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Tourisme en France : un été 2026 contrasté entre clientèle internationale et arbitrages des Français

Serge Papin a dressé le bilan estival touristique de la France


À l’ouverture de l’IFTM 2026, le gouvernement dresse un bilan contrasté de l’été touristique. Si la France confirme son attractivité auprès des clientèles internationales, les départs des Français reculent en juillet-août.


Rédigé par le Mardi 15 Septembre 2026 à 18:40

Christian Mantei, président d'Atout France), Serge Papin, Ministre du Tourisme et Christelle Chassagne, présidente d'ADN Tourisme dressent le bilan touristique de l'été - Photo CE
Christian Mantei, président d'Atout France), Serge Papin, Ministre du Tourisme et Christelle Chassagne, présidente d'ADN Tourisme dressent le bilan touristique de l'été - Photo CE
En ouverture de l’IFTM 2026, Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, a présenté, mardi 15 septembre 2026, un premier bilan de la saison touristique estivale.

Selon les données présentées par le ministre, les recettes du tourisme international atteignent 49,5 milliards d’euros entre janvier et fin juillet 2026.

Sur le seul mois de juillet, elles s’élèvent à 9,4 milliards d’euros, soit +3,7% par rapport à 2025.

« La France continue d’attirer, de séduire, de convaincre et même très loin », a souligné Serge Papin.

« À ce stade, nous pouvons raisonnablement anticiper que le tourisme international générera cette année plus de 80 milliards d’euros de recettes, avec une fréquentation qui devrait dépasser les 100 millions de touristes internationaux, » ajoute Christian Mantei, président d’Atout France.

Les arrivées aériennes internationales ont également progressé durant l’été, avec une hausse particulièrement marquée sur certaines clientèles long-courriers. Le Mexique affiche ainsi une progression de 14 %, devant le Canada (+10 %), la Chine (+5 %), le Japon (+4 %) et les États-Unis (+3 %).

Les taux de départ des Français en France en retrait

En revanche, le taux de départ des Français en France au cœur de l'été, en juillet - août, recule de 5 points à 59%.

Le Réseau Action Climat rappelle sur son site que cette baisse confirme le recul des départs estivaux observé depuis 2019 (- 20 % de nuitées en août entre 2019 et 2025 selon l’Insee).

Le taux de Français qui partent à l’étranger continue de son côté d’augmenter (+4 points, à 34 %).

Serge Papin souligne toutefois que juin et septembre résistent : « Le tourisme reste un besoin essentiel, une respiration. Les ailes de saison gagnent en importance : les Français ne partent plus seulement en juillet et en août, mais de plus en plus tôt et plus tard », a souligné le Ministre.

Le taux de départ en juin passe de 15 % à 18%, et les intentions de départ pour septembre passent de 20 % à 22 % par rapport à l'an dernier.

Le taux de départ des Français serait ainsi stable sur la période de juin à septembre à 72 %.

"Un choc climatique, et un choc inflationniste"

Le littoral reste le premier espace touristique fréquenté avec 43 % des séjours, devant les villes (33 %) et la campagne (32 %). La montagne représente 15 % des séjours et poursuit sa progression, notamment dans les Alpes du Nord, où la fréquentation a augmenté de 16 % en août.

À l’inverse, certaines destinations du sud de la France connaissent une saison plus contrastée, notamment sous l’effet des arbitrages budgétaires opérés par les touristes.

« À l'échelle de la France cet été, nous avons eu des territoires qui ont eu une saison plus contrastée. Nous avons rencontré cet été deux chocs : un choc climatique, et un choc inflationniste », a de son côté livré Christelle Chassagne, présidente d'ADN Tourisme.

Sur la Nouvelle-Aquitaine qui a été impactée par les incendies et malgré une campagne pour relancer l'activité, 42 % des professionnels constatent une baisse des réservations ; 32 % constatent une stabilité et 12 % constatent une hausse.

Le pouvoir d'achat a aussi pesé dans les décisions : « On veut partir en vacances, mais on part moins longtemps. On va de plus en plus dans la famille, dans des unités non marchandes et nous allons avoir de gros arbitrages sur la restauration et les loisirs » analyse-t-elle.

A lire aussi : Tourisme France : canicule, clientèle étrangère, pouvoir d’achat… les enseignements de l’été

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