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Rédigé par La Rédaction le Vendredi 16 Avril 2010
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Jean Belotti : "La décision d’interrompre les vols est tout à fait justifiée"les nuages peuvent parcourir jusqu'à 2.000 km en 24 heuresCe jeudi 15 avril, un énorme nuage de cendres craché par un volcan d'Islande en pleine éruption a cloué au sol une bonne partie des avions dans le nord de l'Europe. Cette éruption volcanique justifiait-elle cette décision de précaution consistant à l’arrêt des vols ? L'avis de Jean Belotti, ancien commandant de bord et expert en sécurité.
Ces nuages ne restent pas au dessus des volcans. Ils se déplacent et peuvent parcourir jusqu'à 2.000 km en 24 heures et faire plusieurs fois le tour de la terre.
Il ne s’agit pas ici d’une décision se référant au "principe de précaution" lequel n’est appliqué que lorsque l’on ne connaît pas la probabilité de survenance d’un risque.
Ici, les conséquences d’un tel événement sont bien connues et la décision d’interrompre les vols est donc tout à fait justifiée. En effet, ces nuages sont particulièrement dangereux pour l'aviation, surtout dans les premières heures, car les cendres qu'ils contiennent peuvent entraîner l'arrêt de réacteurs et l'abrasion des glaces de cockpit, des ailettes de compresseur, des bords d'attaque des ailes, etc... À proximité du volcan en activité, les nuages volcaniques ont une forme verticale dont le sommet peut atteindre 20.000 mètres. Des nuages particulièrement dangereux pour l'aviation
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Ils sont alors facilement repérables par les équipages, non seulement du fait de leur hauteur, mais également de leur couleur bleue-marron, lorsqu'ils contiennent des cendres, bleue lorsqu'ils sont secs et acides.
Ces nuages ne restent pas au dessus des volcans. Ils se déplacent et peuvent parcourir jusqu'à 2.000 km en 24 heures et faire plusieurs fois le tour de la terre. Ils prennent alors une forme aplatie et évoluent généralement sous la tropopause en se confondant avec d'autres nuages. Ils ne sont alors plus repérables, mais ils restent détectables à l'odeur d'oeuf pourri qui régnerait en cabine et par des picotements de gorge. Bien que beaucoup moins nocifs qu'au moment de leur formation, le pilote changera rapidement d'altitude et tout redeviendra normal. Ce phénomène est assez rare. Les derniers incidents graves connus remontent à 1983, avec l'atterrissage d'urgence de deux avions à Djakarta. La Rédaction
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