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Patrice Caradec (SETO) appelle les agences "à réanimer le marché"

Convenc'Tour 2026 à bord du Club Med 2


À bord du Club Med 2, dans le cadre du Convenc’Tour 2026 du CEDIV, Patrice Caradec, Président du SETO, a appelé les professionnels à réanimer le marché. Selon lui, de belles opportunités sont à saisir, reste désormais à la faire savoir...


Rédigé par le Mardi 16 Juin 2026 à 23:50

Valérie Boned Présidente des Entreprises du Voyage et Patrice Caradec Président du SETO au Convenc'Tour 2026 organisé par le CEDIV - Photo CE
Valérie Boned Présidente des Entreprises du Voyage et Patrice Caradec Président du SETO au Convenc'Tour 2026 organisé par le CEDIV - Photo CE
« Il faut réanimer le marché » a lancé Patrice Caradec, président du SETO, invité du Convenc'Tour organisé par le CEDIV sur le Club Med 2 jusqu'au 19 juin.

Aux côtés de Valérie Boned, présidente des Entreprises du Voyage, il a rappelé l’impact de la guerre en Iran depuis les frappes américaines et israéliennes du 28 février dernier.

« La baisse a été progressive pour atterrir à -21% de volume d'affaires en mai (selon les chiffres du dernier baromètre EDV - Orchestra ndlr) et, sur l'été, nous sommes à -10,5%. » rappelle Valérie Boned.

Les chiffres du SETO s'inscrivent dans la même tendance, mais apparaissent légèrement moins dégradés que ceux observés dans le baromètre Orchestra. « Nous sommes passés de -20 % en mars à -18 % en avril puis -16 % en mai », a souligné Patrice Caradec, qui y voit les premiers signes d'un redressement progressif.

A lire aussi : Tourisme : après trois mois difficiles, un frémissement relance l'espoir pour l'été 2026 ?

Aux agences de voyages : "Soyez résilients. Il faut y croire."

Dans cette crise, les ventes directes des tour-opérateurs ont mieux résisté que les ventes indirectes. « Ce que nous n'avions pas observé jusqu'à présent, c'est un véritable décrochage entre le B2B et le B2C. Le B2C s'est globalement mieux comporté.

Certes, les deux segments sont en baisse, mais lorsque nous enregistrions une baisse de 20 % des prises de commandes, celle-ci atteignait plutôt 30 % en B2B contre 10 % en B2C
», précise le président du SETO.

Pour relancer la machine, il appelle les distributeurs à animer le marché : « Soyez résilients. Il faut y croire.

Si vous, vendeurs et conseillers voyages, baissez les bras, vos clients vont renoncer à leur projet de départ. Il faut les motiver. L'envie de voyager existe toujours, mais elle a parfois besoin d'être stimulée et accompagnée.

Aujourd'hui, il y a moins de fréquentation dans les agences. Tous les commerçants le constatent. Cela ne doit pourtant pas nous empêcher d'agir.

Plus que jamais, il faut animer son portefeuille clients, exploiter ses données, reprendre contact avec ses voyageurs et continuer à susciter l'envie. C'est aussi dans ces périodes-là que le rôle du conseiller voyage prend tout son sens.
»

« Je pense que nos clients français ont le vouloir d'achat et un peu moins le pouvoir d’achat »

D’autant que pour Patrice Caradec, il existe des « opportunités tarifaires que je n'ai jamais connues en 40 ans de carrière, en juin, en juillet et en août ».

Selon lui, les compagnies aériennes comme les hôteliers cherchent à compenser le ralentissement de la demande observé sur l'ensemble des marchés européens, à l'exception de la Pologne et de la République Tchèque.

Les hôteliers et les compagnies aériennes constatent des « répercussions sur leur propre remplissage ».

Pour autant, Patrice Caradec refuse tout catastrophisme. « Du 1er novembre à fin mai, nous sommes au même niveau de clients partis que l'an dernier. La baisse constatée (environ -6%) concerne les réservations qui restent à faire », a-t-il précisé.

Ce qui inquiète le président du SETO, c’est la capacité des Français à sortir le porte-monnaie : « Je pense que nos clients français ont le vouloir d'achat et un peu moins le pouvoir d’achat. »

Il faut chercher à réanimer le marché, et il faut le faire savoir

Il précise que les clients adaptent leur temps de vacances en fonction de leur budget de vacances et résume : « c’est moins loin et moins longtemps ».

Si Laurent Abitbol, président de Marietton Développement, a appelé les tour-opérateurs à ne pas casser les prix, Patrice Caradec rappelle que le rôle du tour-opérateur est « justement d'accompagner les niveaux tarifaires » obtenu par les voyagistes. « C'est aussi cela, le métier de TO et lorsqu’on traverse plusieurs mois de baisse d'activité, il faut chercher à réanimer le marché, et il faut le faire savoir. Réveillons nos clients. »

Valérie Boned voit des signes de reprise depuis le début juin : « Dans les réseaux, nous ressentons depuis une dizaine de jours un léger frémissement.

Là où certains acteurs affichaient encore des baisses de l'ordre de 20 %, il y a une semaine, ils ne sont plus qu'à -10 %, voire -6 % aujourd'hui. Ce sont des signaux encourageants.

En venant ici, j'ai échangé avec un acteur important de la vente de vols secs. Il m'expliquait qu'à la suite de l'annonce de l'accord qui doit être signé dans les prochains jours, les réservations avaient bondi de près de 30 % sur une journée par rapport à la même journée l'an dernier.

Ce sont des chiffres à relativiser, bien sûr, mais ils constituent malgré tout des indicateurs positifs.
»

La signature effective de l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis pourrait donner une bouffée d'oxygène aux pros du voyage, reste à savoir s'il sera bel et bien effectif.. et surtout à relancer la machine...

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Tags : cediv, edv, seto
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