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Sarajevo, témoin éternel de l’Histoire

La découverte de l’année pour vos clients ?


Rédigé par Jean-François RUST le Lundi 17 Août 2015

La capitale de Bosnie-Herzégovine cumule les anniversaires. Un siècle après l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, trente ans après les Jeux Olympiques d’hiver et surtout vingt ans après la fin du conflit bosno-serbe, la ville tente de se réinventer un avenir. Autant de bonnes raisons d’aller la visiter maintenant, pour découvrir des lieux de mémoire et un patrimoine ottoman, austro-hongrois et religieux qui témoignent de la complexité des Balkans.



A Sarajevo, la jeunesse n’aspire qu’à une vie meilleure, envahissant chaque soir restaurants populaires et bars à chichas. Pour les Français, la ville peut être la découverte de l’année - DR : J.-F.R.
A Sarajevo, la jeunesse n’aspire qu’à une vie meilleure, envahissant chaque soir restaurants populaires et bars à chichas. Pour les Français, la ville peut être la découverte de l’année - DR : J.-F.R.
On arrive à Sarajevo avec des images fortes, celles de la guerre et du conflit bosno-serbe, qui reste en mémoire des plus de quarante ans.

Ceux-là se rappellent la ville assiégée, presque entièrement détruite par les bombardements serbes.

Vingt ans après, on découvre les lieux qui rappellent, crûment, ce conflit des temps modernes. Un tourisme du souvenir à forte charge émotive.

Il se trouve que depuis mi-2014, Sarajevo fête d’autres anniversaires. Il y a un siècle, le 28 juin 1914, le prince François-Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois, était assassiné.

Rue Zelenih Berekti, devant le pont Latin sur la rivière Miljacka, le visiteur peut lire la plaque souvenir et rafraîchir sa mémoire au musée installé à l’endroit précis où fut commis le crime.

On y apprend que le prince avait échappé quelques instants plus tôt à un premier attentat, sans pour autant interrompre sa visite. Mal lui en prit.

Cinq minutes après sa sortie de l’hôtel de ville, Gavrilo Princip, nationaliste serbe, tirait sur lui et sa femme Sophie, les tuant tous les deux.

On connait la suite. Le jeu des alliances nationales allaient entraîner l’Europe dans un conflit dévastateur.

Au musée d’histoire de Sarajevo, un peu daté mais aménagé dans une splendide halle commerciale ottomane (1551), on s’imprègne du contexte politico-diplomatique de l’époque, qui mit le feu aux poudres sur le Vieux-Continent.

Une balade à Dobrinja, ex-village olympique

La ville a commémoré également le trentième anniversaire des Jeux Olympiques d’hiver de 1984.

Sarajevo est tapie au fond d’une vallée, entre des montagnes. Des quartiers villageois (Vratnik, Bistrik…) partent à l’assaut de pentes qui, plus loin, se terminent en sommets – le cadre est assez champêtre.

Au centre-ville, le Skenderija (salle des sports) dresse toujours sa structure en béton sous laquelle se déroulèrent les épreuves de hockey et de patinage.

Près de l’aéroport, il est possible de se promener dans Dobrinja, l’ex-village olympique.

Depuis ce quartier d’habitation aux immeubles aérés, la curiosité pousse à franchir à pied la frontière invisible qui sépare les deux parties du pays : d’un côté, la Fédération de Bosnie-Herzégovine, à majorité musulmane et croate – Sarajevo en fait partie ; de l’autre, la République Srpska, à dominante serbe.

Mosquées d’un côté, églises orthodoxes de l’autre… Tel fut le résultat de la guerre.

La partition confessionnelle mit fin à l’équilibre historique entre les communautés.

La « Jérusalem d’Europe », composée avant 1992 de 49% de Bosniaques (musulmans), de 30% de Serbes (orthodoxes) et 7% de Croates, est aujourd’hui, à 90%, peuplée de Bosniaques…

Influences de l’Orient et de l’Occident

Ce conflit souligne l’imbrication historique des peuples dans cette ville longtemps soumise à l’influence conjuguée de l’Orient et de l’Occident.

Conquise par les Ottomans au 15ème s., occupée par les Austro-Hongrois de 1868 à 1908, la capitale bosnienne affiche un patrimoine en forme de melting-pot des cultures.

On se perd avec délice dans Bascarsija, le centre ancien restauré et ses maisons en bois ottomanes, transformées en restaurants et boutiques de souvenirs.

Au cœur du quartier se trouve la grande mosquée Gazi Husrev-Begova et des endroits « secrets », comme cet ancien caravansérail devenu îlot commercial (Morica Han).

L'avenue Marsala Tita a gardé le surnom de "Sniper Alley"

Vers l’ouest, le long de la rue piétonne Ferharija, jouxtée par la vieille synagogue et la cathédrale catholique (il reste 700 Juifs et 5% de Chrétiens à Sarajevo), on devine aisément l’influence austro-hongroise.

Les beaux immeubles « viennois » sont partout, symboles d’un prestige bourgeois qui provoqua l’essor culturel, scientifique et économique de la ville.

Au-delà, Marsala Tita a gardé le surnom de Sniper Alley. La longue avenue porte encore les traces, sur des immeubles, des impacts de tirs.

D’autres bâtiments ont poussé depuis, comme le Sarajevo City Center. Vaste shopping mall inauguré en 2014, il s’affiche en vitrine de la consommation pour la classe aisée, dans un pays où le chômage atteint 50%...

Sarajevo, éminemment touristique d’avril à septembre, est une ville tranquille. Les visiteurs sont bien accueillis partout.

Il y a certes des revendications, symbolisées par ces habitants qui manifestent leur mécontentement social devant la Présidence.

Car la jeunesse n’aspire qu’à une vie meilleure, envahissant chaque soir restaurants populaires et bars à chichas. Pour les Français, Sarajevo peut être la découverte de l’année.

Plus d'informations sur www.sarajevo-tourism.com

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