean da LUZ le Jeudi 23 Août 2012

Face aux difficultés de trésorerie “passagères” que rencontre STI ces derniers temps, Adriana Minchella réaffirme son soutien à 100% au voyagiste, contrairement à d'autres réseaux qui préfèrent jouer la carte de la défiance. Mais la présidente du CEDIV reste néanmoins réaliste sur la conjoncture actuelle du tourisme, craignant pour l'avenir des petits et moyens TO. Le point sur TourMaG.com.



A.Minchella : "Dans une conjoncture extrêmement périlleuse, il faut remettre en cause, remettre à plat, tous nos comportements commerciaux, organisationnels, financiers, associatifs (SNAV, CETO, APST, etc.)". - DR
A.Minchella : "Dans une conjoncture extrêmement périlleuse, il faut remettre en cause, remettre à plat, tous nos comportements commerciaux, organisationnels, financiers, associatifs (SNAV, CETO, APST, etc.)". - DR
TourMaG.com - Les grands réseaux se montrent circonspects ou préconisent à leurs adhérents d’arrêter de vendre STI qui se plaint de difficultés de trésorerie “passagères”. Qu’en pensez-vous ?

Adriana Minchella :
"Je ne peux qu’être en total désaccord avec une telle prise de position !

Je suis contre la peine de mort en toutes circonstances, y compris pour un TO qui rencontre des difficultés passagères de trésorerie.

Les dirigeants de STI et surtout le personnel se démènent, dans cette circonstance pénible, pour assurer des vacances sereines à tous les clients que nous leur avons confiés.

Arrêter de vendre STI, c’est amorcer sa disparition. Je comprends que l’on soit prudent, que l’on ne verse pas d’argent à STI pour les nouveaux clients et que l’on paye directement ses prestataires, en accord avec STI, mais pas plus !

Depuis 30 ans, STI a apporté la preuve de son honnêteté et de la qualité de ses prestations : c’est un TO avec lequel les litiges sont rares et vite réglés ; sachons l’aider quand il est en danger."

TM.com - Les Réseaux ont-ils raison de bloquer les règlements (y compris des passagers revenus) au risque de compromettre définitivement l’avenir de STI ?

Adriana Minchella :
"Non, c’est insupportable ! Il ne faut pas exagérer, comme on le fait trop souvent en France dans tous les domaines, dans l’application stupide d’un principe de précaution.

Si les passagers sont revenus, c’est que STI a accompli correctement et loyalement sa mission. Nul n’a le droit de retenir des sommes qu’il doit.

Au contraire, je pense que, dans de telles circonstances, nous devons tous être solidaires et verser les sommes dues sans même attendre l’échéance contractuelle."

TM.com - Faut-il craindre, compte tenu de la situation actuelle, la disparition progressive des petits et moyens TO ?

Adriana Minchella :
"Oui, on peut craindre que de tels agissements des grands réseaux ne laissent que très peu de chances aux petits et moyens TO.

Pourtant nous avons grand besoin d’eux pour ne pas nous retrouver dans une configuration du type Belgique, avec 2 grands TO qui dominent la situation et dictent leur loi aux distributeurs."

TM.com - Ne faudrait-il pas, au contraire, mettre en place dans les Réseaux des conditions privilégiées de référencement et de traitement des petits et moyens TO ?

Adriana Minchella :
"Je le pense. Ce serait dans l’intérêt bien pensé de tous les distributeurs.

Il faut trouver des formules intelligentes, gagnant-gagnant, pour que les petits et moyens TO soient protégés quand ils font preuve d’originalité dans leur programmation, de grande qualité dans leurs services, d’une véritable proximité avec leurs partenaires.

Au CEDIV, nous sommes prêts à participer à toute initiative, lancée par exemple par le SNAV, pour réfléchir avec les représentants des distributeurs et ceux des TO petits et moyens aux dispositions à mettre en place pour sauvegarder la pluralité de producteurs à laquelle nous tenons."

TM.com - Faut-il selon vous remettre à plat les rapports entre production et distribution et réfléchir à un “new deal” ?

Adriana Minchella :
"Par les temps que nous vivons, dans une conjoncture extrêmement périlleuse et qui s’éternise, ce ne sont pas seulement les relations entre production et distribution qu’il faut revoir mais je suis convaincue qu’il faut remettre en cause, remettre à plat, tous nos comportements commerciaux, organisationnels, financiers, associatifs (SNAV, CETO, APST, etc.).

Nos institutions doivent prendre une initiative d’urgence, peut-être des Etats généraux, sans prétention mais pragmatiques, francs, abordant tous les sujets et à la recherche conjointe de solutions."

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1.Posté par bonnel le 27/08/2012 08:51 | Alerter
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Oui continuer a vendre STI permettrait peut être de les maintenir mais si il coule se sont les agences qui trinquent vu que nous sommes au courant que STI va mal alors que fait on ? Les TO nous aident quand les agences vont mal ? NON alors ...

Et nos chers ministres et autres élus du tourisme n'ont qu'à changer les lois : et oui cela pourquoi toujours les mêmes en causes : une compagnie coule l'agence n'avait qu'à se renseigner sur la fiabilité de celle-ci donc c'est a elle de rembuorser le client. Un TO coule pareil alors STOP

Donc non je ne vendrais plus STI jusqu'à ce qu'ils n'aillent pas mieux !

2.Posté par Harry Cover le 27/08/2012 11:59 | Alerter
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c'est marrant quand même !

dans les communications faites par AS et le CEDIV j'y vois surtout de l'hypocrisie ...

en effet c'est un peu la réponse du berger à la bergère... Tourcom informe ses adhérents sur la fragilité de STI en tenant compte de leur problème passager et AS et le CEDIV soutiennent STI en disant OUI ! il faut continuer à vendre !
qui à raison ? celui qui utilise le principe de précautions ou ceux qui dans la presse soutiennent un TO en difficultés ?

je ne souhaite la mort de personne soyons clair, je ne pousse pas STI dans la tombe, mais qui à raison ?

celui qui au 1 septembre passera pour quelqu'un de trop prudent ou ceux qui pousse à la vente aux risques de mettre leurs adhérents dans (eux aussi) une difficulté passagère ?

a bon entendeur

3.Posté par Kurdian Andrée le 27/08/2012 13:07 | Alerter
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Il ne faut pas se voiler la face.
Le métier de TO tel que nous le connaissions est condamné à disparaître. Et j'en suis bien désolée pour les personnes qui se donnent à fond et qui sont souvent extrêmement professionnelles.
Dans le cas de Sti, le pb c'est que l'APS ne couvre pas les clients qui sont passés par des agences de voyages. A quoi servent nos cotisations ? J'avais un dossier en demande à + de 10000 € pour 1 personne. Je l'ai annulé, car je ne peux pas prendre le risque de me retrouver au tribunal avec le reproche de ne pas avoir tenu compte des informations que j'avais.
Malgré tout je souhaite le meilleur à Sti, qui saura se sortir de ce mauvais pas, j'en suis sûr.

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