TourMaG.com, 1er journal des professionnels du tourisme francophone
TourMaG.com, 1e
Loading





Direct Travel : un salon qui fait polémique... et le plein de visiteurs !

3000 participants pour rencontrer une quarantaine d'agences réceptives


Rédigé par Laury-Anne CHOLEZ le Dimanche 2 Octobre 2016

Direct Travel, le premier salon qui met en relation les voyageurs et les agences réceptives, s'est tenu à Paris le weekend dernier. Si les visiteurs ont été nombreux à venir prendre des renseignements, les professionnels du tourisme restent encore méfiants vis à vis de cet évènement.



Christophe Sentuc, le fondateur de Direct Travel. DR LAC
Christophe Sentuc, le fondateur de Direct Travel. DR LAC
C'est un salon qui fait polémique.

Le weekend dernier, Direct Travel a réuni une quarantaine d'agences réceptives venues à Paris pour se faire connaître auprès du grand public.

Créé par Christophe Sentuc, le fondateur de Fleuves du Monde et ex-directeur du groupe Terres Voyages, cet évènement s'était attiré les foudres des professionnels du tourisme dès l'annonce de son lancement en avril. (voir notre précédent article).

En effet, selon la législation française, les agences réceptives étrangères n'ont pas le droit de signer des contrats et de vendre des prestations en France.

Un évènement pour accroître sa notoriété.

L'avocate Emmanuelle Llop, bien connue dans la profession, a rédigé le règlement de Direct Travel, où il est stipulé que les participants n'ont pas le droit de vendre et ni de signer un contrat pendant l'évènement.

Une obligation répétée au dos du bulletin d'inscription qui ne semble pas déranger outre mesure les agences locales.

"Nous ne sommes pas là pour vendre mais pour prendre des contacts, promouvoir notre marque et nos voyages", explique Yann Michel, responsable de l'agence Voyage au bout du monde et spécialiste du Chili.

"Je suis venu pour générer de la visibilité et de la notoriété",
renchérit son collègue Philippe Pierre, de Terre Magiques Incas sur le Pérou.

Il participait auparavant à l'IFTM sur le stand de l'office du tourisme du Pérou. Celui-ci ayant décidé de ne pas participer à l'édition 2016, il s'est rabattu sur ce salon.

"Nous souffrons d'un déficit de notoriété. C'est une occasion de montrer qu'on existe et qu'on est sérieux", renchérit Philippe Pierre, dont 20% de son activité concerne les voyages en direct.

3000 personnes ont visité le salon.

Vendre leurs séjours ne semble donc pas être le principal objectif de leur participation.

De quoi éviter de déclencher l'ire du syndicat Entreprises du Voyage, qui se réservait le droit de procéder à des contrôles sur place.

"Le SNAV tout comme le SETO, ont été invités à participer à une table ronde intitulée "Voyager en direct, l’émergence d’un nouveau marché". Mais ils ont décliné.

Pourtant, certains sont sûrement passés faire un tour, même si aucun ne m'a contacté "
, assure Christophe Sentuc.

Pour lui, inutile d'aller contre le sens de l'histoire.

Les gens passent aujourd'hui de plus en plus en direct et personne ne pourra les faire changer d'avis. Il estime d'ailleurs que les agences de voyages françaises auraient tout intérêt à s'allier avec les prestataires locaux pour reconquérir cette clientèle perdue.

" Direct Travel a été créé pour répondre à une demande de voyageurs qui fuient la profession. Je l'ai vécu personnellement en tant que voyagiste spécialiste".

Si les grands réseaux offrent déjà des solutions à leurs membres, via des plateformes comme Hip Réceptifs pour Selectour afat, il estime que ce n'est pas suffisant, car il faut travailler en toute transparence.

"Lorsque vous partez en voyage, l'agence vous donne le nom de la compagnie aérienne mais jamais celui de la structure qui va vous accueillir sur place. Pourquoi le cacher ?"

Alors qu'il tablait en avril sur 6 000 à 8 000 visiteurs, il a revu ses ambitions à la baisse avec 3000 4000 voyageurs attendus.

Au final dimanche soir, il estime avoir atteint les 3000 personnes.

"Je suis très satisfait par cette première édition et les exposants aussi. Les visiteurs avaient de réels projets de voyages et les contacts étaient très qualifiés".

Il compte bien repartir pour une seconde édition et ne désespère pas d'être rejoint dans sa démarche par les professionnels du tourisme.

Lu 3124 fois

Notez


1.Posté par Humbert Philippe le 03/10/2016 09:54 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Bonjour,

On continue le grand n'importe quoi dans cette profession ou la protection du consommateur est à les années lumières des préoccupations de chacun. Il faudrait, c'est malheureux à dire, un bon crash de minibus dans un pays lambda. On apprendrait que les clients avaient acheté en direct chez un réceptif lambda... que le minibus était mal assuré...... bla, bla ,bla..... mais comment étaient ils protégés...... et là, patatras, on entendra des cris d'orfraie de nos politiques pour demander une énième loi.... Continuez messieurs, on va tout droit à l'autodestruction.... Les réceptifs sont là pour... recevoir, et pas aller vendre en direct, POINT A LA LIGNE !
P.S : Il est évident que je n'ai aucune envie qu'un tel scenario se produise..... mais bon.....
P. Humbert
All Ways on Wheels

2.Posté par idress le 03/10/2016 10:19 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
bonjour


Pourquoi le receptif ne pourrait pas vendre les produits, lui qui maitrise sa destination sur le bout des doigts ?

Pour ce faire, il doit prendre une licence ou passer un deal avec un distributeur qui detiens une licence.


Ne restez dans une vision du metier des années 80 !!!!


Mr Humbert.....etes vous sur d'etre bien revendu ? Vous ne pensez pas, qu'en refusant d'intervenir dans la relation client, et dans le processus de production, incluant le transport, vous perdez des affaires, et meme, beaucoup d'affaires ???

reflechissez à cela............

3.Posté par AGVFAN le 03/10/2016 11:19 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
De toute manière les réceptifs mixent de plus en plus BtoC et BtoB, donc à eux de clarifier/différencier leur politique, tarifs, cgv etc via-à-vis de ces 2 cibles ; les agences leur apportent des clients, prémachent le travail sur la destination s'ils sont compétents et "rassurent" le client (et pas que via la garantie ...);
Aux réceptifs d'adapter leur tarif en conséquence, et d'etre davantage en "open book"/partenariat avec les agences concernant leur devis, de manière à bien mettre en valeur leur valeur ajoutée (service ....) en local

4.Posté par Charlotte aux fraises le 03/10/2016 15:17 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Pour AGVFAN: je vais jeter une pierre dans la marre :
Je suis salarié d'un réceptif basé hors UE. Si vous voulez qu'on joue la transparence, OK. Mais alors là on va la jouer à fond. On va vous donner des tarifs nets et vous allez faire ce que vous voulez avec (rajouter la comm qui vous arrange). Mais ne vous plaignez pas que vous êtes trop chers. Pour qu'on bosse avec les agences française, on doit:
- avoir un site BtoB (des frais qui sont à notre charge) parce que les "vrais" specialists d'une destination sont rares chez les agents.
- avoir un Call Center (si possible en France ou qui parle français, idéalement ouvert 24h/7j et qui apporte une réponse immédiate soit par téléphone, soit par mail)
- donner une incentive aux agents qui nous "prémachent le travail" (des frais en plus qui sont à notre charge)
- donner un bon prix à l'agence (assez pour que le patron surcommissionne en rajoutant ce qu'on appelle pudiquement dans le métier "les frais de dossier" qui en fonction du prix de la prestation peuvent représenter jusqu'à 20% du prix de la prestation achetée).
- ne pas demander de security deposit
- donner de facilités de payement après le départ du client

et bien sûr la marmotte met le chocolat dans le papier alu :-)

Faut pas se leurrer: on a un stand au WTM, les agences française viennent nous voir, on fixe nos conditions et on signe le contrat avec un bon prix et un programme de surcomissionnement (ils veulent se faire du pognon, il faut qu'ils se bougent pour aller chercher la surcomm).

C'est pas plus compliqué que cela et ça marche.

Ne vous prenez pas à nous, prenez-vous en à vos camarades.

5.Posté par idress le 03/10/2016 20:29 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
bonjour


la question qui se pose c'est : qui maîtrise le client ? qui bénéficie d'une couverture médiatique permettant de toucher le consommateur ? qui a la confiance du prospect ? Qui a la meilleure maîtrise du produit ? et ce n'est plus forcement l'agence de voyage / tour-opérateur Parisien ou Marseillais............

Vous êtes réceptif mais maîtrisez-vous l'aérien ??? c'est pas sur........

Vous êtes agence mais maîtrisez vous honnêtement vos ou votre destination sur le bout des doigts et dans sa totale composante hôtelière ? c'est pas sur.....


vous vous connaissez, vous vous croisez ...faites de vous,, chez eux, et de chez eux, chez vous......faites vous confiance.

Ce qui est sur, également, c'est l'explosion des agences réceptives Francophone, pas toutes professionnelles, plus enclin à facturer, qu'à prodiguer un vrai service, et qui, pour beaucoup d'entre-elles, ne connaissent même pas les manières de travailler en agence en France







.

6.Posté par Nicolas le 04/10/2016 15:33 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Bonjour a tous,

Le temps ou les gros tours opérateurs régnaient en maître est révolu. Les voyageurs recherches des voyages de qualités, SUR MESURE et bons marchés, des marges a 80% voir plus ne satisfait pas le future voyageur surtout à l'heure du voyage 2.0. La question des assurances a été étudiée depuis longtemps, et les compagnies Asiatiques (pour ma part) sont plus que fiable en terme de couverture. Une perte humaine est désastreuse et tout l'argent du monde ne remplacera pas un être aimé. Monsieur Humbert Philippe, merci pour votre participation au débat, mais vos hurlements ne démontrent qu'une chose simple... il est temps pour vous d'évoluer ou de laisser la place a une nouvelle génération qui refuse la standardisation de leur voyages.
Merci pour votre écoute.

7.Posté par Charlotte aux fraises le 04/10/2016 16:51 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Idress... voyons. On bosse déjà ensemble et je suis déjà venue vous voir à ECI Viatges, mais vous savez très bien comme c'est compliqué à cause de vos collègues d'Espagne.
Vous savez très bien que nous ne faisons ni de l'aérien ni de la loc de voiture. Quant à nos hôtels, vous les connaissez déjà.

Quant à la phrase "des agences réceptives Francophone, [...] , pour beaucoup d'entre-elles, ne connaissent même pas les manières de travailler en agence en France" j'essaierai de penser que c'est de l'humour. A vous relire, c'est comme si vous dites que beaucoup de restaurants à l'étranger sont nuls car ils ne servent pas de la cuisine française.

8.Posté par idress le 04/10/2016 17:22 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
bonjour Nicolas,

je suis d'accord avec vous . Mais à la condition que le dit receptif apporte un plus en terme de service client à destination. Or, depuis quelques temps, on assiste à la naissance de petit opérateurs , qui n'apporte rien de particulier, sauf un poste péage. Le vrai plus d'un voyage , c'est ce qu'on ne voit malheureusement pas partout : le vrai service client. Avant le voyage , dans le conseil, Pendant le voyage, sur le site de consommation.

En clair, et je suis désolé pour certains, si le client est tout seul à l'arrivée du vol , tout seul en cas de souci, sans une equipe dédiée qui encadre son voyage, qui prepare ses excursions, qui le guide dans ses excursions.....vous ne reverrez pas votre client qui passera chez agoda.

Parce que, je ne suis pas sur que la qualité des voyages s'est apprécié depuis 25 ans globalement sur l 'asie en tous cas. Mais ce n'est que mon avis

Bien cordialement

9.Posté par idress le 04/10/2016 17:38 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
bonjour Charlotte

je n ai pas de collegues en Espagne, juste des partenaires......

nb / je ne sais pas qui vous etes ....pourriez vous m eclairer ?

merci


10.Posté par AGVFAN le 05/10/2016 14:53 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
A quand de vrais outils permettant de différencier, comparer, évaluer les réceptifs (je veux dire pas un simple catalogue BtoB du XXe siècle façon icotour ou des plate formes BtoC à la évaneos ? )
ça permettrait au moins que les "meilleurs" se mettent en valeur, démontrent leur valeur ajoutée et comment ils se différencient entre eux ...

11.Posté par idress le 05/10/2016 15:42 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
bonjour


Pourquoi certains s'expriment de manière incognito ?

il y a des choses qui m échappent parfois....

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Tous les commentaires discourtois, injurieux ou diffamatoires seront aussitôt supprimés par le modérateur.

PUBLICITÉ
Fabien DA LUZ
fabien@tourmag.com
+33 4 91 58 61 97
+33 6 43 65 15 92


Dernière heure
















Le groupe TourMaG.com publie également Brochuresenligne.com, 1er portail de brochures électroniques de voyages
et DMCmag.com, 1er portail Destination Management Companies.

TourMaG.com Légal Utiles
Emploi
I-tourisme
Groupes / CE
International
Travel in France
Brochuresenligne.com
DMCmag.com
Signaler un contenu illicite
Plan du site
Contact
Publicité
La presse en parle

cookieassistant.com