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Salaires : certaines agences de voyages embauchent désormais en dessous du SMIC

Quand la part variable augmente, la rémunération baisse


Rédigé par Pierre CORONAS le Mercredi 7 Juin 2017

Qu'ils soient débutants ou expérimentés, certains agents de voyages français se voient désormais proposer, à l'embauche, des salaires fixes dont le niveau est inférieur à celui du SMIC. Pour les motiver, les employeurs leur promettent des parts variables soumises à des objectifs de chiffre d'affaires. Mais que se passe-t-il si jamais ils ne sont pas atteints ? Peut-on gagner moins que le SMIC chaque mois ? Quelles sont les obligations des entreprises et que risquent-elles si elles ne les respectent pas ? TourMaG.com a enquêté...



"Dans les agences de voyages, les niveaux de rémunération sont très variables" - Photo : Pixabay.com - CC0 Public Domain
"Dans les agences de voyages, les niveaux de rémunération sont très variables" - Photo : Pixabay.com - CC0 Public Domain
Les temps sont durs pour les entreprises du tourisme en France. La concurrence s'intensifie et les marges baissent. Il faut faire des économies, réduire les charges fixes. Et, souvent, ce sont les salariés qui trinquent !

C'est ainsi que, dans les agences de voyages françaises, un nouveau modèle de rémunération prend de plus en plus d'importance ces derniers temps : la part variable.

"En 2011, quand nous avons lancé notre division tourisme, le recours à la part variable dans la rémunération des agents de voyages était très marginal. Actuellement, cette pratique a tendance à se généraliser", confirme Lydie Brunisholz, directrice de la division tourisme chez Page Personnel, un cabinet de recrutement par intérim.

Dans le contexte actuel de concentration du secteur, les groupes cherchent des agents de voyages qui ont plutôt des profils de commerciaux.

En leur promettant des commissions s'ils remplissent leurs objectifs de ventes, les patrons d'agences de voyages entendent motiver leurs équipes pour renforcer leur compétitivité.

"Dans les agences de voyages, les niveaux de rémunération sont très variables. Certains débutent au SMIC et la moyenne des salaires se situe entre 1 800 et 1 900 € par mois. Mais, la part variable permet parfois à certains de doubler leur salaires. Ce qui explique que les parts fixes baissent de plus en plus", analyse Lydie Brunisholz.

Si bien que certains n'hésitent désormais plus à proposer des salaires fixes dont le niveau est inférieur à celui du SMIC (1 149,07 € nets par mois au 1er janvier 2017).

990 € nets par mois

En 2016, Sarah* postule pour un poste d'agent de voyages en contrat à durée déterminée (CDD) au sein d'une agence intégrée de FRAM.

Elle dispose d'une solide expérience d'environ 15 ans dans le secteur. Pourtant, le recruteur lui propose un contrat (niveau A) de 39 heures de travail hebdomadaires avec une rémunération de 990 € nets par mois.

"On me dit alors de ne pas m'inquiéter car, grâce aux primes sur les ventes, si je remplis mes objectifs, j'atteindrais facilement le SMIC", raconte-t-elle.

Justine*, 20 ans d'expérience dans le tourisme, a connu une expérience similaire en janvier 2017. Toujours chez FRAM.

"Le directeur de l'agence intégrée m'a proposé un salaire net de 1 027 € par mois. Pour le justifier, il m'a expliqué qu'une prime de 0,55% sur chaque vente était prévue. Mais pour l'obtenir, un objectif pas évident de 80 000 € de chiffre d'affaires mensuels était à remplir", se souvient-elle.

Sachant que le SMIC, salaire minimum de croissance, représente la rémunération légale minimum que doit recevoir le travailleur (articles L. 3231-1 et suivants du Code du travail), que se passe-t-il si jamais les objectifs de ventes ne sont pas atteints ?

"A la fin du mois, le salarié doit toucher au moins le SMIC, martèle Me Eric Rocheblave, avocat spécialisé dans le droit du travail.

Un salaire avec une part fixe inférieure au SMIC est tout à fait possible. Mais si jamais l'employé ne remplit pas les objectifs qui lui permettent de toucher sa part variable, l'employeur doit compléter la rémunération pour qu'elle atteigne au moins le niveau du SMIC, sinon il sera hors-la-loi."

Si l'entreprise ne respecte pas cette obligation, elle s'expose à une amende de 1 500 € par mois et par salarié concerné.

"Cette particularité du Code du travail conduit parfois à la signature de contrats avec des salaires fixes à 0 € et une rémunération qui se fait uniquement sur du variable", explique Me Eric Rocheblave.

"Avec cette pratique, les agences de voyages se rapprochent de plus en plus du fonctionnement des agences immobilières où les collaborateurs ont très souvent un salaire fixe inférieur au niveau du SMIC", remarque la directrice de la division tourisme de Page Personnel.

"Manque de reconnaissance de nos compétences"

Dans les manifestations contre la loi Travail, au printemps 2016, des lycéens ont brandi des banderoles sur lesquelles on pouvait lire, entre autres, "Se lever pour 1 200 c'est insultant", reprenant les paroles du titre A7 du rappeur SCH.

Ceux qui, parmi eux, choisiront de se tourner vers la profession d'agent de voyages doivent désormais se préparer à travailler pour encore moins que cela.

Il n'est pas certain que cela contribue à motiver les salariés du secteur sur le long terme.

"Quand je serai en fin de droits pour mes indemnités chômage, je serai obligée d'accepter des contrats à 900 € nets par mois. En revanche, avec ce niveau de rémunération, c'est certain que je ne me tuerai pas à la tâche", confirme Sarah.

Elle estime que ce niveau de rémunération constitue "un manque de reconnaissance de nos acquis, de nos compétences et de la qualité de notre travail, ce qui va forcément entraîner un recul de la qualité de service dans les agences de voyages."

Nous avons contacté la direction de FRAM pour comprendre ses objectifs en proposant des salaires fixes en dessous du SMIC, mais elle a refusé de nous répondre, confirmant seulement cette pratique et assurant que "la rémunération finale n'est jamais inférieure au salaire minimum garanti".

"Les parts fixes inférieures au SMIC sont encore rares dans les grands groupes intégrés en France", assure Valérie Boned, secrétaire générale déléguée des Entreprises du Voyage (EdV).

Cette dernière reconnaît néanmoins que, si les adhérents ne s'intéressaient que très peu à la question il y a quelques années, "on nous consulte un peu plus sur le sujet désormais, mais de temps en temps seulement".

SMIC mensuel ou annuel ?

Le syndicat patronal ne donne pas de consignes particulières à ses membres sur le niveau minimum de rémunération de leurs employés.

"Notre rôle n'est pas de dire aux entreprises quelle politique salariale elles doivent adopter, mais de leur donner des outils pour qu'elles respectent la loi", précise Valérie Boned.

C'est dans ce sens qu'EdV a révisé en 2010 avec les représentants du personnel, la convention collective de la branche des agences de voyages.

Une option y a été intégrée pour permettre aux employeurs d'opter pour une approche annuelle du SMIC (13 788,86 € nets pour 1 607 heures de travail au 1er janvier 2017).

"Le salaire minimum n'est ainsi pas mensuel, mais plutôt annuel, avec un dépassement obligatoire de 15% sur le SMIC pour éviter que le niveau soit atteint grâce à un 13e mois", poursuit la secrétaire générale déléguée des EdV.

La moindre des choses quand on sait que, selon le dernier accord signé par EdV, FO et la CFTC, le salaire minimum conventionnel garanti (SMCG) pour les salariés de niveau A de la branche des agences de voyages reste encore inférieur au niveau du SMIC de près de 8 € bruts par mois, malgré une hausse de 1% en avril 2017.

LIRE : Agences de voyages : les bas salaires toujours en dessous du SMIC en 2017

* Les prénoms ont été modifiés.

Selon une étude de Page Personnel, le salaire annuel brut moyen pour un chargé de clientèle en agence de voyages (région parisienne) avec moins de deux ans d'expérience se situe entre 18 et 20 000 € par an.

Pour un agent de voyage, la moyenne est un peu plus haute à l'embauche : 20 à 23 000 € bruts par an. Elle monte encore un peu dans le cas des spécialistes du voyage d'affaires : 21 à 24 000 € bruts par an.

Avec une expérience de 2 à 5 ans, le niveau moyen de rémunération atteint 19 à 22 000 € annuels pour les chargés de clientèle, 22 à 28 000 € annuels pour les agents de voyages et 23 à 30 000 € pour les agents de voyage d'affaires.

En France, la moyenne nationale des salaires est de 20 670 € bruts par an (chiffres de 2014).

Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) est, lui, de 17 700 € bruts pour 1 607 heures de travail par an.

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1.Posté par Léa (agent de voyage blonde) le 08/06/2017 00:44 | Alerter
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On a beau aimer notre métier avec passion, on devrait refuser de travailler pour moins de 2000€ par mois. Je l'ai déjà dit et je le maintiens.
Le SMIC a été mis en place pour que ceux qui occupent des emplois NON QUALIFIES soient payés tout juste décemment.
En nous, qui sommes expertes en géographie, en psychologie, en météo, en droit. qui devons faire des ventes additionnelles, on ne mérite pas au moins beaucoup plus ?
On marche sur la tête !

2.Posté par JUMBAJO le 08/06/2017 09:38 | Alerter
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20 années dans le tourisme, dont 12 passées en agence: aujourd'hui je pense à ma reconversion, tellement je suis déçue de l'évolution du métier, du manque de reconnaissance tant du monde professionnel que des clients, et du manque de considération des dirigeants incluant bien sur le SNAV qui pour moi ne remplie plus ses fonctions de syndicat depuis fort longtemps.Fatiguée de devoir me battre quotidiennement contre une concurrence souvent déloyale et parfois contre nos propres fournisseurs, de devoir me transformer en avocate, assistance sociale, météorologue, assureur, spécialiste en géopolitique mondiale, d'assumer toutes les contraintes, et conséquences en tout genre, et de me sentir systématiquement la dernière roue du carrosse.
Mais la c'est le pompon! Je n'y crois plus!!!

3.Posté par Zoé le 08/06/2017 11:20 | Alerter
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7 ans dans le métier, un salaire de 1200 € nets.

Et en plus de tout ce qui est cité plus haut qui est déjà suffisamment énervant, je vois apparaitre un nouveau phénomène qui croit de manière exponentielle : le manque de respect des clients. ils n'hésitent plus à raccroche au nez, à lever les yeux au ciel quand ce qu'on dit ne leur plait pas, à nous hurler dessus quand quelque chose s'est mal passé en voyage, à nous faire des réclamations pour des séjours d'une semaine en all inclusive à 300 € par personne parce que la nourriture n'était pas top, et pire.... Ils nous font des réclamations sur des services OFFERTS,

Et à côté de ça on nous en demande toujours plus : plus de connaissances, plus de compétences, plus d'investissement.

Les responsables m’écœurent et les clients aussi.
Cette année sera la dernière pour moi.

Léa : refuser de travailler pour moins de 2000 € par mois ? Ce serait merveilleux, mais ça c'est bon pour les parisiens. Sais tu qu'en province même les responsables d'agence ne gagnent pas ça ?

4.Posté par meltem le 08/06/2017 12:02 | Alerter
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La profession ne s arrange vraiment pas!! et oui la parité dans notre beau métier n existant pas....90% de femmes à la vente et 90% d hommes dans les instances dirigeantes!! cherchez l erreur..quant au syndicat...patronal uniquement;...alors avec Macron et ses accords par entreprises ce n est pas prêt de s arranger....ah oui j oubliais...vous avez la chance de faire un si beau métier....un sacerdoce somme toute! on ne saurait donc parler d argent...d ailleurs c est l un des métiers où on vous fixe des objectifs financiers sans jamais parler de rémunérations...curieux comme procédés commerciaux non? à croire qu ils ne croient pas en vos capacités dans ce domaine et justifient ainsi leur peu de gratitude envers "les vendeurs". Le voyage est devenu un produit au même titre que la lessive...seule la marge compte et le vendeur se trouve être la variable d ajustement....cqfd!

5.Posté par cécé le 08/06/2017 15:01 | Alerter
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Moi j'en ai plus que marre de voir que tout le monde se plaint et personne ne fait rien !!!!
A quand un leader qui nous emmène dans la rue pour qu'on se batte pour nos emplois et notre motivation ???
Arrêtez de vous plaindre ou alors réunissons nous et crions haut et fort !!!!!

6.Posté par JUMBAJO le 08/06/2017 15:46 | Alerter
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Cécé, je suis d'accord avec toi, mais je crois que les AGV sont résignés, et les jeunes ne restent pas en poste longtemps.
Je connais d'anciens pros qui ont essayé de monter un syndicat.... Comment te dire... Comme dirait Laspalès, " Y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes".
Et puis faire grève, ne serait pas très efficace, compte tenu de notre faible pouvoir de Nuisance, contrairement aux Compagnies aériennes, SNCF et autres contrôleurs aériens.
C'est la raison pour laquelle je suis en réflexion de reconversion.
Le métier qui pour moi devrait se rapporter à de l'artisanat, se rapproche plus du marchand de tapis. Bientôt pour travailler en agence on devra avoir une patente de commerçant ambulant obtenu après formation dans les souks du Maroc ou de Tunisie...
C'est du grand n'importe quoi, et personne ne réagit, ne s'insurge ni ne s'indigne.
Pourquoi? Parce que ceux qui ont un poste, y tiennent et ne veulent surtout pas faire de vague, de peur d’être mal vu par les pros et les fournisseurs. Comme tout le monde râle parce que certains TO proposent des prix inférieurs sur leurs sites internet, alors qu'ils nous demandent de les vendre toujours plus en agence.Mais personne ne monte au créneau. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.
Nous n'avons aucun soutient politique d'aucun bord car le tourisme n'a pas de Ministère, un comble pour un des pays les plus visité au monde. Cherche l'erreur...
Pour celles qui restent, bon courage les filles...Car oui, Meltem, le métier est constitué à 90% de femmes à la vente et 90% d hommes dans les instances dirigeantes. En même temps quel homme serait d'accord de travailler pour les salaires que nous les femmes acceptons?
Les marges sont de tout façon trop faibles pour pouvoir y changer quelque chose. Merci aux compagnies aériennes qui ne nous commissionnent plus, entre autre....
Comme je le disais, je n'y crois plus.

7.Posté par Virg le 08/06/2017 16:00 | Alerter
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Après 22 ans d'ancienneté dans la même boite (grand groupe international ) en province, dont 17 ans en tant que responsable, voici mon salaire : 1860€ net , cela fait 2 ans que je ne touche quasimment plus de variable , 2 ans que mon salaire baisse... c'est possible ça ? Et pourtant mon envie est toujours la même : prendre du plaisir en travaillant ! J'ai beau me réinventer tous les jours et être force de proposition mais à Il est temps de changer de cap , en tout cas pour moi, et de faire profiter sans prétention aucune de mes valeurs , mes compétences et mon envie à une boite qui merite que l'on se démène pour elle !

8.Posté par chambord le 09/06/2017 10:38 | Alerter
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Et revoilà les pleureuses de service qui cherchent à nous apitoyer sur leur triste sort. Les personnels des AGV sont payés au juste prix de leur qualifications, le prix du marché.
Point final.
Et, si cela ne leur convient pas, qu'ils aillent sévir ailleurs. Personne ne les retient et y a du monde qui attend pour prendre leur place s'ils manquent de motivation.

9.Posté par JUMBAJO le 09/06/2017 15:19 | Alerter
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Bonjour Mr Chambord, car je pense que pour faire ce genre de commentaire, cela ne peut venir que d'un homme. Ou alors il est vraiment temps que j’arrête ce métier.
Bref, avec des commentaires comme le votre, on fait avancer les choses c'est certain!!!
Maintenant, avec la concurrence internet pour ne parler que d'elle, si vos employé(e)s restent motivés aux salaires évoqués dans l'article, gardez les bien au chaud!!!
Car en agence, un employé mal payé est un employé frustré. Donc soit il en fait le moins possible, et la conséquence directe est la baisse du CA, soit il s'en va, ce qui entraîne un turnover qui ne fidélise pas la clientèle. D'autre part un AGV bien formé, et expérimenté, donne de la valeur ajouté par rapport à une agence internet, et cela se paye!
Que cela vous plaise ou pas!
Pour autant, les problématiques de directeur d'agence, je les comprends. Mais jamais je n'accepterais que l'on rabaisse de façon imbécile et hargneuse, nos commentaires légitimes.
Bien le bonjour chez vous!

10.Posté par Polopi le 09/06/2017 16:42 | Alerter
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Bonjour Chambord,
Vous trouvez qu'un BAC+2/BAC+3, mérite moins que le SMIC ?!
Qu'en est-il des professions, dans le bâtiment, où avec un CAP, ils gagent 1800 €... NETS ?!
Vous trouvez ça normal ?
OK... La profession d'agent de voyages a un terrible avenir devant elle avec des points de vus comme celui dont vous nous faites part !

11.Posté par Zoé le 09/06/2017 16:59 | Alerter
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Sans oublier le sexisme de base de ce commentaire.
Soit vous êtres un troll auquel cas vous êtes bien ridicule de perdre votre temps à troller, ou vous êtes sérieux, et ma foi c'est encore pire de ridicule et de bassesse.

Au prix du marché, peut être, mais à la juste valeur de leur qualification, laissez-moi rire. Bref !

12.Posté par DANIEL le 09/06/2017 19:11 | Alerter
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Bonjour à toutes et tous....

Mis à part le commentaire de ce ...chambord....qui me semble, plus provoc, que réel, un être humain normalement constitué ne peut pas dire de telles conneries .....

Je comprends la grogne de toutes ces Filles en AGV, à qui on demande un bac+3 , pour exercer un métier, où il faut une formation constante et permanente, à cause de lois qui changent constamment , d'évènements politiques et d'instabilité politiques quasi quotidien, de clients de plus en plus exigeants ...(pourquoi pas ).... pour des salaires de misère....le comble, je trouve ça scandaleux, car pour moi, c'est une formation à un produit , et non des vacances, il y a même des patrons (nes) d'AGV, qui décomptent des congés payés les éductours.....
Que la grogne doucement monte, ne soyons pas étonnés, et si le personnel d'AGV, avait une organisation pour les défendre, je ne suis pas un ..."va t'en guerre" stérile, je pense, qu'il y aurait de très graves mouvements sociaux.....MAIS.....MAIS.....est ce que cette profession pourrait le supporter.....je ne pense pas....à toujours vouloir tirer les prix au plus bas....à n'avoir pas su réagir face à l'arrivée et l'installation d' internet et des..."e-agences....." voilà le résultat
bon week end.....

13.Posté par Olivier Blachère le 10/06/2017 11:04 | Alerter
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Cher Chambord,

Outre pleureur de service, je suis également et principalement agent de voyages et, plus occasionnellement, amuseur public lorsque l'inspiration gagne ma plume. J’endosse parfois, tout comme vous, le costume de râleur professionnel, mais avec la décence de me présenter sous mon nom.

J’aimerais savoir ce que vous entendez par "le juste prix de notre qualification" ? J'aurai 30 ans de métier en janvier prochain et mon bulletin de salaire ne dépasse pas les 2.000 € nets, sauf une fois par an du fait d’une prime.

Ma qualification, ce sont ces 30 ans durant lesquels je me suis constamment remis en question parce que les outils évoluent, parce que les modèles économiques sont bousculés, parce que les modes, les guerres ou les révolutions font et défont les destinations, parce que les goûts et les attentes de nos clients changent, bref une constante remise en question, véritable moteur de ma motivation.

Ma qualification, c'est d'être pour mes clients à la fois leur conseiller et leur complice, leur avocat et leur papa, leur aide-mémoire et leur bureau des pleurs. C'est connaître et mémoriser leurs attentes, c'est prévoir leurs desiderata, en gros c'est anticiper encore et toujours et ce en jonglant avec les exigences croissantes de mes fournisseurs.

Ma qualification, c'est aussi d'avoir engrangé un niveau de connaissances multiples qui aujourd'hui encore m'étonne encore : compagnies aériennes, hôtels, navires, mais aussi climats, coutumes, économie, juridique, religion, art et artisanat, bref tout ce qui fait notre monde et les destinations que nous vendons.

Si malgré ces énumérations, mon salaire reste plafonné, la faute à qui ? Aux charges salariales, au mode de rémunération des agences, au manque de défense des mes intérêts en tant que salarié, certainement. A ma fonction, à mon engagement dans le métier, à ma qualification, assurément non, sans quoi je n’aurais pas, à l’instar de mes consœurs et confrères, cette outrecuidance que je devine chez vous de m’apitoyer sur mon sort.

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