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Grève Air France : les propositions de la direction rejetées par les syndicats

Les pertes quotidiennes réévaluées à 20 millions d'euros


le Lundi 22 Septembre 2014

Après huit jours de grève, la direction d'Air France a proposé aux syndicats l'arrêt momentané du développement de Transavia Europe et la montée en puissance de la filiale low-cost en France. Une offre déjà rejetée par le syndicat de pilotes SNPL qui programme une manifestation pour mardi 23 septembre 2014.



Grève Air France : les propositions de la direction rejetées par les syndicats
Huit jours de grève et toujours pas d'issue.

Le conflit entamé lundi 15 septembre entre les syndicats de pilotes et la direction d'Air France ne semble pas prêt de se résoudre, malgré les propositions dévoilées lundi 22 septembre par Alexandre de Juniac.

Le PDG d'Air France-KLM propose de stopper jusqu'en décembre prochain la création de Transavia Europe et l'ouverture de nouvelles bases afin de poursuivre plus sereinement les négociations.

"Le projet a peut-être été insuffisamment expliqué car il est arrivé tard" a-t-il consenti.

En parallèle, il souhaite accélérer le développement de Transavia France "pour être en mesure de répondre aux low-cost et de reconquérir un marché qui nous échappe". Il aimerait donc passer rapidement à 37 appareils d'ici les quatre prochaines années.

Faute de consensus, il sera contraint de dénoncer les accords passés en 2007 lors de la création de Transavia France, limitant ses moyens propres à 14 avions.

Une procédure qui prendrait au moins 15 mois.

Bataille autour des chiffres

Cette proposition a été rejetée en bloc par le SNPL, qui dénonce "un écran de fumée" et qualifie Alexandre de Juniac de "pompier pyromane."

Julien Duboz, du syndicat SPAF, est du même avis. "Ce n'est qu'une provocation de plus" s'insurge-t-il.

"Nous ne sommes pas opposés au développement de Transavia mais nous voulons le faire sous un contrat unique car il s'agit clairement d'un transfert d'activité".

Un contrat unique, dont nous avions déjà parlé dans un précédent article.

Mais pour Alexandre de Juniac, l'application des conditions salariales d'Air France aux pilotes de Transavia est économiquement non tenable. " Il est impossible de développer un opérateur low-cost avec les charges d'une compagnie classique" répète-t-il.

Selon lui, l'écart de coût entre les deux contrats varie entre 2 et 3 %. "Un chiffre qui correspond à la marge de Transavia. C'est suffisant pour la faire basculer du profit à la perte" assène Alexandre de Juniac.

Rappelons toutefois que même si Transavia a connu une croissance de 22% cet été, elle n'est toujours pas rentable.

Ces estimations de coûts salariaux sont bien entendus contredits par le syndicat, qui table plutôt sur un écart final de l'ordre de 1%.

Ne pas laisser les slots aux concurrents

Le syndicat dénonce également le transfert d'activité entre Transavia et Air France.

Un argument réfuté par Frédéric Gagey le PDG de la compagnie. Pour lui, la croissance de la filiale low-cost France ne se fait pas aux détriments de celle de la maison mère.

" Nous devons faire face à de nombreux concurrents comme le TGV ou le covoiturage. Il nous faut restructurer notre offre court et moyen courrier déficitaire".

Il précise d'ailleurs qu'aux Pays-Bas, KLM et Transavia Hollande opèrent parfois sur des lignes similaires.

Une information confirmée par Steven Verhagen, le président du syndicat des pilotes hollandais.

Donner les slots qu'Air France abandonne à Orly, faute de rentabilité, éviterait donc qu'ils ne tombent dans les mains de ses concurrents.

Face à l'impasse, le syndicat SNPL appelle les pilotes à manifester en uniforme mardi 23 septembre 2014 place Édouard Heriot (non loin du siège d'Air France) à 14h.

De quoi mettre une fois de plus la pression sur la direction qui, de son coté, ne voit plus quoi faire pour débloquer la situation. Alexandre de Juniac remet même en question les mobiles des pilotes.

"Je m'interroge sur les réelles motivations du syndicat. Nous sommes dans un contexte électoral et le SNPL a perdu son siège en avril dernier. Cela peut amener à une radicalisation."

Une situation d'autant plus critique que la compagnie a revu à la hausse l’estimation de ses pertes. Elle parle aujourd'hui de 20 millions d'euros par jour, soit un total de 160 millions d'euros depuis le 15 septembre.

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