Les eServices ce n'est pas que du bonheur pour les agences de voyages...
Décidément, c’est encore Selectour qui est touché mais, cette fois-ci, c‘est la compagnie qui abuse. Après le problème de l’utilisation indues des tarifs firmes par certains distributeurs constaté par Air France, c’est maintenant la marge prise par l’agence sur la billetterie qui est révélée par Air France aux clients.
Voici un résumé des faits : un passager s’enregistrant sur internet voit apparaître sur sa feuille de route la décomposition de sa facture : prix réel du billet et prix payé effectivement à l’agence. Il demande des explications.
Et ce n’est pas le seul cas dont s’aperçoit l’agence bordelaise Mauriac Voyages. Des tarifs groupes subissent le même sort. Son directeur, Stéphane Tilment, apprécie assez peu cette intrusion d’un fournisseur dans la relation commerciale avec ses clients.
Il demande des explications à Air France qui découvre un bug informatique dans son système et promet de réparer au plus vite. Une dizaine de jours se passent et Stéphane Tillement perd patience et signale l’affaire au président de Selectour, François-Xavier De Boüard qui contacte Air France à son tour.
Voici un résumé des faits : un passager s’enregistrant sur internet voit apparaître sur sa feuille de route la décomposition de sa facture : prix réel du billet et prix payé effectivement à l’agence. Il demande des explications.
Et ce n’est pas le seul cas dont s’aperçoit l’agence bordelaise Mauriac Voyages. Des tarifs groupes subissent le même sort. Son directeur, Stéphane Tilment, apprécie assez peu cette intrusion d’un fournisseur dans la relation commerciale avec ses clients.
Il demande des explications à Air France qui découvre un bug informatique dans son système et promet de réparer au plus vite. Une dizaine de jours se passent et Stéphane Tillement perd patience et signale l’affaire au président de Selectour, François-Xavier De Boüard qui contacte Air France à son tour.
D'autres agences Selectour ont constaté le même bug...
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Puis, las d’attendre des nouvelles, Stéphane Tillement active un deuxième levier, la presse. Et après un premier article de l‘Echo touristique, d’autres agences Selectour le contactent pour lui signaler avoir trouvé le même phénomène chez elles.
Chez Air France, l’histoire est racontée dans une version sensiblement différente. Oui, c’est un bug informatique. Ce n’est pas encore réparé ? C’est qu’il doit être difficile à trouver.
Et Sabine Dassonville, responsable distribution pour le marché France, de rappeler que, de toutes façons, « le règlement interdit de marger sur les tarifs distribution émis en mode forfait ». Service fees d’accord, mais pas de marge.
Recontacté, Stéphane Tillement, un spécialiste de l’aérien qui a travaillé de nombreuses années chez British Airways, se défend d’avoir margé illégalement. Il s’agissait de tarifs nets. Et il pointe le doigt sur les tarifs groupes, eux complètement margeables, qui ont subi le même traitement du fameux révélant le secret commercial au client.
« Air France s’immisce dans la relation commerciale avec mon client. C’est de l’abus de position dominante », estime-t-il. Hier en fin d’après-midi, Selectour recevait un message d’Air France promettant que le bug était sur le point d’être résolu…
Chez Air France, l’histoire est racontée dans une version sensiblement différente. Oui, c’est un bug informatique. Ce n’est pas encore réparé ? C’est qu’il doit être difficile à trouver.
Et Sabine Dassonville, responsable distribution pour le marché France, de rappeler que, de toutes façons, « le règlement interdit de marger sur les tarifs distribution émis en mode forfait ». Service fees d’accord, mais pas de marge.
Recontacté, Stéphane Tillement, un spécialiste de l’aérien qui a travaillé de nombreuses années chez British Airways, se défend d’avoir margé illégalement. Il s’agissait de tarifs nets. Et il pointe le doigt sur les tarifs groupes, eux complètement margeables, qui ont subi le même traitement du fameux révélant le secret commercial au client.
« Air France s’immisce dans la relation commerciale avec mon client. C’est de l’abus de position dominante », estime-t-il. Hier en fin d’après-midi, Selectour recevait un message d’Air France promettant que le bug était sur le point d’être résolu…

















