Comment Transavia a-t-elle fait pour arriver, en une seule saison, à atteindre l’ objectif de réaliser 50% de son activité en vols affrétés ? « L’année dernière, nous sommes arrivés en avril et les plans de vols des tour-opérateurs étaient déjà bouclés », rappelle Hélène Abraham, la directrice commerciale.
Répondre aux appels d’offres en temps et en heure, c’est essentiel, mais ce n’est pas tout. Une certaine agressivité tarifaire aide aussi à décrocher des contrats. Résultat, les achats d’aérien charter se sont fait à des niveaux très compétitifs. « Les tarifs se rapprochent de ceux que pratiquent les compagnies de bout de ligne de Tunisie, Turquie ou Maroc», commente sobrement Anilnis Suleyman, le président de Gestair, l’un des premiers à avoir signé avec Transavia l’année dernière.
Gestair a donc augmenté ses affrètements avec Transavia cet été, et, du même coup, « abandonné des compagnies étrangères », même si le volume de vols et les clients TO restent inchangés par rapport à l’an dernier. Autre affréteur des compagnies de bout de ligne, Marmara a également mordu à l’hameçon Transavia pour une petite partie des vols de l’Egypte.