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Aéroports de Paris augmente les taxes pour financer son développement

Une hausse de 1%, hors inflation, à partir de 2017


le Jeudi 30 Juillet 2015

Grâce au nouveau contrat de régulation économique, Aéroports de Paris va poursuivre ses investissements en vue de conforter l'aéroport de Paris CDG comme une plateforme incontournable en Europe. Les compagnies aériennes vont contribuer à ce financement, via la hausse de 1% des redevances aéroportuaires.



Les boutiques de luxe du terminal 2E de l'aéroport Paris Charles de Gaulle ont participé à la croissance des revenus du groupe ©ADP
Les boutiques de luxe du terminal 2E de l'aéroport Paris Charles de Gaulle ont participé à la croissance des revenus du groupe ©ADP
Tous les voyants sont au vert pour Aéroports de Paris.

Le groupe, qui a présenté ses résultats semestriels ce jeudi 30 juillet 2015, se félicite d'un chiffre d’affaires en hausse de 5,1% (1 422 M€), d'un trafic en progression de 3,5%, mais surtout, d'un nouveau Contrat de Régulation Economique 2016-2020 (CRE) particulièrement favorable.

L’Etat, son principal actionnaire, a autorisé une hausse des taxes de 1%, hors inflation, à partir de 2017.

Cette décision va à l’encontre des préconisations du rapport Leroux, des demandes répétées d’Air France, de la FNAM, du SCARA, de la Commission Économique Aéronautique (CoCoaéro) mais également de la Commission aéroportuaire.

Cette dernière recommandait une légère hausse des redevances de 0,3%, (hors inflation) voire une baisse en fonction des recettes commerciales.

En dépit de ces nombreuses oppositions, Augustin de Romanet, le PDG d’Aéroports de Paris, ne compte pas revenir sur les modalités du contrat.

Il estime en effet que les compagnies aériennes doivent arrêter de se considérer comme des boucs émissaires et doivent participer à l’effort d’investissement pour améliorer l’aéroport Charles de Gaulle.

« Tout l’enjeu du CRE est de donner à notre groupe les moyens de développer l’attractivité du hub parisien», assure-t-il.

Il surveille en effet avec attention la croissance des plates-formes des pays du Golfe comme celle d’Istanbul, qui accueille aujourd’hui autant de passagers en correspondance que CDG.

Le chiffre d'affaires des boutiques en hausse de 10,2%

Pour rester compétitif et séduire de nouvelles compagnies, Aéroports de Paris a instauré une nouvelle structure tarifaire, prévoyant notamment l’exonération de la taxe d’aviation civile, qui a permis à Air France d’économiser 70 M€, selon ADP.

Le groupe prévoit également de réduire l’écart de taxes entre les vols Schengen et les long-courriers, qui atteint aujourd’hui près de 68%.

Le stationnement de nuit est aussi exonéré, en vue de multiplier l’implantation de base sur la plateforme.

Enfin, le groupe souhaite favoriser les compagnies ayant des temps de rotation très rapides, comme Transavia ou EasyJet, car elles utilisent moins les infrastructures de l’aéroport. De quoi stimuler le trafic des low-cost, en progression de 9% sur le premier semestre, contre 1,3% pour les opérateurs classiques.

En revanche, pas question pour l’instant de toucher à la double caisse ou caisse aménagée, mise en place depuis 2010.

Avec ce système, les revenus commerciaux de l’aéroport ne profitent pas aux compagnies, dont les passagers sont pourtant les clients des boutiques.

La persistance de cette double caisse est une mauvaise nouvelle pour les compagnies, qui espéraient profiter des 206 millions d’euros engrangés au premier semestre par les activités commerciales (+10,2%). Une croissance favorisée par la faiblesse de l’Euro ainsi que par l’ouverture des boutiques de luxe du Hall K au Terminal 2E.

Le chiffre d’affaires par passager s’établit désormais à 19,8 €, en phase avec les objectifs de vente.

Rappelons qu’il n’était que de 9,8 euros en 2006 et qu'un passager chinois dépense aujourd'hui 6 fois plus qu'un Américain, dont le budget moyen atteint 18,7€.

Un effort de productivité pour réduire le coût par passager

Du coté des passagers, le groupe multiplie les efforts pour améliorer ses infrastructures et son image.

Il compte pour cela investir 3 millions d’euros dans divers équipements, comme l’installation d’un nouveau tri automatique à Orly, pour améliorer la livraison des bagages.

En parallèle, Augustin de Romanet veut à tout prix maîtriser les charges fixes et réduire de 8% le coût par passager d’ici 2020.

Pour ce faire, les salariés vont devoir se serrer la ceinture, en acceptant un gel des hausses de salaires pour les 5 prochaines années.

Un départ à la retraite sur deux ne devrait pas être remplacé. Une stratégie que déplore le syndicat UNSA, qui était à l’origine d’un mouvement social en février dernier.

« Tout ceci prouve que nous faisons également des efforts de productivité comme le reste du secteur aérien », assure Auguste de Romanet.

En revanche ces efforts ne concerneront pas vraiment les actionnaires, qui devraient récupérer d’ici la fin de l’année 0,70 euros par action, soit un total de 70 M€, dont la moitié ira dans les caisses de l’état, actionnaire à 50%.

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