Ce matin, en ouvrant un Carambar, j’ai pu lire à l’intérieur cette blague qui n’a pas vraiment fait rire ma fille.
"Quel est le comble pour la première destination touristique du monde ? Que tous ses habitants ne partent pas en vacances !" Bon, j’avoue, ce n’était pas la plus drôle, mais sans doute la plus réaliste.
La France accueille chaque année près de 100 millions de touristes.
Un chiffre décrété et annoncé fièrement par Serge Papin, le ministre chargé du Tourisme, qui devrait encore croître cette année, puisque les réservations dans l’hébergement sont en hausse de 1 % à 5 %, quand celles dans l’aérien augmentent de 3 %.
Des chiffres qui font sourire de nombreux acteurs du secteur, à commencer par Mark Watkins, le fondateur de Coach Omnium, qui rappelle "qu’il n’existe aucun moyen de distinguer et de quantifier les visiteurs étrangers qui se rendent en France métropolitaine".
Sauf que, pendant ce temps, il est une statistique que tous les gouvernements ont en leur possession et qui semble plutôt fiable, à savoir le taux de non-départ en vacances des Français.
Depuis plusieurs décennies, quatre Français sur dix ne partent pas en vacances. Et cela stagne.
Ainsi, dans le pays le plus touristique du monde, le droit aux vacances reste "un droit inachevé", selon Jean Pinard, qui, dans une étude publiée par l’Institut Terram, alerte les politiques sur les inégalités dans notre pays et considère qu’il est venu le temps de redistribuer les performances de l’économie touristique en faveur de ceux qui la font : les Français.
"Quel est le comble pour la première destination touristique du monde ? Que tous ses habitants ne partent pas en vacances !" Bon, j’avoue, ce n’était pas la plus drôle, mais sans doute la plus réaliste.
La France accueille chaque année près de 100 millions de touristes.
Un chiffre décrété et annoncé fièrement par Serge Papin, le ministre chargé du Tourisme, qui devrait encore croître cette année, puisque les réservations dans l’hébergement sont en hausse de 1 % à 5 %, quand celles dans l’aérien augmentent de 3 %.
Des chiffres qui font sourire de nombreux acteurs du secteur, à commencer par Mark Watkins, le fondateur de Coach Omnium, qui rappelle "qu’il n’existe aucun moyen de distinguer et de quantifier les visiteurs étrangers qui se rendent en France métropolitaine".
Sauf que, pendant ce temps, il est une statistique que tous les gouvernements ont en leur possession et qui semble plutôt fiable, à savoir le taux de non-départ en vacances des Français.
Depuis plusieurs décennies, quatre Français sur dix ne partent pas en vacances. Et cela stagne.
Ainsi, dans le pays le plus touristique du monde, le droit aux vacances reste "un droit inachevé", selon Jean Pinard, qui, dans une étude publiée par l’Institut Terram, alerte les politiques sur les inégalités dans notre pays et considère qu’il est venu le temps de redistribuer les performances de l’économie touristique en faveur de ceux qui la font : les Français.
Vacances : des acquis sociaux bousculés !
Pour rappel, si 60 % des Français partent en vacances, ils sont 87 % des Anglais à le faire, 80 % des Allemands, 75 % des Néerlandais et 64 % des Polonais.
La France se situe tout juste dans la moyenne européenne.
Un fait troublant pour le pays qui a érigé les congés payés en acquis social, qui a dignement fêté en 2026 les 90 ans de leur création, qui bénéficie de cinq semaines de vacances chaque année et qui a aussi réduit le temps de travail à 35 heures.
A lire : Congés payés : 90 ans d’une révolution sociale… et un chantier encore ouvert
Malgré ces progrès sociaux, actuellement remis en question par un spectre large de l’échiquier politique, allant du centre à l’extrême droite, "le décalage entre la puissance de l’appareil touristique et l’accès effectif de la population aux vacances constitue l’objet de cette étude", explique Jean Pinard en préambule de son étude.
Rappelons qu’en juin dernier, un projet de loi a été déposé par le député Éric Pauget, de la Droite Républicaine, visant à monétiser une semaine de congés payés par an, afin de redonner du sens au slogan "travailler plus pour gagner plus".
La cinquième semaine a été instaurée juste une année après que le premier script de Retour vers le futur a été achevé. Voilà où nous en sommes. Nos politiques font prendre à la nation tout entière une machine à remonter dans le temps.
Nous sommes loin des discussions sur la semaine de quatre jours, des réflexions autour du temps libre et de la société des loisirs.
Ce n'est pas si étonnant, car lors d’une conférence aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, Jean Viard s’est montré très sombre quant à la notion de progrès, qu’il soit technologique ou social.
Et face à des sociétés qui semblent perdues et regardent le plus souvent en arrière, à l'image de ce député de droite, pour se souvenir d’un passé soi-disant plus joyeux, les extrêmes droites sont en passe de prendre le pouvoir un peu partout dans le monde.
"Il faut remettre du désir de futur, raconter les trois ruptures anthropologiques que sont : la nature prend le pouvoir, le patriarcat explose et l’IA nous bouscule.
Surtout, à partir de ce constat, les politiques doivent dire qu’ils vont construire un monde meilleur, que les prochaines générations vivront mieux que les nôtres.
Pour redonner confiance aux milieux populaires, il faut redessiner l’idée que l’horizon sera meilleur", scandait Jean Viard.
La France se situe tout juste dans la moyenne européenne.
Un fait troublant pour le pays qui a érigé les congés payés en acquis social, qui a dignement fêté en 2026 les 90 ans de leur création, qui bénéficie de cinq semaines de vacances chaque année et qui a aussi réduit le temps de travail à 35 heures.
A lire : Congés payés : 90 ans d’une révolution sociale… et un chantier encore ouvert
Malgré ces progrès sociaux, actuellement remis en question par un spectre large de l’échiquier politique, allant du centre à l’extrême droite, "le décalage entre la puissance de l’appareil touristique et l’accès effectif de la population aux vacances constitue l’objet de cette étude", explique Jean Pinard en préambule de son étude.
Rappelons qu’en juin dernier, un projet de loi a été déposé par le député Éric Pauget, de la Droite Républicaine, visant à monétiser une semaine de congés payés par an, afin de redonner du sens au slogan "travailler plus pour gagner plus".
La cinquième semaine a été instaurée juste une année après que le premier script de Retour vers le futur a été achevé. Voilà où nous en sommes. Nos politiques font prendre à la nation tout entière une machine à remonter dans le temps.
Nous sommes loin des discussions sur la semaine de quatre jours, des réflexions autour du temps libre et de la société des loisirs.
Ce n'est pas si étonnant, car lors d’une conférence aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, Jean Viard s’est montré très sombre quant à la notion de progrès, qu’il soit technologique ou social.
Et face à des sociétés qui semblent perdues et regardent le plus souvent en arrière, à l'image de ce député de droite, pour se souvenir d’un passé soi-disant plus joyeux, les extrêmes droites sont en passe de prendre le pouvoir un peu partout dans le monde.
"Il faut remettre du désir de futur, raconter les trois ruptures anthropologiques que sont : la nature prend le pouvoir, le patriarcat explose et l’IA nous bouscule.
Surtout, à partir de ce constat, les politiques doivent dire qu’ils vont construire un monde meilleur, que les prochaines générations vivront mieux que les nôtres.
Pour redonner confiance aux milieux populaires, il faut redessiner l’idée que l’horizon sera meilleur", scandait Jean Viard.
L’aménagement touristique délaissé par l’État aux acteurs… privés
Et pour rendre le futur désirable, à quelques mois d’une élection présidentielle à haut risque, l’ancien directeur du CRT Occitanie veut remettre le débat du droit aux vacances sur le devant de la scène.
Aux politiques, désormais, de se saisir de cette étude et de faire des propositions.
Il convient de noter que, parmi les Français qui partent tous les ans, seule une fraction séjourne à l’hôtel, en camping, en résidence de tourisme ou en village de vacances. Le recours à un hébergement marchand se situe nettement en dessous de 50 %, selon l’étude.
Et cela ne devrait pas aller en s’arrangeant.
Car si, dans les années 1950, l’État a été à la manœuvre pour ériger des stations de ski et aménager le littoral afin de structurer l’offre, cette dynamique prend fin dans les années 1970, après le discours de Vallouise du président Valéry Giscard d’Estaing.
Au fil du temps, cette mission a été abandonnée aux acteurs privés, la dimension sociale disparaissant aussi petit à petit.
De plus, les entreprises qui modèlent désormais le paysage touristique français se sont engagées dans une montée en gamme visant à attirer la lucrative clientèle étrangère, excluant de fait de plus en plus de familles françaises.
Le texte rappelle d’ailleurs que la Constitution du 27 octobre 1946 garantit à tous "le repos et les loisirs", et que la loi du 29 juillet 1998 érige "l’égal accès de tous, tout au long de la vie, à la culture, à la pratique sportive, aux vacances et aux loisirs" en "un objectif national".
Sauf que, depuis, rien n’a été fait ou presque.
Car les outils qui permettent au plus grand nombre de partir ne pèsent pas sur les finances publiques. Ils sont principalement portés par les entreprises, via les comités sociaux et économiques (CSE).
Et si rien ne s’arrange, alors ce taux de départ va, au mieux, plafonner, voire décroître, alors que nous pourrions faire de ce tourisme intérieur un véritable relais de croissance pour l’industrie.
Il existe plus de marges de manœuvre auprès des Français que des clientèles étrangères.
Partir en vacances est un désir collectif et un marqueur social, d'ailleurs ce n'est pas pour rien que l'accroissement de la classe moyenne mondiale fait grossir le flot de touristes de part le monde.
Aux politiques, désormais, de se saisir de cette étude et de faire des propositions.
Il convient de noter que, parmi les Français qui partent tous les ans, seule une fraction séjourne à l’hôtel, en camping, en résidence de tourisme ou en village de vacances. Le recours à un hébergement marchand se situe nettement en dessous de 50 %, selon l’étude.
Et cela ne devrait pas aller en s’arrangeant.
Car si, dans les années 1950, l’État a été à la manœuvre pour ériger des stations de ski et aménager le littoral afin de structurer l’offre, cette dynamique prend fin dans les années 1970, après le discours de Vallouise du président Valéry Giscard d’Estaing.
Au fil du temps, cette mission a été abandonnée aux acteurs privés, la dimension sociale disparaissant aussi petit à petit.
De plus, les entreprises qui modèlent désormais le paysage touristique français se sont engagées dans une montée en gamme visant à attirer la lucrative clientèle étrangère, excluant de fait de plus en plus de familles françaises.
Le texte rappelle d’ailleurs que la Constitution du 27 octobre 1946 garantit à tous "le repos et les loisirs", et que la loi du 29 juillet 1998 érige "l’égal accès de tous, tout au long de la vie, à la culture, à la pratique sportive, aux vacances et aux loisirs" en "un objectif national".
Sauf que, depuis, rien n’a été fait ou presque.
Car les outils qui permettent au plus grand nombre de partir ne pèsent pas sur les finances publiques. Ils sont principalement portés par les entreprises, via les comités sociaux et économiques (CSE).
Et si rien ne s’arrange, alors ce taux de départ va, au mieux, plafonner, voire décroître, alors que nous pourrions faire de ce tourisme intérieur un véritable relais de croissance pour l’industrie.
Il existe plus de marges de manœuvre auprès des Français que des clientèles étrangères.
Partir en vacances est un désir collectif et un marqueur social, d'ailleurs ce n'est pas pour rien que l'accroissement de la classe moyenne mondiale fait grossir le flot de touristes de part le monde.
Les politiques de départ en vacances sont portées... par les entreprises !
Ceux qui ne partent pas ne feront pas partir leurs… enfants. Car les vacances et le voyage constituent aussi un apprentissage social.
Pour réduire cette fracture entre deux France, il existe des aides au départ en vacances.
Tout d’abord, la plus connue : les chèques-vacances. Seulement 26 % des Français déclarent y avoir déjà eu recours. Un taux relativement faible, qui s’explique par une méconnaissance des dispositifs par les publics concernés.
Un outil abondé par les salariés et les entreprises, ces dernières bénéficiant d’exonérations sociales patronales.
Le volume d’émission net s’établit autour de 1,8 milliard d’euros.
Il est compliqué de jauger concrètement l’action des CSE sur ce sujet, car l’étude rapporte qu’en 2010, les dépenses des comités au titre des activités sociales et culturelles étaient de 2,6 milliards d’euros, dont 728 millions d’euros pour les aides aux vacances.
D’après le site CSE Guide, le budget ASC, pour Activités sociales et culturelles, de ces organismes est estimé à 5 milliards d’euros par an.
"L’aide au départ, dans le pays le plus touristique du monde, relève avant tout des politiques sociales des entreprises, agissant dans un cadre législatif créé par l’État avec les comités d’entreprise puis l’ANCV, et ces politiques procurent à l’État des recettes fiscales estimées à 3 milliards d’euros", précise Jean Pinard dans l’étude.
Notons tout de même que l’État intervient à hauteur d’un peu plus de 180 millions d’euros dans différents types d’aides, AVF, AVS, AVE..., soit un simple fragment comparé aux actions privées.
À cela s’ajoute la progression des loisirs numériques, qui ne cessent d’accaparer le temps libre des jeunes générations et représentent aussi une part importante de leurs dépenses.
Le constat est clair et plutôt précis. Si la force publique a été à l’origine du développement de l’industrie touristique, elle a progressivement délaissé son rôle pour laisser les acteurs privés s’en charger.
Certains diront que, dans une économie de marché, ce choix n’est pas déconnant.
D’autres diront que, pour faire nation, nous ne devons laisser personne au bord de la route en juillet et en août, sous peine de laisser progresser des partis politiques assez peu compatibles avec la démocratie.
Pour réduire cette fracture entre deux France, il existe des aides au départ en vacances.
Tout d’abord, la plus connue : les chèques-vacances. Seulement 26 % des Français déclarent y avoir déjà eu recours. Un taux relativement faible, qui s’explique par une méconnaissance des dispositifs par les publics concernés.
Un outil abondé par les salariés et les entreprises, ces dernières bénéficiant d’exonérations sociales patronales.
Le volume d’émission net s’établit autour de 1,8 milliard d’euros.
Il est compliqué de jauger concrètement l’action des CSE sur ce sujet, car l’étude rapporte qu’en 2010, les dépenses des comités au titre des activités sociales et culturelles étaient de 2,6 milliards d’euros, dont 728 millions d’euros pour les aides aux vacances.
D’après le site CSE Guide, le budget ASC, pour Activités sociales et culturelles, de ces organismes est estimé à 5 milliards d’euros par an.
"L’aide au départ, dans le pays le plus touristique du monde, relève avant tout des politiques sociales des entreprises, agissant dans un cadre législatif créé par l’État avec les comités d’entreprise puis l’ANCV, et ces politiques procurent à l’État des recettes fiscales estimées à 3 milliards d’euros", précise Jean Pinard dans l’étude.
Notons tout de même que l’État intervient à hauteur d’un peu plus de 180 millions d’euros dans différents types d’aides, AVF, AVS, AVE..., soit un simple fragment comparé aux actions privées.
À cela s’ajoute la progression des loisirs numériques, qui ne cessent d’accaparer le temps libre des jeunes générations et représentent aussi une part importante de leurs dépenses.
Le constat est clair et plutôt précis. Si la force publique a été à l’origine du développement de l’industrie touristique, elle a progressivement délaissé son rôle pour laisser les acteurs privés s’en charger.
Certains diront que, dans une économie de marché, ce choix n’est pas déconnant.
D’autres diront que, pour faire nation, nous ne devons laisser personne au bord de la route en juillet et en août, sous peine de laisser progresser des partis politiques assez peu compatibles avec la démocratie.
Les propositions pour remettre le temps libre à l’agenda des politiques publiques !
Autres articles
-
Vacances 2026 : les canicules bousculent les choix des Français
-
Didier Arino (Protourisme) : "Cette année, le prix s'impose plus que jamais comme critère numéro 1"
-
Agences de voyages vs TO... le tourisme à l'heure du grand reset ?
-
Vacances d'été : 61 % des Français prévoient de rester en France
-
Vacances de fin d’année : entre affluence et stabilité
Jean Pinard appelle à un sursaut de notre classe politique et souhaite "remettre le temps libre à l’agenda des politiques publiques".
L’auteur du document et ancien professionnel de différentes instances touristiques formule donc plusieurs propositions pour réduire la fracture et embarquer le plus de Français possible en vacances.
Des propositions qui seraient indolores pour les comptes publics.
La première consiste à se doter d’un appareil de connaissance des bienfaits des vacances sur la santé et la cohésion sociale, mais aussi à mesurer précisément et régulièrement le non-recours aux aides et les non-départs.
Afin de régler cette problématique de méconnaissance des dispositifs favorisant les départs, il propose de s’appuyer sur les réseaux de proximité que constituent les caisses d’allocations familiales et les centres communaux d’action sociale, tout en simplifiant les démarches.
Et pourquoi ne pas créer des guichets directement dans les offices de tourisme ? Cela permettrait en plus d’acculturer certains publics aux voyages.
De plus, il soumet l’idée d’un soutien à l’investissement dans le tourisme social et solidaire, afin de maintenir une offre accessible à tous.
Enfin, ces différentes mesures seraient abondées par un fonds national de soutien au départ, lui-même alimenté par une taxe de séjour dédiée, par une contribution des concessionnaires autoroutiers ou par une redistribution de la TVA acquittée par les clientèles étrangères.
Ce dernier cas existe déjà en Espagne et au Portugal.
Cette contribution des concessionnaires autoroutiers a déjà été mise en avant par le gouvernement pour financer le projet de loi-cadre relatif au développement des transports.
Rappelons que ces entreprises auront cumulé, en 2036, environ 76 milliards d’euros de dividendes, soit près de cinq fois le produit de la cession des autoroutes réalisée en 2006.
Si, en 2024, le résultat net des sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA) a diminué de 3,4 %, pour atteindre 4,3 milliards d’euros, les dividendes ont, eux, augmenté de 9 %, à 4,4 milliards d’euros, selon l’Autorité de régulation des transports.
A vos propositions !
L’auteur du document et ancien professionnel de différentes instances touristiques formule donc plusieurs propositions pour réduire la fracture et embarquer le plus de Français possible en vacances.
Des propositions qui seraient indolores pour les comptes publics.
La première consiste à se doter d’un appareil de connaissance des bienfaits des vacances sur la santé et la cohésion sociale, mais aussi à mesurer précisément et régulièrement le non-recours aux aides et les non-départs.
Afin de régler cette problématique de méconnaissance des dispositifs favorisant les départs, il propose de s’appuyer sur les réseaux de proximité que constituent les caisses d’allocations familiales et les centres communaux d’action sociale, tout en simplifiant les démarches.
Et pourquoi ne pas créer des guichets directement dans les offices de tourisme ? Cela permettrait en plus d’acculturer certains publics aux voyages.
De plus, il soumet l’idée d’un soutien à l’investissement dans le tourisme social et solidaire, afin de maintenir une offre accessible à tous.
Enfin, ces différentes mesures seraient abondées par un fonds national de soutien au départ, lui-même alimenté par une taxe de séjour dédiée, par une contribution des concessionnaires autoroutiers ou par une redistribution de la TVA acquittée par les clientèles étrangères.
Ce dernier cas existe déjà en Espagne et au Portugal.
Cette contribution des concessionnaires autoroutiers a déjà été mise en avant par le gouvernement pour financer le projet de loi-cadre relatif au développement des transports.
Rappelons que ces entreprises auront cumulé, en 2036, environ 76 milliards d’euros de dividendes, soit près de cinq fois le produit de la cession des autoroutes réalisée en 2006.
Si, en 2024, le résultat net des sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA) a diminué de 3,4 %, pour atteindre 4,3 milliards d’euros, les dividendes ont, eux, augmenté de 9 %, à 4,4 milliards d’euros, selon l’Autorité de régulation des transports.
A vos propositions !







Publié par Romain Pommier 













