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Ryanair : la fiscalité freine la croissance de la low-cost en France, selon son PDG

Michael O'Leary était à Paris le 29 septembre 2015


le Mardi 29 Septembre 2015

Ryanair a présenté un plan de développement très modeste en France. La faute aux taxes et à la fiscalité assure Michael O'Leary, son PDG. Mais il compte bien se rattraper en devenant feeder pour les grandes majors européennes.



Ryanair sera la compagnie de lancement du  Boeing 737 MAX-200. DR-Ryanair.
Ryanair sera la compagnie de lancement du Boeing 737 MAX-200. DR-Ryanair.
Michael O'Leary s'est assagi et compte le faire savoir.

Le PDG de Ryanair, qui n'était pas venu à Paris depuis 5 ans, a présenté, mardi 29 septembre 2015, son programme estival sur la France ainsi que sa vision du transport aérien pour les 5 années à venir.

Sans toutefois faire d'annonce tonitruante.

Il a tout d'abord remarqué que notre pays était le seul où sa compagnie était en stagnation, avec 8,5 millions de passagers transportés d'ici mars 2016.

"Nous allons opérer toute notre croissance en Allemagne, en Pologne, en Italie, en Belgique ainsi qu'en Espagne. Mais en France, bien peu de plateformes nous demandent de croître" assure le PDG.

Seule exception, l'aéroport de Lyon qui aimerait bien que l'irlandaise se pose sur son tarmac.

"Je préfèrerais payer les impôts sur le revenu en France"

A Beauvais, Ryanair va proposer l'été prochain 43 lignes qui pourront transporter 3,5 millions de clients. Elle va programmer davantage de vols vers Oujda, Palerme et Vilnius.

Son PDG estime qu'il pourrait embarquer deux fois plus de passagers en ouvrant une base dans la plateforme picarde. Il aimerait également en rouvrir une à Marseille, après sa fermeture en 2010.

Un développement qu'il estime actuellement impossible à cause des multiples taxes et impôts qui entravent sa croissance. Mais il espère faire évoluer la législation.

En effet, selon la loi irlandaise, ses salariés qui travaillent à l'étranger doivent payer leurs impôts sur le revenu à la fois en Irlande et en France.

Une double imposition qu'il estime préjudiciable. "Je préfèrerais payer les impôts sur le revenu en France, car ils sont bien moins élevés qu'en Irlande". Il reste en revanche muet sur le chapitre des charges sociales.

Ryanair compte nourrir les hubs des majors européennes

S'il se désole de ne pas pouvoir progresser dans l'Hexagone, il tente de se consoler en estimant que les grandes majors européennes, Air France en tête, n'auront bientôt d'autre choix que de collaborer avec lui.

"Avec la montée en puissance des compagnies du Golfe, elles ne gagnent plus assez d'argent sur le long courrier pour compenser les pertes du réseau domestique. Je crois que nous allons récupérer leurs lignes les moins rentables" estime-t-il.

Il ne veut cependant ni partage de codes, ni intégration au sein d'une quelconque alliance, ni même s'occuper du suivi des bagages.

"J'opère aujourd'hui à un prix bien inférieur à celui des compagnies classiques. Je pourrais ainsi leur vendre mes sièges pour nourrir leur hub à moindre coût, tout simplement".

Michael O'Leary serait-il devenu un bon samaritain de l'aérien ?

En réalité, ce partenariat lui permettra surtout de remplir rapidement et à peu de frais ses futurs nouveaux Boeing B737.

La compagnie discute actuellement avec le groupe IAG afin de nourrir son hub de Londres Stansted. Les négociations sur le sujet semblent nettement plus avancées chez Aer Lingus, avec laquelle il pourrait commencer à collaborer au départ de Dublin dès l'été 2016.

Discussions avec Orly et Roissy

Il ne peut en revanche rien proposer pour l'instant à Air France étant donné qu'il ne se pose pas à Roissy.

"Je discute aujourd'hui avec Orly et Roissy, sans toutefois aboutir à un accord. Ils sont en position de force et n'ont pas besoin de notre présence".

En d'autre termes, ADP refuse de consentir la moindre ristourne à l'irlandaise.

Il estime enfin que la prise de participation des compagnies du Golfe dans le capital des majors européennes est inéluctable. Après Qatar chez IAG, Etihad pourrait débarquer à terme dans celui d'Air France, tout comme Emirates pourrait entrer chez Lufthansa.

Des pronostics qui vont faire grincer les dents des syndicats, envers lesquels Michael O'Leary nourrit toujours autant d'antipathie. "Alexandre de Juniac n'a pas un travail facile. Mais il va falloir qu'il soit ferme avec les syndicats pour avancer".

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