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II - Martinique : dans l'île « debout » seuls plient les cocotiers...

un tissu hôtellier varié et séduisant


Rédigé par Michèle SANI le Vendredi 21 Août 2009

Cinq mois après la grève générale qui a paralysé son activité la Martinique s'est relevée. Les hôtels sont prêts à accueillir les clients. Si en cette saison estivale, basse saison aux Antilles, l'activité touristique est en sommeil, les professionnels affûtent leurs produits. Et force est de reconnaître qu'ils ne manquent pas d'atouts...



la Martinique est une île magnifique. Son littoral est bordé de plages baignées d'une eau parfois tumultueuse, parfois lagon aux transparences turquoise...
la Martinique est une île magnifique. Son littoral est bordé de plages baignées d'une eau parfois tumultueuse, parfois lagon aux transparences turquoise...
Les professionnels du tourisme qui n'ont aucune lisibilité ne cachent pas leur inquiétude. Pourtant tout est là pour permettre à un très large public de passer de belles vacances.

Pour le démontrer le Comité du Tourisme de la Martinique en partenariat avec Corsairfly, multiplie les éductours et les voyages de presse.

Au sortir de la passerelle, une première banderole s'impose « Identité, Liberté, Egalité, Fraternité » puis une autre, « l'heure de nous-mêmes a sonné »...

L'aérogare de Fort-de-France est tapissée de citations en français et créole signées « Aimé Cesaire ». Décédé en avril 2008 le poète considéré comme le « père de la nation martiniquaise » et le chantre de la négritude, a légué son message.

Tabous hier encore, la revendication identitaire et le passé esclavagiste de l'île sont rappelés aux visiteurs.

Puis très vite, au sortir de l'aéroport, la Martinique qui sait renaître de ses cendres s'impose comme une île debout. Généreuse, elle offre sa lumière, ses couleurs, sa beauté éclatante.

Au-delà de la carte postale...

Pour qui ne le saurait encore, la Martinique est une île magnifique. Dans sa forêt humide dominée par un volcan qui veille encore, tous les verts du monde se retrouvent dans un tableau luxuriant.

Son littoral est bordé de plages baignées d'une eau parfois tumultueuse, parfois lagon aux transparences turquoise. La Martinique pourrait se contenter d'une vocation « carte postale ».

Mais elle a beaucoup plus à offrir. Son terroir, ses traditions, son histoire vous prennent aussi côté coeur.

Pimpante, coquette même avec ses maisons créoles entourées de jardins soignés et très fleuris, l'île se parcourt aisément grâce à son réseau routier impeccable - unique dans les îles caraïbes - doté d'une signalisation qui nous est familière.

Les hôtels cultivent l'identité créole

Du « Relais et Châteaux » pieds dans l'eau au gîte rural perdu au milieu des champs de canne à sucre en passant par le charmant boutique hôtel ou le notable Bakoua, le parc hôtelier martiniquais est étonnamment diversifié.

Leurs portes sont largement ouvertes mais la clientèle n'est pas au rendez-vous. En cette période de vacances scolaires qui correspond à la basse saison touristique, la clientèle dite « d'affinité » ne suffit pas pour atteindre les objectifs de rentabilité.

Au cours des dernières années de nouveaux établissements ont vu le jour, d'autres ont entrepris de lourds travaux de rénovation et de modernisation.

D'autres encore sont à l'abandon depuis des lustres pour de sombres raisons financières jamais réglées comme le Méridien aux Trois Ilets qui fut en son temps l'un des fleurons de l'hôtellerie martiniquaise.

La dynamique du présent vaut bien le détour. Ainsi, trois hôtels se sont dotés d'un « spa » aux inspirations africaines et asiatiques en harmonie avec l'air du temps.

Il s'agit du Cap Est membre de la chaîne des Relais et Châteaux, du Club Med et du Carayou aux Trois Ilets, ce dernier s'adressant surtout à une clientèle locale.

Savoir : en Martinique comme en Guadeloupe, la quasi totalité des hôtels et des sites publics sont aménagés pour recevoir une clientèle de handicapés et de personnes à mobilité réduite.

D'une façon générale les hôtels cultivent avec talent l'identité créole. Ils en restituent le style ou mieux, réhabilitent le patrimoine historique. En voici quatre exemples.

A suivre : Le réseau Tak Tak, une nouveauté très martiniquaise

L'institution Bakoua

A tout seigneur, tout honneur : magnifiquement situé aux Trois Ilets, largement ouvert sur la baie de Fort de France, l'ex Sofitel Bakoua s'apparente à une institution.

Cette ancienne demeure familiale au style « Compagnie des Indes » fut l'un des premiers hôtels haut de gamme construit en Martinique (133 chambres dont une suite). C'était à la fin des années 1960.

Très intégré dans la vie locale, il reste l'adresse où l'on aime se retrouver. Sa table, le « Châteaubriand », est l'une des grandes adresses de l'île. Mais la patine du temps a fait son oeuvre...

Un important programme de rénovation devrait être rapidement lancé. Il donnera une nouvelle jeunesse à cet hôtel désormais membre de la collection M Gallery récemment lancée par le groupe Accor qui a cédé l'hôtel fin 2007 pour en garder la gestion.

Le Club Med piétine à 50 %

Dans le cadre de sa montée en gamme le Club Med « les Boucaniers » qui appartient majoritairement à un investisseur martiniquais (SMVV) a été entièrement rénové en 2005.

Ses 293 chambres disposent toutes d'un mini frigo, d'une machine à café, d'un télévision écran plat, d'un lit king-size etc. Le ski nautique demeure son activité phare.

Son cadre toujours magnifique entre mer tiède et transparente et cocoteraie séduit les plus blasés. Oui mais, au coeur de l'été, son remplissage avait du mal à atteindre les 50 %.

Le Plein Soleil, premier hôtel « boutique »

II - Martinique : dans l'île « debout » seuls plient les cocotiers...
Situé en pleine nature, à mi-chemin des plages du sud et des montagnes humides du nord, le Plein Soleil fait partie des hôtels « boutique » de la nouvelle génération.

Il cultive avec élégance et sobriété le style créole, le grand confort en prime. Jean-Christophe Yoyo, son propriétaire martiniquais, fut le premier à investir dans l'hôtellerie de charme haut de gamme. A son ouverture, en 1998, il offrait 12 chambres.

En 2006, il fermait durant 8 mois pour engager des travaux d'agrandissement et de rénovation. Ses 5 villas disséminées dans un magnifique parc abritent 12 chambres de luxe et 4 suites avec piscine privative.

Son restaurant table d'hôte qui élabore une cuisine nouvelle avec les produits du terroir est considéré comme l'une des meilleures tables de l'île.

Le charme « écolo » du Cap Macabou

Construit dans un site sauvage de la côte atlantique le Cap Macabou cultive lui aussi le style créole avec ce « plus » : il est le type même d'établissement respectueux de son environnement.

Capteurs solaires pour l'eau chaude, récupération des eaux de pluie, centrale d'épuration, minimum de chlore dans la piscine, éclairage automatique dans les toilettes, zéro plastique et j'en passe... c'est du sans faute.

Réalisé par un groupe privé français de Métropole cet hôtel de 48 chambres ouvrait ses portes en novembre 2008, après dix ans de travaux et, semble-t-il, pas mal de tracasseries administratives.

Et ce n'est pas fini ! Aux dernières nouvelles il était toujours en attente d'un ascenseur qui, n'ayant pu être déchargé à Fort-de-France durant les grèves de février, a poursuivi sa route jusqu'au...Vénézuela !


Domaine de Saint-Aubin : le coup de coeur de deux artistes

II - Martinique : dans l'île « debout » seuls plient les cocotiers...
Construite à la fin du 19e siècle par une riche famille de planteurs de canne à sucre Le Domaine de Saint-Aubin avait connu des fortunes diverses, depuis le décès en 1970 de la dernière descendante propriétaire des lieux.

La demeure était même restée à l'abandon pendant une dizaine d'années livrée à l'agression du climat tropical et de son envahissante végétation.

Sa renaissance et sa réhabilitation sont le fruit du coup de foudre d'un couple d'artistes pour cette maison patinée, pour ses varangues aux colonnades d'inspiration louisiannaise, pour sa vue plongeante sur l'océan.

Lui, musicien d'origine martiniquaise, elle costumière de théâtre d'origine italienne n'hésitent pas à quitter Paris, à s'endetter, à chercher des subventions pour enfin acheter, en 2004, le manoir et une parcelle de deux hectares.

« Il y avait tout à refaire, la maison était vide, le dernier propriétaire avait complètement dénaturé le style de la maison. Mais nous étions décidés ». Le mobilier familial martiniquais d'époque sera récupéré et le reste chiné chez les antiquaires.

Des dépendances seront construites. Les anciennes écuries et fruiteries transformées en chambre ou en salle de réunion. Le coût des travaux ?

« De l'ordre de 3,6 millions d'euros. Nous réinvestissons nos bénéfices dans la maison. Notre progression était très satisfaisante jusqu'à fin 2008. Nous nous en sortons car nous travaillons beaucoup ma femme et moi dans le Domaine . Notre masse salariale est très réduite».

Madame, habile aux fourneaux et experte en saveurs créoles est en cuisine. Monsieur, présent sur tous les fronts, n'oublie pas pour autant sa formation de musicien. Chaque semaine un orchestre de jazz, de steel band ou de reggae vient faire le bœuf.

(32 chambres dont une vingtaine avec terrasse privative et 2 pour handicapés et 6 appartements adaptés aux familles, salle de réunion, salle de fitness, piscine, table d'hôtes le soir, accès internet Wifi gratuit sur le site)

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1.Posté par PUYDEBAT le 27/08/2009 20:59 | Alerter
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J'en reviens, je suis consultant en tourisme et je suis atterré par le gachis malgrè une île à couper le souffle, des gens bien plus accueillants qu'en Guadeloupe. Mais un tourisme bas de gamme (sea sex and sun) peu de sites culturels organisés. un service très faible comme dans toute la Caraibes. heureusement quelques sites rares relèvent le défi comme la fondation clément ou le site depaz

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