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La Macédoine, un pays kaléidoscope

Une mosaïque de traditions slaves et musulmanes


Rédigé par Jean-François RUST le Mardi 19 Août 2014

Enclavée aux frontières de la Grèce et de l’Albanie, la Macédoine est presque inconnue des touristes français. Avec ses grands lacs et ses montagnes, elle promet pourtant une vraie découverte culturelle et humaine, par sa mosaïque de traditions slaves et musulmanes.



Ohrid est le joyau du tourisme macédonien. On tombe vite sous le charme de cette vieille ville perchée au dessus du lac, classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979 - DR : J-F.R.
Ohrid est le joyau du tourisme macédonien. On tombe vite sous le charme de cette vieille ville perchée au dessus du lac, classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979 - DR : J-F.R.
Trpejca, un soir d’été. Dans ce village au charme azuréen, dont les maisons plongent dans l’immense miroir du lac d’Orhid, les touristes achèvent leur journée de plage en s’installant tranquillement aux terrasses des restaurants de poissons.

A l’ouest, le soleil rougeoyant décline en solitaire sur les montagnes pelées d’Albanie. Le spectacle, hypnotique, a un parfum de crépuscule premier.

Nous ne sommes ni en Grèce, ni dans un port de l’Adriatique, mais bien aux confins de la Macédoine, un pays de deux millions d’habitants, terra (presque) incognita des Occidentaux, à deux heures trente de vol de Paris.

Le territoire cultive les mystères comme seuls les pays sans actualité majeure savent le faire.

A la fin des années 1980, la Macédoine vit encore à l’heure yougoslave. Après l’indépendance, en 1991, le pays s’ouvre et de nombreux ressortissants partent travailler « à l’Ouest ». Ils constituent le gros des visiteurs estivaux.

Cernée par la Grèce, l’Albanie, le Kosovo, la Serbie et la Bulgarie, la Macédoine est percluse d’influences.

Ses frontières intriquées, soumises jadis aux conquêtes turques, lui valent d’être peuplée aujourd’hui de slaves orthodoxes et d’albanophones musulmans (ces derniers enracinés à l’ouest).

Une vraie mosaïque culturelle et ethnique. Vingt sept minorités sont ainsi recensées, des Valaques, des Turcs, des Bosniaques, des Roms, des Slovènes, des Gagaouzes (chrétiens turcophones), des Bulgares… La Macédoine mérite bien son nom.

Ohrid, joyau lacustre

Hormis la région viticole de Tikveš, au sud, et rizicole de Kočani, au nord-est, les centres d’intérêts majeurs se trouvent à l’ouest.

Une région de montagnes (jusqu’à 2 764 m) et de lacs splendides, de villes historiques et de villages isolés.

Monastères, églises orthodoxes et minarets blancs sont dressés en étendards religieux, autant qu’en symboles identitaires.

Dans ce patchwork, Ohrid est le joyau du tourisme macédonien. On tombe vite sous le charme de cette vieille ville perchée au dessus du lac, classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979.

Tout est à voir dans cette cité millénaire, considérée comme l’un des foyers de l’orthodoxie : les antiques maisons à encorbellement, la forteresse médiévale, les églises Sainte-Sophie et Saint-Jean Kaneo, l’amphithéâtre romain, les barques colorées et leurs pêcheurs, traquant une succulente variété de truite lacustre, la pastrmka.

C’est ici que les missionnaires Cyrille et Méthode, en 863, auraient mis au point une écriture pour évangéliser les populations slaves. Ainsi serait né l’alphabet cyrillique.

Monastères et minarets

Autour d’Orhid, les parcs montagneux de Galičica et de Pelister se nichent dans des reliefs désolés, ouvrant des vues splendides sur les lacs Orhid et de Prespa.

Près de ce dernier se trouve Bitola. Une cité endormie, à deux pas de la Grèce, plombée par sa situation en cul de sac et l’influence anesthésiante de la crise économique hellène.

Pourtant, Bitola, seconde ville du pays, est l’ancienne cité des consuls occidentaux. Au 19ème s., quand elle était la tête de pont des Ottomans en Europe, elle s’est couverte de représentations diplomatiques, des bâtisses néo-classiques et baroques qui jalonnent les rues principales.

La région du Mavrovo baigne dans l’atmosphère plus complexe des villages « mixtes » de montagnes (Lazaropole, Galičnik…).

Mi-musulmans, mi-slaves, ils partageant mosquées et lieux de culte orthodoxes, tel le splendide monastère de Saint-Jean Bigorski, dont les premières fondations datent de 1020.

Plus au nord, il faut découvrir Tetovo, « capitale » albanophone du pays. Cette longue ville-rue abrite une magnifique mosquée à caissons peints, construite au 15ème s.

Quand à Skopje, la capitale, elle présente un visage en pleine mutation. Soucieux d’assoir son autorité, l’Etat macédonien poursuit la construction de monuments mégalos, dont une immense statue équestre à la gloire d’Alexandre le Grand, héros national que les Grecs lui contestent.

Le projet « Skopje 2014 », c’est son nom, prétend couvrir la ville d’édifices pseudo-antiques. Comme pour mieux affirmer l’identité d’un pays émergent, récemment apparu sur la scène internationale.

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Tags : macédoine
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