Aérien : l’intersyndicale exige un engagement écrit avant le 31 juillet 2026, pour éviter une grève nationale - Photo : RP, modifiée avec l'IA
Les rendez-vous dans les cabinets ministériels s’enchaînent pour l’intersyndicale des personnels navigants commerciaux (PNC).
Ils laissent, à chaque fois, un goût d’inachevé aux représentants de la profession.
Le premier a eu lieu avec Philippe Tabarot, il y a près de 15 jours, comme nous vous le révélions.
Le ministre des Transports a reconnu les spécificités des PNC au sujet de la réforme du cumul emploi-retraite (CER) et a déclaré appuyer, auprès du Premier ministre, la proposition de l’intersyndicale visant à exclure cette population du texte.
En début de semaine, c'était au tour du ministère du Travail de recevoir les représentants.
Les conseillers techniques et juridiques de Jean-Pierre Farandou ont reconnu que les "personnels navigants sont les grands oubliés de cette réforme" et que leurs "revendications sont légitimes au regard des spécificités" de leurs métiers et de la CRPN.
Si le tract syndical rédigé suite à cette rencontre se veut positif, il révèle aussi des manquements dans l’engagement du ministère pour régler le problème.
Une grève massive, qui toucherait l’ensemble des compagnies, n’est toujours pas à exclure, alors même qu’un ultimatum a été donné à Sébastien Lecornu.
A lire : easyJet France : la colère gronde, une grève en vue en août ?
Ils laissent, à chaque fois, un goût d’inachevé aux représentants de la profession.
Le premier a eu lieu avec Philippe Tabarot, il y a près de 15 jours, comme nous vous le révélions.
Le ministre des Transports a reconnu les spécificités des PNC au sujet de la réforme du cumul emploi-retraite (CER) et a déclaré appuyer, auprès du Premier ministre, la proposition de l’intersyndicale visant à exclure cette population du texte.
En début de semaine, c'était au tour du ministère du Travail de recevoir les représentants.
Les conseillers techniques et juridiques de Jean-Pierre Farandou ont reconnu que les "personnels navigants sont les grands oubliés de cette réforme" et que leurs "revendications sont légitimes au regard des spécificités" de leurs métiers et de la CRPN.
Si le tract syndical rédigé suite à cette rencontre se veut positif, il révèle aussi des manquements dans l’engagement du ministère pour régler le problème.
Une grève massive, qui toucherait l’ensemble des compagnies, n’est toujours pas à exclure, alors même qu’un ultimatum a été donné à Sébastien Lecornu.
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Réforme du cumul emploi-retraite : du "bricolage", sans sortir les PNC du texte
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En effet, toujours selon le tract, le cabinet du ministre n’a pas été en mesure d’apporter une solution ferme à la problématique soulevée par l’intersyndicale.
Pour rappel, la réforme, qui entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2027, prévoit que tous les revenus perçus, y compris le chômage, pourraient venir en déduction de la pension CRPN. Sauf que cette dernière est une caisse de retraite privée et obligatoire.
Les syndicats craignent que l’État mette la main sur les réserves et, plus largement, que "les pensions CRPN non versées" aillent "alimenter les comptes publics".
Pour l’heure, ce serait plutôt du "bricolage", selon les propres mots des différents syndicats ayant assisté à la réunion, qui aurait été proposé, sans faire sortir les PNC du texte de la réforme.
À la suite de l’entretien avec le ministère du Travail, une nouvelle lettre a été envoyée à Sébastien Lecornu, après celle du 8 juillet dernier, restée sans réponse.
Outre le rappel du contexte récent, avec les trois visites dans les cabinets ministériels, la missive explique que ces rendez-vous ont permis d’attester "que l’application de cette réforme aux personnels navigants constitue un effet de bord non anticipé, résultant de l’absence de concertation et d’étude d’impact sur les spécificités du transport aérien".
Pour rappel, la réforme, qui entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2027, prévoit que tous les revenus perçus, y compris le chômage, pourraient venir en déduction de la pension CRPN. Sauf que cette dernière est une caisse de retraite privée et obligatoire.
Les syndicats craignent que l’État mette la main sur les réserves et, plus largement, que "les pensions CRPN non versées" aillent "alimenter les comptes publics".
Pour l’heure, ce serait plutôt du "bricolage", selon les propres mots des différents syndicats ayant assisté à la réunion, qui aurait été proposé, sans faire sortir les PNC du texte de la réforme.
À la suite de l’entretien avec le ministère du Travail, une nouvelle lettre a été envoyée à Sébastien Lecornu, après celle du 8 juillet dernier, restée sans réponse.
Outre le rappel du contexte récent, avec les trois visites dans les cabinets ministériels, la missive explique que ces rendez-vous ont permis d’attester "que l’application de cette réforme aux personnels navigants constitue un effet de bord non anticipé, résultant de l’absence de concertation et d’étude d’impact sur les spécificités du transport aérien".
Aérien : l’intersyndicale exige un engagement écrit avant le 31 juillet 2026 !
L’arbitrage sur cette possible exclusion des PNC revient donc au Premier ministre. Et la réponse ne doit pas se faire attendre.
"Les délais incompressibles liés à la liquidation des pensions CRPN imposent qu’une solution soit arrêtée avant le 31 juillet 2026.
À défaut, une vague de départs anticipés ne pourra être empêchée, faisant peser un risque d’accident industriel majeur sur le transport aérien français, avec des conséquences opérationnelles, économiques et sociales particulièrement lourdes", précise la communication.
Si d’ici à la fin du mois aucune réponse sérieuse n’est apportée aux exigences des syndicats, la France pourrait faire face à un mouvement social d’ampleur nationale.
L’intersyndicale souhaite tout simplement l’exclusion totale des personnels navigants du nouveau dispositif de la réforme et ne veut pas se contenter d’une solution alternative destinée à en limiter l’impact.
Elle veut aussi participer aux travaux législatifs prévus dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027. Car c’est dans celui-ci que s’inscrit la réforme.
"En l’absence d’un engagement écrit avant le 31 juillet 2026, ou si les engagements pris devaient ne pas être respectés lors de la rédaction du projet de loi à l’automne, nos organisations prendront leurs responsabilités.
Elles engageront alors les démarches nécessaires à l’organisation de mouvements de grève d’ampleur nationale", conclut la lettre, signée également par le SNPL.
Le compte à rebours est lancé…
"Les délais incompressibles liés à la liquidation des pensions CRPN imposent qu’une solution soit arrêtée avant le 31 juillet 2026.
À défaut, une vague de départs anticipés ne pourra être empêchée, faisant peser un risque d’accident industriel majeur sur le transport aérien français, avec des conséquences opérationnelles, économiques et sociales particulièrement lourdes", précise la communication.
Si d’ici à la fin du mois aucune réponse sérieuse n’est apportée aux exigences des syndicats, la France pourrait faire face à un mouvement social d’ampleur nationale.
L’intersyndicale souhaite tout simplement l’exclusion totale des personnels navigants du nouveau dispositif de la réforme et ne veut pas se contenter d’une solution alternative destinée à en limiter l’impact.
Elle veut aussi participer aux travaux législatifs prévus dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027. Car c’est dans celui-ci que s’inscrit la réforme.
"En l’absence d’un engagement écrit avant le 31 juillet 2026, ou si les engagements pris devaient ne pas être respectés lors de la rédaction du projet de loi à l’automne, nos organisations prendront leurs responsabilités.
Elles engageront alors les démarches nécessaires à l’organisation de mouvements de grève d’ampleur nationale", conclut la lettre, signée également par le SNPL.
Le compte à rebours est lancé…






Publié par Romain Pommier 














