Dominique Marcel (Alliance France Tourisme), François-Xavier Izenic et Patrice Caradec (SETO) sur le plateau du Grand Live du Voyage Loisirs. Valérie Boned a participé en visio - Photo RX S4BT
L'été 2026 est-il en train de se sauver ?
« En ce début juin, nous avons endigué l’hémorragie » lançait ce matin dans nos colonnes Patrice Caradec, Président du SETO.
Une tendance que confirme Valérie Boned, Présidente des Entreprises du Voyage, dans le cadre du Grand Live du Voyage Loisirs qui se tient ce 11 juin 2026. « Nous percevons un vrai frémissement, même si nous restons prudents depuis une dizaine de jours. Une dynamique semble se réenclencher.
Le volume de devis est particulièrement élevé, davantage qu’à l’accoutumée, ce qui laisse penser que de nombreux projets de vacances pourraient se concrétiser. Nous observons donc plusieurs signaux positifs.»
« Très clairement, nous sommes passés d’un recul de 15 à 20% à une situation désormais stable par rapport à l’an dernier. C’est un signal très encourageant pour les tour-opérateurs, » a poursuivi Patrice Caradec également présent sur le plateau du Grand Live.
« Certains de nos adhérents ont même pu réintégrer l’ensemble de leurs salariés et mettre fin aux dispositifs de chômage partiel. La vente directe, qui représente désormais plus de la moitié de l’activité, résiste mieux que les autres canaux, » ajoute-t-il.
« En ce début juin, nous avons endigué l’hémorragie » lançait ce matin dans nos colonnes Patrice Caradec, Président du SETO.
Une tendance que confirme Valérie Boned, Présidente des Entreprises du Voyage, dans le cadre du Grand Live du Voyage Loisirs qui se tient ce 11 juin 2026. « Nous percevons un vrai frémissement, même si nous restons prudents depuis une dizaine de jours. Une dynamique semble se réenclencher.
Le volume de devis est particulièrement élevé, davantage qu’à l’accoutumée, ce qui laisse penser que de nombreux projets de vacances pourraient se concrétiser. Nous observons donc plusieurs signaux positifs.»
« Très clairement, nous sommes passés d’un recul de 15 à 20% à une situation désormais stable par rapport à l’an dernier. C’est un signal très encourageant pour les tour-opérateurs, » a poursuivi Patrice Caradec également présent sur le plateau du Grand Live.
« Certains de nos adhérents ont même pu réintégrer l’ensemble de leurs salariés et mettre fin aux dispositifs de chômage partiel. La vente directe, qui représente désormais plus de la moitié de l’activité, résiste mieux que les autres canaux, » ajoute-t-il.
Des premiers chiffres sur l'hiver encourageants
Autre motif d'espoir : « les ailes de saison se comportent bien et les groupes poursuivent leur activité à un bon niveau, avec des projections qui s’étendent déjà jusqu’en 2027, voire au-delà. » ajoute Valérie Boned.
Les premiers chiffres de l'hiver sont aussi encourageants du côté du SETO, avec un recul limité de -3% versus 2025, « où nous avions fait un très bon démarrage. »
Mais il reste encore beaucoup à faire pour rattraper le retard estival. Les professionnels du tourisme font face à la contraction du marché depuis le 28 février 2026, date des frappes américaines et israéliennes en Iran.
« La baisse a été progressive » constate Valérie Boned, « pour atterrir à -21% de volume d'affaires en mai (selon les chiffres du dernier baromètre EDV - Orchestra, ndlr) et, sur l'été, nous sommes à -10,5%. »
Les chiffres du SETO s'inscrivent également dans une courbe descendante : « Nous sommes à -20% en mars en nombre de pax, -18% en avril et en -26% mai. Ce dernier mois a été particulièrement compliqué avec moins de jours de ventes versus 2025. Sur l'été, nous sommes à -6% en nombre de pax. »
A noter que le baromètre EDV tient compte uniquement des réservations effectuées via Orchestra et n'inclut pas les voyages sur-mesure ou les ventes directes des tour-opérateurs.
Les premiers chiffres de l'hiver sont aussi encourageants du côté du SETO, avec un recul limité de -3% versus 2025, « où nous avions fait un très bon démarrage. »
Mais il reste encore beaucoup à faire pour rattraper le retard estival. Les professionnels du tourisme font face à la contraction du marché depuis le 28 février 2026, date des frappes américaines et israéliennes en Iran.
« La baisse a été progressive » constate Valérie Boned, « pour atterrir à -21% de volume d'affaires en mai (selon les chiffres du dernier baromètre EDV - Orchestra, ndlr) et, sur l'été, nous sommes à -10,5%. »
Les chiffres du SETO s'inscrivent également dans une courbe descendante : « Nous sommes à -20% en mars en nombre de pax, -18% en avril et en -26% mai. Ce dernier mois a été particulièrement compliqué avec moins de jours de ventes versus 2025. Sur l'été, nous sommes à -6% en nombre de pax. »
A noter que le baromètre EDV tient compte uniquement des réservations effectuées via Orchestra et n'inclut pas les voyages sur-mesure ou les ventes directes des tour-opérateurs.
« Les Français privilégient davantage les destinations de proximité et les séjours en France »
Dans ce contexte, les acteurs du tourisme français constatent de leur côté une certaine résilience. « Malgré un contexte incertain, depuis le début de l’année, l’activité touristique en France affiche une progression de l’ordre de 2 à 3% du chiffre d’affaires. Les différents ponts du printemps se sont globalement bien déroulés, ce qui conforte cette tendance positive.
Cette bonne tenue du marché s’explique notamment par l’évolution des comportements des voyageurs. Face aux nombreuses incertitudes, les Français privilégient davantage les destinations de proximité et les séjours en France » a détaillé Dominique Marcel, Président de l'Alliance France Tourisme.
Selon lui, le contexte international pourrait finalement profiter à la France. Les touristes européens, qui auraient auparavant privilégié des destinations lointaines, devraient davantage rester en Europe, tandis que les voyageurs extra-européens continuent de considérer le continent comme « la zone la plus stable et la plus attractive ».
Cette situation représente une opportunité pour la France, même si la concurrence entre destinations européennes va s'intensifier.
Le président d'Alliance France Tourisme estime ainsi que l'enjeu principal est désormais de capter ces flux touristiques dans un environnement concurrentiel dominé par l'Espagne et, de plus en plus, l'Italie.
Cette bonne tenue du marché s’explique notamment par l’évolution des comportements des voyageurs. Face aux nombreuses incertitudes, les Français privilégient davantage les destinations de proximité et les séjours en France » a détaillé Dominique Marcel, Président de l'Alliance France Tourisme.
Selon lui, le contexte international pourrait finalement profiter à la France. Les touristes européens, qui auraient auparavant privilégié des destinations lointaines, devraient davantage rester en Europe, tandis que les voyageurs extra-européens continuent de considérer le continent comme « la zone la plus stable et la plus attractive ».
Cette situation représente une opportunité pour la France, même si la concurrence entre destinations européennes va s'intensifier.
Le président d'Alliance France Tourisme estime ainsi que l'enjeu principal est désormais de capter ces flux touristiques dans un environnement concurrentiel dominé par l'Espagne et, de plus en plus, l'Italie.
Le long-courrier marque le pas, notamment vers l'Asie
Une tendance que confirme Patrice Caradec : « La France, qui représente environ 15% de l’activité des membres du SETO, progresse de 6% dans un marché globalement en recul. L'Espagne continentale et l'Italie Continentale sont aussi deux destinations qui sont en progression à deux chiffres. »
Sur l'outgoing, d'autres destinations tirent leur épingle du jeu telles que la Tunisie, mais aussi les îles espagnoles. La Tanzanie retrouve également des couleurs ainsi que certaines destinations des Caraïbes comme la République dominicaine. « Les voyageurs se tournent vers les destinations plus à l'Ouest » résume Valérie Boned.
En revanche, le long-courrier marque le pas, notamment vers l'Asie « qui souffre encore de problèmes d’accessibilité. Malgré le retour en force des compagnies du Golfe, leurs hubs demeurent relativement boudés par une partie de la clientèle, » précise le président du SETO.
Sur l'outgoing, d'autres destinations tirent leur épingle du jeu telles que la Tunisie, mais aussi les îles espagnoles. La Tanzanie retrouve également des couleurs ainsi que certaines destinations des Caraïbes comme la République dominicaine. « Les voyageurs se tournent vers les destinations plus à l'Ouest » résume Valérie Boned.
En revanche, le long-courrier marque le pas, notamment vers l'Asie « qui souffre encore de problèmes d’accessibilité. Malgré le retour en force des compagnies du Golfe, leurs hubs demeurent relativement boudés par une partie de la clientèle, » précise le président du SETO.
Le pouvoir d'achat et les prix
Reste la question du pouvoir d'achat qui va piloter le choix des Français en matière de vacances. « Le pouvoir d'achat est là, mais le pouvoir d'achat est contraint », résume Patrice Caradec.
L'Alliance France Tourisme estime ainsi que le budget moyen consacré aux vacances d'été pourrait reculer d'environ 10% cette année. Selon Dominique Marcel, le budget va se contracter sur les dépenses de proximité : restaurant et achats sur place.
Pour attirer les voyageurs indécis reste à actionner le levier du prix.
À quelques semaines des grands départs, les réservations de juillet et août restent encore largement à concrétiser et les ventes de dernière minute pourraient jouer un rôle décisif. D'ailleurs, selon un sondage réalisé en live, 70% des répondants inscrits au Grand Live sont confiants sur les réservations d’ultra-dernière minute.
Néanmoins, les opérateurs multiplient d'ailleurs les offres promotionnelles, les facilités de réservation et les garanties d'annulation afin de rassurer les voyageurs.
« Les compagnies aériennes et les hôteliers à destination sont loin d'avoir rempli leurs capacités. Tous les marchés sont en baisse à part la Pologne et la République tchèque, » précise le président du SETO. Des opportunités sont à saisir, reste maintenant à le faire savoir !
Comme l'a résumé Patrice Caradec : « si nous terminons l'année à -7%, je signe tout de suite. »
L'Alliance France Tourisme estime ainsi que le budget moyen consacré aux vacances d'été pourrait reculer d'environ 10% cette année. Selon Dominique Marcel, le budget va se contracter sur les dépenses de proximité : restaurant et achats sur place.
Pour attirer les voyageurs indécis reste à actionner le levier du prix.
À quelques semaines des grands départs, les réservations de juillet et août restent encore largement à concrétiser et les ventes de dernière minute pourraient jouer un rôle décisif. D'ailleurs, selon un sondage réalisé en live, 70% des répondants inscrits au Grand Live sont confiants sur les réservations d’ultra-dernière minute.
Néanmoins, les opérateurs multiplient d'ailleurs les offres promotionnelles, les facilités de réservation et les garanties d'annulation afin de rassurer les voyageurs.
« Les compagnies aériennes et les hôteliers à destination sont loin d'avoir rempli leurs capacités. Tous les marchés sont en baisse à part la Pologne et la République tchèque, » précise le président du SETO. Des opportunités sont à saisir, reste maintenant à le faire savoir !
Comme l'a résumé Patrice Caradec : « si nous terminons l'année à -7%, je signe tout de suite. »






Publié par Céline Eymery 














