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Club Med : "En oubliant d’où il venait le Club a fini par ne plus savoir où il va..."

Lettre ouverte aux amoureux du Club Med, d’hier, d’aujourd’hui et demain


Rédigé par Marc Tombez le Jeudi 30 Octobre 2014

Marc Tombez, 30 ans de carrière au Club Med, nous livre son analyse sur l'histoire et l'évolution récente de cette entreprise mythique. Pour cet ancien membre du comité exécutif, la stratégie de montée en gamme de la marque au Trident est un échec : "L’incomparable est devenu trop cher pour la classe moyenne et pas assez bien pour les riches", résume-t-il.



Ses actionnaires se trouvent condamnés à remettre au pot à intervalles irréguliers. Ou à se renouveler. La visibilité est inversement proportionnelle aux besoins de capitaux - Photo CE
Ses actionnaires se trouvent condamnés à remettre au pot à intervalles irréguliers. Ou à se renouveler. La visibilité est inversement proportionnelle aux besoins de capitaux - Photo CE
"Rien ne se fait sans passion, ni le passé, ni le futur", Picasso


Témoin d’une époque, le Club Med est à nouveau l’objet de rumeurs annonciatrices de changements. Ce ne seront pas les premières… Et sans doute pas les dernières.

On est toujours exigeant avec ceux que l’on aime. Le Club ne faillit pas à cette règle.

On ne refait pas l’histoire. Les successeurs de Gilbert Trigano se sont essayés à tour de rôle à changer le cours d’une longue dérive. Mais de quelle histoire parlons-nous ?

De la plus récente, celle des changements et des errances. Des fausses bonnes idées et des promesses clients non tenues.

En 1997 Serge Trigano est remercié. Philippe Bourguignon auréolé de la puissance de la marque Disney, dont il vient avec succès d’assurer le lancement en Europe, prend les commandes de l’entreprise au Trident.

Un autre Club succède au Club. Une autre vision commerciale s’impose.

Les nouveaux dirigeants balaient tout ce que l’on connaît et surtout tous ceux qui savent. Plus essentiel, son âme, cet incomparable mélange des genres, ce cocktail né de l’histoire d’une entreprise et de ses hommes, ce mariage étrange entre ceux qui y bossent, ceux qui y viennent…

Tout cela est gommé. La brutalité des remises en questions du "Club historique" va miner en profondeur l'essence, la magie, les rêves et surtout l’enthousiasme de ses clients et de ses équipes.

En 2005, Henry Giscard d’Estaing, l’actuel président, pense avoir gagné la partie en arrivant à la Présidence du groupe. Répondant à un journaliste il évoque ce qu’il croit appartenir au passé : "Certains ne voyaient plus d'avenir au Club".

Il choisit d’adapter l’entreprise à ce qu’elle est devenue structurellement : une société à forte intensité de capital contrainte d’absorber, à travers les continents, des coûts à répartir qui augmente les prix du catalogue.

De fait, il y a plus de coûts d’administration, d’amortissements de loyers et de frais financiers dans les prix d’une semaine au Club que d’ingrédients qui avaient fait son succès.

Il adapte l’offre. Oriente le Club Med vers le luxe, 1 Milliard d’euros seront nécessaires pour faire oublier que les villages sont plus proches des Kibboutz que des Relais et châteaux (surtout avec des chambres de 12 m²).

Le défi humain qui visait à modifier les comportements des G.O du Club plus habitués à faire rire qu’à servir est gigantesque.

Sauf à les supprimer. Conduit par la dérive de ses coûts à se fixer durablement dans le haut de gamme, le Club est devenu un produit de luxe. Il permet au consommateur une mise en perspective avec des offres auxquelles il ne pourra durablement se confronter. Le voici naturellement fragilisé.

En oubliant d’où il venait le Club a fini par ne plus savoir où il va

"Med" a effacé "Méditerranée", symbole force des années heureuses de la mixité sociale, de l’échange, de la rencontre et du partage.

En oubliant d’où il venait le Club a fini par ne plus savoir où il va. Ses actionnaires se trouvent condamnés à remettre au pot à intervalles irréguliers. Ou à se renouveler. La visibilité est inversement proportionnelle aux besoins de capitaux.

Le risque s’accroît alors que la rentabilité poursuit son chemin inverse.

L’avenir est incertain. D’une part, le club n’a pas la maîtrise de la qualité à ce niveau de prestations, sans avoir les moyens de les acquérir, d’autre part il n’aura jamais, tel qu’il est, la taille pour développer une stratégie de prix concurrentielle.

Ce grand écart se paye. Un couple avec deux enfants dépense le prix d’une voiture citadine pour y passer deux semaines. Le Club se sépare ainsi définitivement de la plus grande partie de la clientèle "3 Tridents" sur laquelle il s’est bâti. Sa composante principale.

"L’incomparable" est devenu trop cher pour la classe moyenne et pas assez bien pour les riches.

La montée en gamme est un échec

Que faut-il en retenir désormais ? Pas grand-chose.

La montée en gamme est un échec patent et telle une locomotive au charbon, ce Club "new look" dévore des capitaux. Sans plus ! Qu’a-t-il réellement apporté ? Rien dans une course au luxe ou les grandes marques hôtelières ont tout réinventé en dix ans.

Mais au-delà d’un simple constat, la force de l’humain tend à disparaître. La distance sociale entre GM et GO se tend et nuit au concept même de l’entreprise.

Le Club abandonne ses avantages comparatifs les uns après les autres. Il s’expose à la concurrence directe de ses imitateurs qui prospèrent dans le secteur des clubs, et celle, inatteignable, de l’hôtellerie de luxe. Paradoxalement son marché originel, son sol dur, connaît une expansion potentielle sans précédent.

Dans cette société nouvelle où le repli sur soi, l’individualisme et le mal vivre ensemble sont devenues des valeurs sociales admises, les contradictions apparentes abondent.

Là, où l’on dit que l'homme s’enferme, et vit devant ses écrans (TV, smart phone, tablette, ordinateur portable ou fixe…), on omet de préciser que c’est toujours pour mieux communiquer avec les autres. Le SMS un mode épistolaire universel : "T où" est le sésame de toutes relations amicales ou intimes. Facebook est devenu un enfant du Club Méditerranée.

"Ce besoin universel de la libération de l’Etre" que désirait Gérard Blitz, l’inventeur du Club, ne s’arrête pas brutalement le temps des vacances. Bien au contraire, il s’agit de transcender par de réelles rencontres ces passions tissées sur la toile.

La marque Club Méditerranée véhiculait dans le conscient collectif, y compris chez ceux qui ne l’avaient jamais pratiqué, des valeurs de partage, de fête, de rencontre, de joie pour un prix sans surprise. Club Med a tout fait pour le faire oublier.

Le luxe et la convivialité sont par nature des notions opposées

Aujourd’hui deux camps et deux conceptions survalorisent le Club pour prendre en main son destin. Le Club n’est pas mort mais il agonise lentement comme une baleine échouée entre deux mondes.

Il n’y aura pas d’homme ni de marché suffisamment providentiel, fut-ce la Chine, pour réanimer la machine à bonheur. La marque est une valeur, une survaleur de l’entreprise si elle est employée à ce pourquoi elle a été inventée.

Un seul Club pour deux visions c’est trop. En luttant inlassablement contre sa nature pour s’en imposer une autre, l’entreprise au trident est devenue schizophrène. Deux conceptions du bonheur s’affrontent, inconciliables. Le luxe et la convivialité sont par nature des notions opposées, condamnées à se séparer. Leurs clientèles aussi.

Si le monument des Villages de vacances s’affaiblit, disparaît ou abandonne son marché historique européen, un concurrent surgira. Ce n’est pas une utopie, mais une hypothèse possible tant le marché potentiel de la formule "Club" est considérable.

La demande pour les vacances à bon prix (à budget contraint), connait une croissance régulière en Europe et en France, en atteste le succès grandissant des campings et de l’hôtellerie économique de plein air, portés par la crise.

Et tant qu’une offre adaptée à ce segment sera insuffisamment développée, cette croissance ne profitera qu'à des concurrents de la marque au Trident et à ses imitateurs, mauvaises copies, qui déprécient depuis des années l’image et la réputation de la formule Club originale.

Une filiale "Low cost", une bonne nouvelle ?

Le développement d’une filiale "Low cost" du Club, telle que l’étaient Aquarius en France et Valtur en Italie, pourrait répondre à tous ceux qui veulent prendre des vacances de proximité avec un budget serré.

Et serait une bonne nouvelle pour tous ceux qui veulent être rassurés sur la pérennité d’une histoire et d’une légende ancrées dans une culture française et méditerranéenne.

Singulièrement, ces "Villages en Méditerranée" à l’hébergement simplifié, aux frais de structures réduits, capables de financer et de développer leur activité avec les fonds récupérés de leur exploitation, accompagnés de quelques grands anciens G.O possédants le savoir et l’histoire, pourraient être suffisants pour une renaissance de la formule magique originelle, revisitée.

Et un équilibre plus probable pour l’existant Club Med une fois débarrassé des villages qui se révèlent insuffisamment positionnés ou rentables dans le segment concurrentiel du luxe.

Alors, et uniquement dans ce cas, les clients et les G.O pourront s’y retrouver.
Dirigeants et actionnaires aussi.

Aujourd’hui, les faits sont simples et faciles à mettre en œuvre :

Le Club doit revenir à ses fondamentaux, réinventer sa convivialité et réapprendre à se faire aimer par tous et parler à tous, quel que soit le niveau social.

C’est une marque qui peut se décliner sur tous les segments du loisir. Avec des villages des plus qualitatifs aux plus simples et familiaux, où l’on tourne les pages du livre de ses vacances, et l’on fusionne avec intensité les désirs et les plaisirs de ses journées, de ses nuits et de ses soirées festives et élégantes.

Où l’on déambule au fil des jours de son séjour, dans les ateliers, les expositions, les causeries, les tablées, les apéritifs, tissant dans la fréquentation des groupes ses intimes apartés.

Le Club a encore des soutiens, des amis, des clients, en France, en Europe, dans le monde entier. Il doit leur faire confiance pour repartir.

A l’heure des réseaux sociaux, de la relation humaine retrouvée et de l’envie de créer ensemble, le Club Méditerranée est resté une idée moderne et révolutionnaire. Il doit croire en son histoire pour écrire le futur.

Suis-je le seul à le penser ?

Quelques mots sur l’auteur

Presque trente ans de carrière au Club méditerranée : G.O Village, Chef de Village, appelé au siège de la Bourse en 1978, Marc Tombez contribue à la croissance du Club qui se développe à cette époque à un rythme de huit villages par an.

Délégué de la Direction des Opérations dans le secteur Amérique du Nord, il assiste aux côtés de Serge Trigano à l’introduction en bourse de New York de la filiale Club Med Inc et sa montée en puissance aux Etats Unis.

Membre du Comité Exécutif du Groupe CLUB MED, il sera en charge de la Direction de la formation consacrée à la mise en place des nouveaux standards internationaux.

Devenu Directeur Général de la filiale italienne VALTUR domiciliée à Rome, il gère 49 villages de vacances dans le sud de l’Italie Sicile, Calabre, Pouilles et Sardaigne et à l’étranger. Dès 1991, il met en place avec Royal Air Maroc, une ligne régulière et de charters au départ de Milan et Rome.

En 1997, il quitte le Club suite au changement de gouvernance (Philippe Bourguignon remplace Serge Trigano).

De 2000 à 2002, Marc Tombez est Directeur général Pierre et Vacances Italie, il y développe 10 000 lits de résidence de tourisme pour l’entreprise de Gérard Brémond.

De 2003 à 2005 il est le Directeur Général du Développement de la Société CHATEAUFORM fondée par Jacques Horovitz, leader en France de l’hôtellerie spécialisée dans les séminaires d’Entreprise.

Depuis 2007, il est le Secrétaire Général de GEO PLC, société spécialisée dans le Conseil en valorisation d’Actions d’Economie d’Energie, propose à ses clients de financer les travaux de rénovations énergétiques au travers des dispositifs mis en place par l’Etat (CEE, CDI, PTZ...).

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Tags : club med, tombez
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1.Posté par destination fraud le 30/10/2014 07:12 | Alerter
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C'est vrai que le Club Med avait du bon avec tout ses beaufs.

2.Posté par contal le 30/10/2014 12:12 (depuis mobile) | Alerter
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En voilà une excellente analyse de quelqu'un qui connait bien le sujet, comme nous tous les anciens le club évolue, l' évolution est indispensable dans le monde, encore faut il prendre le bon chemin pour avancer sans rien détruire. Là est la difficul

3.Posté par Pedretti P. GM surnom GO SIESTA le 30/10/2014 15:34 (depuis mobile) | Alerter
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j''adhére totalement à ce commentaire qui me fait croire que tout n''est pas fichu et que NOTRE CLUB restera MÉDITERRANÉEN et non CLUB "mer de Chine" J''ose espérer que cette lutte durera au détriment des volontés financières étrangères... merci de nous

4.Posté par Blaise Alaise le 30/10/2014 18:50 | Alerter
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Un très bon propos, sans polémique ni ironie
A verser au dossier de M Bonomi pour accréditer l'idée qu'un retournement est possible
Le management actuel est bien loin du compte; les éléments présentés sont tout simplement éloquents

5.Posté par Pogi le 30/10/2014 19:01 | Alerter
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Magnifique article criant de vérité ! "Le Club doit revenir à ses fondamentaux" Si seulement cela pouvait arriver :'(

Henri tire-toi !

6.Posté par Christian Dubois le 30/10/2014 19:42 | Alerter
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Très bonne analyse. Pour ma part, j’ai du mal à comprendre l’abandon ou le redimensionnement pour toutes les destinations phare de la Méditerranée (Espagne, Grèce, Turquie, Italie …). Plus de projets pour elles … ?.

7.Posté par vignau le 31/10/2014 15:21 | Alerter
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en filiale low cost réhabilité des villages superbes comme céfalu ( a l'abandon) case en dur avec electricité et petite salle de bain a un prix abordable je pense qu'il existe une clientèle

8.Posté par Leli le 01/11/2014 10:02 | Alerter
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Je crois que le compte à rebours a été déclenché bien avant l'arrivée de Philippe Bourguignon.en tout cas , ceux qui ont pris la relève après Gilbert ont été pour quelque chose ou du moins ont laissé les portes grande ouverte à de nouvelles orientations tout à fait contraire à l'esprit du Club Méditerranée. .Néanmoins c'est une très bonne analyse, juste et réelle.Cela nous donne l'espoir d'un retournement possible......

9.Posté par Béa le 01/11/2014 14:06 | Alerter
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Tout à fait d'accord avec cette analyse !!!
Nous sommes 2 anciens G.o mariés avec 2 enfants et c'est exactement ce que nous nous sommes dit en allant dernièrement au Club. Le prix est devenu indécent pour une famille, et pourquoi ? pour trouver une ambiance triste et morne ou les G.o sont inexistants et les G.m s'ennuient . Nous sommes trop triste d'avoir vu ça....vite !!! prenez les bonnes décisions , revenez aux fondamentaux !!!! il y a assez de tristesse et d'ennuie dans la vie de tous les jours, quand on va au Club, on veut être au Paradis de la convivialité!!!!

10.Posté par Decibel le 01/11/2014 23:52 | Alerter
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(extrait) La distance sociale entre GM et GO se tend et nuit au concept même de l’entreprise.

A l'heure où le social revient en force ou l'authenticité est une qualité recherchée, le "nouveau Club Med" n'aurait pas fait le meilleur des choix : l'hôtellerie de luxe.

Hé oui Marc, nous ne pouvons que regretter les folles années (avant le sida) où le Club Med était la plus grande agence matrimoniale. Mais les temps on changé, il faut tourner la page. J'ai été GO comme toi (à la même période) et je le suis encore, mais plus au Club Med, dans ma façon de vivre mes relations avec les autres, que ce soit dans ma vie privée ou dans ma vie professionnelle.

Mais je dois beaucoup au Club Med qui m'a permis d'apprécier les qualités et défauts d'une vie de village 24/24 - 7/7 par périodes de 6 mois... surtout les qualités que j'ai gardées en tête (je me suis empressé d'oublier les défauts). Cette expérience professionnelle reste inoubliable, comme pour la majorité de celles et ceux qui ont eu le plaisir et le bonheur de faire le métier de GO.

11.Posté par Ribeiro le 02/11/2014 19:32 | Alerter
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il y a quelques mois sur une page FB bien connu et malgré mes convictions, on m'a envoyé bouler, en essayant de me convaincre que le nom Club Méditerranée n'était plus d'actualité et il a été remplacé par le nom Club Med et qu'il fallait vivre avec son temps, moi j'appelle ça de l'opportunisme hypocrite! a bonne entendeur salut.
Ouf, Merci pour cet article qui fait bien plaisir à lire.

12.Posté par Dugnoux le 02/11/2014 23:07 | Alerter
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"Tombez".......... "la baise" ........a participé ......et contribué à la dégénérescence du Club..........!!
avec combien d'autres........ qui n'ont pas les burnes pour l'avouer............!
mais au moins ils se taisent et c'est tant mieux..!
Les gens qui emploient aujourd'hui ce garçon sont des pigeons potentiels............!!
On nage dans le débile.....................!!!

13.Posté par BillyZeKid le 04/11/2014 22:59 | Alerter
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Extrait de TourHebdo, octobre 2014, page 67 :
Classement des TO :
1° ClubMed : CA 2013 : 1,4 M€, progression 2012/2013 : -3.5%
2° TUI France : CA 2013 Non Communiqué, CA 2012: 1 M€, progression: visiblement pire que Club
3° EuroDisney : CA 2013 634 K€, prog 2012/2013 : -5%
4° Thomas Cook : CA 2013 : 482 K€ ; progression 2012/2013 : -7%
5° FRAM : CA 2013 : 315 K€ ; progression 2013/2013 : -15%

Finalement.... dans le pays des aveugles, le Borgne est Roi.

Si non, pourquoi pas des Clubs Med franchisés ? Gérés par des anciens GO, passionnés ?

14.Posté par Milkus le 07/11/2014 17:00 | Alerter
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E dans le pays des aveugles seulement les borgnes regardent le chiffre d'affaire et non les résultats nets.

15.Posté par Piaget le 12/11/2014 14:17 (depuis mobile) | Alerter
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bonjour,
Votre analyse reflète parfaitement la situation et c'est vrai que ce produit ne devrait pas être un produit de luxe car la philosophie du Club Med ne correspond pas avec cette image. Pour la plupart des gens cela est devenu trop cher.

16.Posté par Christophe le 13/11/2014 23:37 | Alerter
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C'est une excellente analyse ....quelque soit l'entreprise , quand on veut lui changer son ADN on prends énormément de risques et dans la plupart des cas on se mets les pieds dans le tapis ...

17.Posté par maria le 05/09/2015 12:05 | Alerter
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nous avons connus les clubs Aquarius,il y a plus de 20 ans c étais nos premières vacances en club en famille et entre amis .nous partions chaque année. Qd les Aquarius ont disparus on a suivis le club med nos enfants ont grandis avec cette idée de vacances festive ou chacun fait ce qui veux qd il veux,le mimi club le sport,les spectacles,le farniente aussi. les G O et les chefs de villages avec qui nous sommes devenus amis et que nous avons suivis ds leurs club de la saison suivante ....... nos plus beaux souvenirs de vacances c le club med . aujourd’hui il nous en reste que de beaux souvenirs . notre dernier club étais celui de smir au Maroc il y a 6 ans !

18.Posté par arro le 07/01/2016 16:50 | Alerter
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Je lis "Excellente analyse" ? Une ridicule ode à "C'était mieux avant" se référant à l'utopie de Blitz datant des années 1950 (qui d'ailleurs n'a jamais fonctionné vraiment comme l'avait prévu Blitz). Une analyse économique caricaturale, par exemple en montrant les succès du camping pour dénigrer une montée en gamme. On va où ? Des villages premiers prix où chaque nuitée ne rapporte rien et où la concurrence est féroce ? Que sont devenus Valtur, Aquarius, ou même de nos jours FRAM, pauvre FRAM ? Du tourisme de masse à bas prix déversant des charter de touristes assoiffés d'offres All Inclusive et buvant une mauvaise copie de Ricard toute la journée dans des hébergements en béton de 3500 lits, la solution pour le Club Med ? Tant qu'à perdre de l'argent, autant essayer de faire ça bien, en investissant et évoluant, pas en regardant un demi-siècle derrière soit. ça a déjà été essayé de descendre les prix (disons Oyyo pour le pire), alors voyons l'autre option. Il n'y a qu'a regarder la rentabilité d'un village deux tridents pour comprendre pourquoi il ne faut faire que des quatre (voir cinq tridents). Je rappelle qu'un séjour au Club Méditerranée dans les années 1950, ce n'était -déjà- pas bon marché, très éloigné de la notion de "budget contraint" abordée ci-dessus. On ne peux pas vivre éternellement sur ses souvenirs de cases vétustes, de paréos et de colliers-bar colorés. C'était mieux avant, mais c'était avant. Je rappelle également que même du temps de Trigano père, les comptes n'étaient pas toujours fameux non plus en dehors des années fastes (avec Edmond qui rempli et tient le porte monnaie) ; sa gestion paternaliste loin de toute logique financière a engendré quelques déboires. Alors laissons au moins une chance à HGE qui récupère quand même une situation compliquée, de l'héritage de Bourguignon : "j'achète, j'achète et essaye de vendre n'importe quoi ! "(t-shirt Club Med chez Carrefour par exemple) à la crise du tourisme débutée en 2001, mais aussi nombre de villages vieillissants, des comptes vides (globalement, ou dramatiquement diront certains, depuis les années 1990)...

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