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Transport : les autorités françaises freinent le développement des low cost

Des pouvoirs publics frileux voire « protectionnistes »


Décidément, le rapport de Charles de Courson, n’a pas fini de faire couler de l’encre. Le député, outre la Taxe Chirac, balance quelques jolis pavés dans la mare. Par exemple à propos de l’attitude des autorités françaises qui freinerait le développement des low cost en adoptant « une attitude frileuse voire protectionniste à leur égard. »


Rédigé par Jean DA LUZ le Vendredi 11 Janvier 2008

C’est devenu un leitmotiv chez Easyjet ou Ryanair, que de s’affirmer régulièrement « volées » comme dans un bois par les autorités aériennes françaises.

Pas objectives ? Peut-être. Mais leurs assertions prennent une autre dimension quand c’est un député français qui l’écrit dans un rapport parlementaire…

Et que dit-il exactement ? En toutes lettres que « L’attitude des autorités françaises freine le développement des low cost sur notre territoire. »

Quelques chiffres pour la route ? « En France, les low cost représentent environ 17 % des sièges offerts par les compagnies aériennes, contre plus de 25 % en moyenne en Europe. »

Conclusion : « Au-delà des emplois qui pourraient être créés par ces entreprises dynamiques, le développement des compagnies low cost favoriserait un aménagement plus harmonieux de notre territoire, permettant la desserte de zones enclavées. (…) Or, les pouvoirs publics adoptent une attitude frileuse voire protectionniste à leur égard… »

Et Charles de Courson de trouver « fort dommageable que les compagnies low cost n’aient même pas été consultées lors de la préparation du décret n° 2006-1425 du 21 novembre 2006 relatif aux bases d’exploitation des entreprises de transport aérien… »

Rappelons que celles-ci et leur personnel relèvent désormais du droit social français, ce qui n’était pas le cas auparavant. Bien entendu, Ryanair et easyJet ont attaqué le décret, mais leur requête a été rejetée.

Le développement des low cost est freiné par les charges

Une décision qui fait déplorer au Député le « risque de voir les compagnies concernées retirer leurs bases d’exploitation de notre territoire et limiter ainsi le développement de leurs lignes domestiques, le tout au détriment de l’activité économique et de l’aménagement du territoire. »

Mais ce n’est pas tout. « Le développement des low cost est par ailleurs freiné par les charges qui pèsent sur les compagnies aériennes transitant par la France. Le poids de la fiscalité et des redevances pour services aéroportuaires, déploré plus haut, limite nécessairement le développement des compagnies low cost.

Il est utile de rappeler ici la comparaison obtenue l’année dernière par votre Rapporteur spécial, mesurant le coût global d’utilisation de trois grands aéroports européens, dont Paris-CDG. Il en résulte que Paris-CDG est plus cher que Londres-Gatwick, et trois fois plus cher que Madrid-Barajas.

La modulation des redevances aéroportuaires selon le niveau de prestations utilisées par les compagnies, relève du même tonneau.

Bien qu’elle soit permise par la loi, les low cost n’en bénéficient pas. Et lorsque les aéroports s’y risquent, en créant des plate formes à bas tarifs (Marseille et de Bâle-Mulhouse) ces dispositifs ont fait l’objet de recours de la compagnie Air France-KLM devant des juridictions administratives nationales, qui ne sont pas encore jugés.

Transavia.com est plus un charter qu'une low cost

Tous ces tracasseries expliquent la phrase de Charles de Courson : « Il n’existe pas de véritable compagnie low cost française. ». Même pas Transavia.com ?

Pour lui, le modèle économique de la filiale loisirs d'AF « s’apparente plus au modèle économique des charters qu’à celui des low cost, qui ont vocation à desservir tout type de lignes et pas uniquement des destinations touristiques… »

Et s’il relève l’exemple d’Elysair (l’Avion) elle ne saurait pour autant compenser l’absence de véritable low cost française. Une situation d’autant plus dommageable, estime-t-il, que les compagnies régionales peinent à assurer la desserte de l’ensemble du territoire. (1)

Or, constate-t-il, ces transports subventionnés (2) coûtent cher : « Le coût des lignes d’aménagement du territoire est considérable, alors même que leur taux de remplissage est parfois inférieur à 20 %.

Les compagnies low cost se disent prêtes à exploiter certaines de ces lignes sans recevoir de subventions de l’État. La frilosité des autorités françaises à l’égard de ces compagnies empêche donc sans doute des économies budgétaires… »

36 compagnies low cost fréquentent le ciel français

Au troisième trimestre 2007, 36 compagnies low cost fréquentent le ciel français. easyjet détient plus de 40 % du marché français, contre 29 % pour Ryanair. En revanche, Ryanair exploite désormais plus de liaisons que son principal concurrent : 72 contre 67 au 31 août 2007. Le développement d’autres transporteurs low cost a logiquement conduit à un recul des parts de marché globales de Ryanair et easyJet.

LIRE LE RAPPORT ICI (CLIQUEZ)

(1) Air France détient en effet les compagnies Brit Air et Régional CAE, 12 % du capital de la Compagnie aérienne Corse Méditerranée (CCM) et 19,5 % d’Airlinair via une participation de Brit Air. Le phénomène de concentration s’est en outre renforcé depuis la disparition de certaines compagnies régionales, notamment Air Lib et Air Littoral.

(2) En 2006, les compagnies régionales françaises ont transporté 7,3 millions de passagers, soit une progression de 7,3 % par rapport à 2005. Au 1er septembre 2007, cinq transporteurs (Régional CAE, Hex’Air, Brit Air, Airlinair et Twin Jet) exploitent avec la participation financière de l’État dix liaisons métropolitaines et deux transporteurs (Air Guyane SP et Air Saint-Pierre) exploitent six liaisons outre-mer.

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Commentaires
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10.Posté par manu le 11/01/2008 11:38 | Alerter
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Air Litt avait déposé un dossier parce que basée à Nice cela semblait assez légitime de faire du bord à boird avec des appareils adaptés (ATR). Et les passagers étaient bien subventionnés mais heureux de pouvoir aller de Figari à Marseille tous les matins (même en hiver) à des tarifs raisonnables.
Toutes les low cost ne sont pas négrières (les PNC chez Easyjet gangnent très bien leur vie et souvent peut être mieux que les PNC AF!). De toute façon ne rêvez pas AF ne pense qu'a suivre ce modèle (pour le social du moins=voir le dossier Cityjet en cours) sous couvert d'une grande Cie nationale respectable et gaver ses actionaires. Ceici dit vous avez raison de penser qu'AF n'est aps une histoire de gros sous (dorrrrmezzzz dorrrrmmezzzzzzzz......)

9.Posté par Manu le 11/01/2008 11:34 | Alerter
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Lisez le dernier numéro de "courrier international" qui explique comment les chambres de commerce, donc les contribuables subventionnent les compagnies low-cost.
Et les retombées économiques sont loin d'être au rendez-vous. Tout cet argent pour quelques emplois au rabais ...
Ces compagnies anglo-saxonnes sont en pleine contradiction, elles vantent le libéralisme et sont les premières à demander des subventions.

8.Posté par babacar le 11/01/2008 11:22 | Alerter
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La desserte de la corse est ultra subventionnée et tous les acteurs peuvent déposer un dossier pour sa desserte. Air littoral avait déposé un dossier car, acculée, elle cherchait les moyens de faire voler ses avions a tout prix. Les autorités ont bien vu que le projet n'était pas viable. Les low cost ne déposent pas de dossier pour la desserte des low cost car ils souhaiteraient ne desservir l'ile que l'été... un peu facile!!! La continuité territoriale impose que l ile soit desservie été et hiver.

7.Posté par Cyr le 11/01/2008 11:06 | Alerter
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Vous me faîtes tous marrer...Tous à défendre le low cost, solution idéale face au grand méchant: AF.
Le low cost tout le monde en parle mais qui connait réellement les conditions de travail, les pilotes sont certes bien payés mais les autres...Les compagnies lowcost c'est le monde du fric, politique sociale d'entreprise inexistante, syndicats interdits, CDD à gogo,chantage permanent, protection sociale inexistante également la solution idéale quoi.....
Je vous souhaite à tous de travailler dans une telle entreprise.
Alors même si AF bénéficie de la complicité de l'état elle doit se battre avec des armes un peu différentes.
De plus le TGV c'est super mais vous oubliez tous que la SNCF n'est plus déficitaire que grâce au transfert de charge sur Réseau ferré de France, donc là aussi c'est une belle situation puisque quelque part vous payez tous....sans oublier les retraites...
Alors peut-être qu'AF c'est trop cher, c'est que des méchants mais moi j'y travaillerais bien au lieu de me faire ... pour d'autres...
Alors que tous les admirateurs des lowcost continuent à soutenir l'exploitation de l'homme par l'homme, continus d'acheter des produits chinois faits par des travailleurs payés 1euro par jour ou des produits indiens fabriqués par des enfants.......mais moi ce n'est pas ce monde que je veux pour mes enfants....

6.Posté par manu le 11/01/2008 11:00 | Alerter
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En tant qu'ancien d'Air Littoral (ce qui éclairera peut être sur mon amertume envers AF) je rejoints JALILA au sujet des dessertes de la Corse. Les monopoles (même cachés) ne sont jamais bon pour les prix. Pour ce qui est du TGV qu'on arrête de me faire rire! Un Bordeaux Lyon ou Marseille Rennes ou Nantes Starsbourg vous le faites en TGV vous? De plus la France est étroite parlons plutôt de dessertes Européénnes.

5.Posté par JALILA le 11/01/2008 10:34 | Alerter
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Ne me faites pas sourire quand vous parlez de la très bonne tenue d'AIR FRANCE en termes de rapport qualité/prix ;
Au départ de Corse, un tarif sans réduction pour Nantes, Rennes , Toulouse ou Bordeaux se chiffre à partir de 800 eur ( je vous fais grace des détails!!!!!).
Oui arrêtons cette hypocrisie et ce MONOPOLE qui fait que cette compagnie a balayé par forcing (et par tous les moyens) ces concurrents sur le territoire national!!! Surtout au départ de notre chère Ile où tout déplacement coute très cher aux insulaires qui n'ont pas le choix!!!!!
Alors vive la concurrence et bienvenue aux low cost!!!

4.Posté par babacar le 11/01/2008 10:20 | Alerter
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Comme le signale Souvignier le déficit des low cost est dû a la conjonction de l'offre tgv directement concurrente des low cost et de la tres bonne tenue d'air france en matière de rapport qualité prix.

3.Posté par Bernard le 11/01/2008 10:18 | Alerter
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Voyez le dynamisme extraordinaire des compagnies low-cost allemandes, espagnoles, italiennes... par comparaison...
Au départ de la France, cette page donne une idée des aéroports concernés :
http://www.flylc.com/from/fr/cn-fr.htm
Mais la liste détaillée des liaisons par aéroport montre bien le faible niveau des vols intérieurs low-cost !


2.Posté par Souvignier le 11/01/2008 10:13 | Alerter
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Peut etre ne faudrait il pas oublier le 1er low cost français. Le TGV qui domine quand même beaucoup de desserte, alors il est certains que la place laissée aux lowcost est lus etroite en France.

1.Posté par manu le 11/01/2008 09:57 | Alerter
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Air France s'est employée avec la complicité de l'Etat à faire disparaître toute concurrence nationale, ce n'est n'est pas pour permettre à des Cies beaucoup plus dangereuses de menacer son monop...pardon activité. Pour ce qui est de Transavia c'est juste un leure pour faire croire qu'il esiste une Low cost française. Lamentable! welcome to france

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