Après un bon démarrage l’hiver dernier, la dégringolade des ventes au printemps dernier, lors du conflit au Moyen-Orient, faisait craindre le pire. Finalement, les tour-opérateurs ont sauvé les meubles pour leur exercice 2025/26, grâce à un été dynamisé par les ventes de dernière minute.
Pour la première fois, le Syndicat des entreprises du tour operating (Seto) a dévoilé les données de ses membres pour les départs de juillet et août, toutes destinations confondues.
Ils ont reculé de 5,2% en nombre de clients et de 5,1% en volume d’affaires par rapport à l'été 2025, un moindre mal après les baisses affichées en avril, mai et juin.
Pour la première fois, le Syndicat des entreprises du tour operating (Seto) a dévoilé les données de ses membres pour les départs de juillet et août, toutes destinations confondues.
Ils ont reculé de 5,2% en nombre de clients et de 5,1% en volume d’affaires par rapport à l'été 2025, un moindre mal après les baisses affichées en avril, mai et juin.
« Nous avons réussi à stopper l’hémorragie »
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Au final, l’exercice 2025/2026 (1er novembre 2025/31 octobre 2026), réalisé à 92%, devrait donc s’achever sur un volume d’affaires global de 4,21 milliards d’euros, en léger recul de 1,4% par rapport à l’année précédente.
« Compte-tenu du contexte, cela reste très honorable. En mai dernier, au pire de la crise, j’aurais signé pour ce résultat. Nous avons réussi à stopper l’hémorragie » a commenté Patrice Caradec, président du Seto, à l’occasion d’une conférence de presse.
Lire aussi : Malgré un retard de 85 000 clients, le SETO n'anticipe pas un été catastrophique
« Compte-tenu du contexte, cela reste très honorable. En mai dernier, au pire de la crise, j’aurais signé pour ce résultat. Nous avons réussi à stopper l’hémorragie » a commenté Patrice Caradec, président du Seto, à l’occasion d’une conférence de presse.
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Belambra : 70 dossiers pour un départ le jour même !
Dans le détail, les membres du Seto ont fait voyager environ 2,73 millions de clients (en retrait de 2,6%, soit un déficit de 70 000 clients). Cette baisse est partiellement compensée par une légère hausse de la recette unitaire à 1 543 € (+1,2%).
Témoin des inquiétudes des Français à partir au bout du monde, la France métropolitaine réalise une croissance solide du nombre de clients à 238 000 (+4,6%), avec quelques sueurs froides pour les opérateurs, jusqu’à la dernière minute.
« Nous avons par exemple réalisé 70 dossiers le dernier lundi de juillet pour des voyages le soir-même, témoin d’un attentisme jamais vu » témoigne Alexis Gardy, président de Belambra.
Témoin des inquiétudes des Français à partir au bout du monde, la France métropolitaine réalise une croissance solide du nombre de clients à 238 000 (+4,6%), avec quelques sueurs froides pour les opérateurs, jusqu’à la dernière minute.
« Nous avons par exemple réalisé 70 dossiers le dernier lundi de juillet pour des voyages le soir-même, témoin d’un attentisme jamais vu » témoigne Alexis Gardy, président de Belambra.
Moyen-courrier : le continent plutôt que les îles
Le moyen-courrier résiste avec un recul de 2,4 % en nombre de clients (1,93 million). La légère augmentation de la recette unitaire de 1,5% (à 1 101 €) permet de limiter le recul du volume d’affaires à 2,12 milliards d’euros (-0,9%).
Quelques belles performances comme la Bulgarie (+56,8% mais avec des petits volumes), l’Egypte (+18,7%) ou le Maroc (+1,6%) font oublier des situations plus contrastées. La Tunisie recule de 5,7%, la Grèce de 7,3% et le Portugal de 8%.
Lire aussi : Les bons chiffres du tourisme égyptien défient la morosité régionale
Au sein d’une même destination, les écarts témoignent également d’une forte tension sur les budgets. Ainsi, l’Espagne continentale progresse de 10,9% en nombre de passagers quand les Baléares et les Canaries, plus chères notamment du fait de la hausse du kérosène, reculent de respectivement 6,3% et 6,8%.
Même situation en Italie (+6,5% pour l’Italie continentale mais -15,2% pour la Sicile) ou en Grèce (+2% pour le continent et -13,2% pour la Crète/Rhodes). Face à ces contraintes budgétaires, les Français ont également raccourci leurs séjours, qui ont perdu près d’une nuit en un an.
Quelques belles performances comme la Bulgarie (+56,8% mais avec des petits volumes), l’Egypte (+18,7%) ou le Maroc (+1,6%) font oublier des situations plus contrastées. La Tunisie recule de 5,7%, la Grèce de 7,3% et le Portugal de 8%.
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Au sein d’une même destination, les écarts témoignent également d’une forte tension sur les budgets. Ainsi, l’Espagne continentale progresse de 10,9% en nombre de passagers quand les Baléares et les Canaries, plus chères notamment du fait de la hausse du kérosène, reculent de respectivement 6,3% et 6,8%.
Même situation en Italie (+6,5% pour l’Italie continentale mais -15,2% pour la Sicile) ou en Grèce (+2% pour le continent et -13,2% pour la Crète/Rhodes). Face à ces contraintes budgétaires, les Français ont également raccourci leurs séjours, qui ont perdu près d’une nuit en un an.
Long-courrier : les Etats-Unis poursuivent leur dégringolade
Pénalisé par la forte hausse des prix de l’aérien et par les difficultés d’accès via les hubs du Moyen-Orient, le long courrier affiche un recul plus conséquent de 5,9% en nombre de clients (562 000).
Malgré une petite baisse annuelle de 1,2%, l’île Maurice devient la destination long-courrier préférée des Français réservant via un TO. Elle s’impose désormais comme une destination quatre saisons.
La République dominicaine continue à performer (+7%), la Chine reprend des couleurs (+34,6%) tout comme l’Afrique du Sud (+30,4%).
A l’inverse, la chute des Etats-Unis se poursuit (-25,5% sur l’année). Les raisons sont multiples : désintermédiation des ventes avec des Français qui se débouillent de plus en plus souvent seuls, mais aussi effet Trump et prix sur place qui s’envolent.
Le Mexique est également à la peine (-10,9%), tout comme l’Indonésie (-23,4%).
Malgré une petite baisse annuelle de 1,2%, l’île Maurice devient la destination long-courrier préférée des Français réservant via un TO. Elle s’impose désormais comme une destination quatre saisons.
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A l’inverse, la chute des Etats-Unis se poursuit (-25,5% sur l’année). Les raisons sont multiples : désintermédiation des ventes avec des Français qui se débouillent de plus en plus souvent seuls, mais aussi effet Trump et prix sur place qui s’envolent.
Le Mexique est également à la peine (-10,9%), tout comme l’Indonésie (-23,4%).
Les clubs résistent, les circuits s’écroulent
Par gamme de produits, les clubs individuels (qui permettent aux clients de maîtriser leurs budgets) ont soutenu l’activité avec un nombre de clients en progression de 1,5%, tout comme les voyages à la carte (+3,9%).
Les séjours individuels reculent de 3,5%, tout comme les groupes (- 3,8%), quand les circuits s’écroulent de 16,2%, pénalisés notamment par des annulations au printemps et des baisses importantes de la demande aux Etats-Unis et en Asie, plus difficile d’accès.
Les canaux de vente affichent également des contrastes importants : alors que les ventes directes des TO ont résisté (+1,6%), celles réalisées via les agences dégringolent de 6,6%, témoignant sans doute d’une moindre réactivité de ces dernières.
« Les distributeurs représentent 50% de l’activité des TO membres du Seto et il nous faut mieux travailler avec eux » estime Patrice Caradec.
Les séjours individuels reculent de 3,5%, tout comme les groupes (- 3,8%), quand les circuits s’écroulent de 16,2%, pénalisés notamment par des annulations au printemps et des baisses importantes de la demande aux Etats-Unis et en Asie, plus difficile d’accès.
Les canaux de vente affichent également des contrastes importants : alors que les ventes directes des TO ont résisté (+1,6%), celles réalisées via les agences dégringolent de 6,6%, témoignant sans doute d’une moindre réactivité de ces dernières.
« Les distributeurs représentent 50% de l’activité des TO membres du Seto et il nous faut mieux travailler avec eux » estime Patrice Caradec.
2026/27 : un démarrage porteur d’espoir
L’exercice 2025/26 quasiment achevé, le Seto entend désormais tourner la page avec une saison 2026/27 qui promet encore des tensions, entre conflits mondiaux qui pèsent toujours sur le prix du kérosène, crise économique, annulations de vols (notamment en moyen-courrier) et élections en France.
« Le démarrage est toutefois porteur d’espoir » estime le syndicat. A fin août, les réservations pour des départs à compter du 1er novembre atteignent 640 millions d’euros, en légère hausse de 1,7%. Elles représentent 22% du total de l’hiver passé 2025/26.
Cette progression est soutenue par une recette unitaire en hausse de 4,7% (à 2 618 €), notamment du fait d’un mix de destinations différent et d’une augmentation des prix.
En revanche, le nombre de clients affiche un recul de 2,8%. Il convient donc de rester particulièrement prudent.
Les premières tendances témoignent d’un dynamisme qui se poursuit pour l’Ile Maurice (+12,9%) et l’Egypte (+3,5%) et la République dominicaine fait preuve de stabilité. A l’inverse, le démarrage poussif du Maroc (-19 %) est plus inquiétant.
« Le démarrage est toutefois porteur d’espoir » estime le syndicat. A fin août, les réservations pour des départs à compter du 1er novembre atteignent 640 millions d’euros, en légère hausse de 1,7%. Elles représentent 22% du total de l’hiver passé 2025/26.
Cette progression est soutenue par une recette unitaire en hausse de 4,7% (à 2 618 €), notamment du fait d’un mix de destinations différent et d’une augmentation des prix.
En revanche, le nombre de clients affiche un recul de 2,8%. Il convient donc de rester particulièrement prudent.
Les premières tendances témoignent d’un dynamisme qui se poursuit pour l’Ile Maurice (+12,9%) et l’Egypte (+3,5%) et la République dominicaine fait preuve de stabilité. A l’inverse, le démarrage poussif du Maroc (-19 %) est plus inquiétant.


















