Patrick Pourbaix, DGl France de MSC Croisières, veut faire de MSC World Asia un nouvel accélérateur du développement de la compagnie sur le marché français @LG
Le MSC World Asia n'a d'asiatique que le nom et une partie de son univers à bord.
Pour ses débuts, le troisième navire de la classe World suivra en effet une trajectoire particulièrement française.
Actuellement en construction aux Chantiers de l'Atlantique, il sera le 20e navire MSC construit à Saint-Nazaire. Il doit être officiellement baptisé au Havre le 28 novembre avant de mettre le cap sur Marseille, son port d'attache pour sa première saison.
MSC Croisières profitera de cette traversée inaugurale pour organiser à bord les AllStars, son rendez-vous annuel réunissant ses partenaires de la distribution les plus engagés. Le navire arrivera au Havre le 27 novembre avant son baptême, organisé le lendemain.
Le MSC World Asia mettra ensuite le cap sur Marseille, où débutera le 5 décembre sa première saison. Il proposera des croisières de sept nuits en Méditerranée occidentale, avec des escales à Barcelone, Gênes, Civitavecchia, Messine et La Valette.
Un positionnement loin d'être anodin pour MSC. « Un passager sur deux que nous réservons en France part de Marseille », a rappelé Patrick Pourbaix, directeur général France de MSC Croisières, lors d'une conférence organisée à l'IFTM.
Pour ses débuts, le troisième navire de la classe World suivra en effet une trajectoire particulièrement française.
Actuellement en construction aux Chantiers de l'Atlantique, il sera le 20e navire MSC construit à Saint-Nazaire. Il doit être officiellement baptisé au Havre le 28 novembre avant de mettre le cap sur Marseille, son port d'attache pour sa première saison.
MSC Croisières profitera de cette traversée inaugurale pour organiser à bord les AllStars, son rendez-vous annuel réunissant ses partenaires de la distribution les plus engagés. Le navire arrivera au Havre le 27 novembre avant son baptême, organisé le lendemain.
Le MSC World Asia mettra ensuite le cap sur Marseille, où débutera le 5 décembre sa première saison. Il proposera des croisières de sept nuits en Méditerranée occidentale, avec des escales à Barcelone, Gênes, Civitavecchia, Messine et La Valette.
Un positionnement loin d'être anodin pour MSC. « Un passager sur deux que nous réservons en France part de Marseille », a rappelé Patrick Pourbaix, directeur général France de MSC Croisières, lors d'une conférence organisée à l'IFTM.
Après Marseille, les Antilles françaises
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Mais l'histoire française du MSC World Asia ne s'arrêtera pas à Marseille.
À l'hiver 2027-2028, le navire traversera l'Atlantique pour rejoindre les Caraïbes du Sud. Il proposera alors des croisières de 7 et 14 nuits avec des embarquements notamment à Fort-de-France et Pointe-à-Pitre.
Cette décision est en partie une conséquence de la situation géopolitique. Initialement destiné au Golfe persique, le MSC World Asia a été redéployé après l'abandon de cette programmation. Mais elle répond également au succès rencontré par MSC aux Antilles françaises.
Patrick Pourbaix avance un chiffre spectaculaire : environ 10% de la population de Martinique et de Guadeloupe partirait chaque année en croisière, un taux qu'il estime dix fois supérieur à celui de la France métropolitaine.
MSC estime désormais contribuer à la constitution d'un véritable « hub européen dans la Caraïbe » autour des Antilles françaises, alimenté à la fois par la clientèle locale, les voyageurs métropolitains et plusieurs marchés européens.
À l'hiver 2027-2028, le navire traversera l'Atlantique pour rejoindre les Caraïbes du Sud. Il proposera alors des croisières de 7 et 14 nuits avec des embarquements notamment à Fort-de-France et Pointe-à-Pitre.
Cette décision est en partie une conséquence de la situation géopolitique. Initialement destiné au Golfe persique, le MSC World Asia a été redéployé après l'abandon de cette programmation. Mais elle répond également au succès rencontré par MSC aux Antilles françaises.
Patrick Pourbaix avance un chiffre spectaculaire : environ 10% de la population de Martinique et de Guadeloupe partirait chaque année en croisière, un taux qu'il estime dix fois supérieur à celui de la France métropolitaine.
MSC estime désormais contribuer à la constitution d'un véritable « hub européen dans la Caraïbe » autour des Antilles françaises, alimenté à la fois par la clientèle locale, les voyageurs métropolitains et plusieurs marchés européens.
MSC sera présent toute l'année aux Antilles
Cette stratégie dépassera d'ailleurs le seul World Asia. Avec le MSC Opera, la compagnie va installer une présence permanente dans la région.
Le navire, plus petit que les unités de la classe World, doit proposer une programmation complémentaire, notamment vers la République dominicaine. MSC prévoit également des packages incluant les vols depuis la métropole pour sa programmation estivale.
L'arrivée du World Asia intervient néanmoins après une année contrastée pour MSC en France.
A lire aussi : Le MSC World Europa insuffle un nouvel élan pour les agences antillaises
Le navire, plus petit que les unités de la classe World, doit proposer une programmation complémentaire, notamment vers la République dominicaine. MSC prévoit également des packages incluant les vols depuis la métropole pour sa programmation estivale.
L'arrivée du World Asia intervient néanmoins après une année contrastée pour MSC en France.
A lire aussi : Le MSC World Europa insuffle un nouvel élan pour les agences antillaises
Des réservations plus tardives en 2026
Patrick Pourbaix reconnaît que l'accumulation des incertitudes géopolitiques et économiques a conduit les Français à différer fortement leurs décisions. « Il y a eu un effet énorme de retard de réservation », constate-t-il.
Mais le dirigeant écarte l'idée que ce phénomène aurait conduit MSC à remplir ses navires à coups de promotions : « Ça n'a pas été une explosion de tarifs dernière minute et de tarifs à rabais. »
La compagnie poursuit au contraire sa stratégie de montée en gamme. Elle affirme avoir atteint son objectif d'amélioration de son Net Promoter Score (NPS), notamment grâce à de nouveaux services proposés via son application, dont un chatbot utilisant l'intelligence artificielle pour répondre aux demandes des passagers à bord.
Cette « premiumisation » se traduit également dans les ventes. Patrick Pourbaix indique que le panier moyen continue de progresser. Et la France occupe une place singulière : elle est, selon MSC, son premier marché européen pour les ventes du Yacht Club, l'espace premium-luxe installé à bord de ses navires.
Mais le dirigeant écarte l'idée que ce phénomène aurait conduit MSC à remplir ses navires à coups de promotions : « Ça n'a pas été une explosion de tarifs dernière minute et de tarifs à rabais. »
La compagnie poursuit au contraire sa stratégie de montée en gamme. Elle affirme avoir atteint son objectif d'amélioration de son Net Promoter Score (NPS), notamment grâce à de nouveaux services proposés via son application, dont un chatbot utilisant l'intelligence artificielle pour répondre aux demandes des passagers à bord.
Cette « premiumisation » se traduit également dans les ventes. Patrick Pourbaix indique que le panier moyen continue de progresser. Et la France occupe une place singulière : elle est, selon MSC, son premier marché européen pour les ventes du Yacht Club, l'espace premium-luxe installé à bord de ses navires.



















