Patrice Caradec a dénoncé lors du Convenc'Tour le manque de reconnaissance du travail accompli lors des rappatriements - photo CE
Lors du Convenc'Tour 2026 du CEDIV, Patrice Caradec, président du SETO, a poussé un coup de gueule contre ce qu'il considère comme une concurrence déloyale entre les tour-opérateurs français et certaines plateformes étrangères.
Le président du Syndicat des Entreprises du Tour Operating est revenu sur la gestion de la crise au Moyen-Orient. Plusieurs milliers de voyageurs français se sont retrouvés bloqués à l'étranger au Moyen-Orient, mais aussi en Asie et dans l'Océan Indien.
« Après le 28 février, nous avons reçu des appels de journalistes presque tous les jours. Ils nous interrogent sur les rapatriements, sur la réassurance des clients, mais jamais personne ne relaie réellement les efforts qui ont été réalisés par les tour-opérateurs », regrette-t-il.
Selon Patrice Caradec, les adhérents du SETO ont mobilisé près de 6 millions d'euros pour rapatrier nos voyageurs. « Ce n'est pas un scandale, c'est notre rôle, c'est notre responsabilité », insiste-t-il.
A lire aussi : Patrice Caradec (SETO) appelle les agences "à réanimer le marché"
Le président du Syndicat des Entreprises du Tour Operating est revenu sur la gestion de la crise au Moyen-Orient. Plusieurs milliers de voyageurs français se sont retrouvés bloqués à l'étranger au Moyen-Orient, mais aussi en Asie et dans l'Océan Indien.
« Après le 28 février, nous avons reçu des appels de journalistes presque tous les jours. Ils nous interrogent sur les rapatriements, sur la réassurance des clients, mais jamais personne ne relaie réellement les efforts qui ont été réalisés par les tour-opérateurs », regrette-t-il.
Selon Patrice Caradec, les adhérents du SETO ont mobilisé près de 6 millions d'euros pour rapatrier nos voyageurs. « Ce n'est pas un scandale, c'est notre rôle, c'est notre responsabilité », insiste-t-il.
A lire aussi : Patrice Caradec (SETO) appelle les agences "à réanimer le marché"
Retrouvez toutes les infos du Convenc'Tour du CEDIV à bord du CLUB MED 2 sur notre Dash Board
« Un journal des bonnes nouvelles aurait bien du mal à exister »
Autres articles
-
Le Convenc'Tour 2027 aura lieu à ...
-
Les agences de voyages partagent leurs recettes pour traverser les turbulences
-
Le MSC World Europa insuffle un nouvel élan pour les agences antillaises
-
Moins d'apprentis, plus de seniors : le défi de la formation pour les opérateurs de voyage
-
Réactivité, pilotage, confiance, parité tarifaire... Les sujets qui agitent les débats au CEDIV !
Le dirigeant dénonce en revanche une situation qu'il juge inéquitable. Alors que les opérateurs français assument leurs obligations légales d'assistance, certains voyageurs ayant réservé auprès de plateformes étrangères ou d'opérateurs non établis en France ont également été pris en charge par les vols mis en place par le Ministère de l'Europe et des Affaires Etrangères.
« Nous avons la double peine. Nous respectons un cadre réglementaire exigeant, nous assumons nos responsabilités vis-à-vis de nos clients, mais derrière, l'État français mobilise aussi des moyens publics pour rapatrier des voyageurs qui ont parfois réservé auprès d'acteurs qui ne contribuent pas fiscalement en France », estime Patrice Caradec.
« Jamais aucun média, sauf la presse B2B, n'a relayé ces messages. Cela ne les intéresse pas. Ce qui n'intéresse pas les médias, c'est de rassurer. Je crois sincèrement qu'un journal des bonnes nouvelles aurait bien du mal à exister. »
Malgré cette situation, le président du SETO appelle les professionnels à mieux valoriser leur valeur ajoutée auprès du grand public.
« Personne ne fera cette communication à notre place. Il faut continuer à expliquer ce que nous apportons à nos clients, faire savoir quelles sont nos responsabilités et les protections dont bénéficient les voyageurs lorsqu'ils passent par des professionnels du tourisme », a-t-il plaidé.
Il regrette que certains outils de communication développés par la profession après la crise sanitaire soient aujourd'hui peu utilisés. En effet les Entreprises du Voyage ont lancé mi-mars, une nouvelle campagne digitale.
Elle vise à sensibiliser les voyageurs sur le rôle des opérateurs dans l’organisation et le suivi des séjours. Le syndicat a vivement encouragé ses adhérents à repartager cette vidéo.
« On peut toujours améliorer les dispositifs, mais s'ils ne sont pas relayés par les professionnels eux-mêmes, ils ne peuvent pas fonctionner », a conclu, le Président du SETO.
« Nous avons la double peine. Nous respectons un cadre réglementaire exigeant, nous assumons nos responsabilités vis-à-vis de nos clients, mais derrière, l'État français mobilise aussi des moyens publics pour rapatrier des voyageurs qui ont parfois réservé auprès d'acteurs qui ne contribuent pas fiscalement en France », estime Patrice Caradec.
« Jamais aucun média, sauf la presse B2B, n'a relayé ces messages. Cela ne les intéresse pas. Ce qui n'intéresse pas les médias, c'est de rassurer. Je crois sincèrement qu'un journal des bonnes nouvelles aurait bien du mal à exister. »
Malgré cette situation, le président du SETO appelle les professionnels à mieux valoriser leur valeur ajoutée auprès du grand public.
« Personne ne fera cette communication à notre place. Il faut continuer à expliquer ce que nous apportons à nos clients, faire savoir quelles sont nos responsabilités et les protections dont bénéficient les voyageurs lorsqu'ils passent par des professionnels du tourisme », a-t-il plaidé.
Il regrette que certains outils de communication développés par la profession après la crise sanitaire soient aujourd'hui peu utilisés. En effet les Entreprises du Voyage ont lancé mi-mars, une nouvelle campagne digitale.
Elle vise à sensibiliser les voyageurs sur le rôle des opérateurs dans l’organisation et le suivi des séjours. Le syndicat a vivement encouragé ses adhérents à repartager cette vidéo.
« On peut toujours améliorer les dispositifs, mais s'ils ne sont pas relayés par les professionnels eux-mêmes, ils ne peuvent pas fonctionner », a conclu, le Président du SETO.

















